‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistieChapitre 77 sur 335 · LIV. II. CROYANCE UNIVERSELLE DE LA PRÉSENCE RÉELLE · texte numérisé non relu

LIV. II. CROYANCE UNIVERSELLE DE LA PRÉSENCE RÉELLE

parce qu'elles sont souvent établies dans les mêmes auparavant par la politique des rois de Perse, qui ne provinces et les mcnies villes; connue Ton voit en irouvaieut pasbon que les évèques d'ArniCiiiedcpen- France les catholiques et les calvinistes, et tant de dissent du siège de Césarée en Cappodoce. Jacques

différenles sectes en Hollande cl en Angleierre. Elles ont presque toutes leur chapelle dans l'église du Saiul-Scpulcrc à Jérusalem, où les chrétiens de toutes ces secles viennent tous les ans, en assez grand nombre , à la fête de Pâques de toutes les parties du monde. Et comme les catholiques de l'Europe sont :iussi établis en divers endroits de l'Orient, ils se trouvent mêlés avec les schismatiques en plusieurs de ces lieux, lis sont spectateurs de leurs cérémonies , comme eux le sont des nôtres ; et il n'est pas possible que dans ce commerce et ce mélange , les uns ni les antres puissent ignorer loiiglemps ce que chaque société croit du mystère de l'Eucliaristie

L'éloigiicnieut et l'aversion que loules ces sectes ont les unes pour les autres fait assez voir que ce n'est point par imitation qu'elles se trouvent conformes en (juelqucs points. Le patriarche grec de Jérusalem exconununie tous les ans, le jeudi saint, loules les autres sectes, en y comprenant l'Église romaine. On voit par la réponse de Jean,évèque de Chypre, insérée au troisième tou^e du Droit des Grecs de Léonclavius, qu'ils mettent les Arméniens presque au nombre des Ismaélites, c'est à-dire, des Turcs. Les autres sectes n'ont pas les unes pour les autres des senlimenis plus favorables; et ce n'esi presque que la puissauce des Turcs, qui les opprime toutes, qui les force de vivre entre elles dans une paix temporelle.

Que si l'on veut savoir depuis quel temps chacune de ces sectes s'est séparée de l'Église romaine, il est facile de le marquer, en considérant l'origine de leur division. La question de la procession du Saint-Esprit fui preuièreuKîiit remuée par Photius au neuvième sièclo ; niais elle ne produisit une rupture de communion entre les Grecs et les Latins que sous Michel Cérularius , c'est-à-dire, vers l'an 1054; et encore cette rupture ne fut-elle pas entière, et n'empêcha pas qu'il n'y cûl assez longtemps quelque espèce de couinmnion et de couunerce spirituel enlre l'Église de llonie et celle de Constantinople. La division du patriarcat de Constanliaop'.e attira celle des trois autres patriarcats, d'Alex;uidrie, d'Anùoclie et de Jérusalem, parce qu'ils embrassèreul l'opinion des Grecs contre l'Église latine. Neslorius ayant été condamné au concile d'Epbèse eu -431, il faut prendre de ce temps-là l'origine de sa secte. Los Arméniens embrassèrent la doctrine d'Eutycl.ès, cond.imnée au concile de Calcédoine en 451, par la persuasion d'un certain Echmaus, arménien, autrement appelé Mandacumes, comme le dit Eulyraius; ou plutôt, comme dit un auteur anonyme imprimé dans le second tome de VAuctuarinm de la Bibliothèque des Pères, par celle d'un certain Aptiso, Syrien Jacobite, qui perifertii les Arméniens dans un synode tenu à Tybeu cent trois ans après le concile de Calcédoine. Et c'est de là qu'il faut prendre le commencement de leurhé- !^sie, leur schisme ayant commencé assez longtemps

P. DE LA F. l.

Moine surnommé Zanzale, c'est-à-dire, vil, auteur de la secte des Jacobitcs, florissait l'an 350. Les Cophtes sont les successeurs des patriarches eutychiens, qui s'établirent dans Alexandrie, quelque temps après le concile de Calcédoine tenu l'an 451. Les Moscovites furent convertis par les Grecs à la foi chrétienne sous l'empire de l'ancien Basile, surnommé le Macédonien , qui commença de régner l'an 867. C'est de la foi de tous ces peuples et de toutes ces secles, à l'égard de la présence réelle et de la transsubslanlialion, dont il s'agit maintenant dans notre dispute; car encore que l'autenr de la Perpétuité n'eût pulé dans son premier traité que de la présence réelle , et qu'il se fût contenté de soutenir qu'elle était reçue par toutes ces sociétés schismatiques, riéanmoins, comme M. Claude a toujours détourné la question sur la transsubslantiation, dont il ne s'agissait point précisément, on veut bien le suivre en ce point, en lui montrant que toutes les églises d'Orient conviennent avec l'Église romaine, et sur la présence réelle, et sur la transsubstantiation, pourvu qu'il se souvienne néanmoins qu'on n'est obligé pour soutenir le livre de la Perpétuité, que de prouver le premier point, qui est que toutes ces secies schismatiques croient la présence réelle, et que l'on n'y ajoute maintenant la transsubstanliauou que comme unô preuve surabondante.

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