‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistieChapitre 84 sur 335 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

Troisième preuve de'ce consmtement , tirée du témoignage positif de Lan franc, et du silence de Bérenger cl des bérengariens sur ce point.

Pour comprendre la force de la preuve que l'on peut tirer du témoignage de Lanfranc et du silence des bérengariens , il faut considérer que Lanfranc était italien de nation , oîi il y avait encore grand nombre de Grecs ; qu'il avait assisté aux conciles tenus par le pape Léon contre Bérenger l'an 1053 , et qu'il assista depuis à celui qui fut tenu sous le pape Nicolas U, l'an 1059.

Il paraît par le caractère de ses écrits que c'était un homme sincère, qui n'était pas capable d'avancer des faussetés de fait , pour soutenir une cause dans la juelle il avait d'ailleurs tant d'avantages réels, il peut s'être trompé dans quelques passages sur la foi des manuscrits ; mais ce serait une injustice de le soupçonner d'avoir altéré la vérité à dessein , dans d. s choses publiques.

Il fit son livre du Corps et du Sang du Seigneur après Ifi concile tenu à Rome sous Grégoire Vil , en 1079, lorsqu'il y avait déjà longtemps que l'on agitait la matière de l'Eucharistie, et que l'erreur de Béien-

Est-ce que M. Claude nous dira qu'il ne comprit S*^!" ^vait déjà été condamnée eu divers conciles. H y

:):is encore les senlimenls de Humbert sur l'Eucharistie, ou que les ayant conpris, il ne les voulut pas déclarer aux Grecs?

Toute cette histoire fait donc voir les quatre choses que j'ai marquées au commencement : 1° Le sentiment de Humbert, qui est celui de l'Église latine , paraît Irès-clairomenl dans ses écrits; 2" ces sentiments ont été si précisément déclarés aux Grecs,

avait déjà plus de quaranle-cinq ans que Bérenger l'avail publiée , el qu'il s'était fait des sectateurs en diverses provinces ; el pcndaiit un si grand espace de temps, ils avaient eu le temps de chercher toutes les raisons el toutes les autorités q ;i étaient capables de mettre leur opinion à couvert.

C'est daiis ces circonstances que Lanfianc presse Bérenger, par le consentement de toutes les nations

qu'il est impossible qu'ils ne se soient aperçus qu'il chrétiennes, sur le point de l'Eucharistie, et qnil lu tenait la présence léelle, les écrits de Humbert ajant ^i^ • interrogez tous ceux qui ont quelque connaissance

de la langue latine et des livres latins. Interrogez le& Grecs, les Arméniens, et généralement tous les chrétiens, de quelque nation qu'ils soient , el ils vous répondront tous qu'ils tiennent cette foi dont nous faisons profes.^ Bion, i> ou II cciiciut que, si la doctrine de Bcreuqer émit

(1) Sanctus ai;tem Spiraus vivificnsque in vivificaiaejus carne pcrmansil, quam conjcdrules in pane f|iu nnnuitaïus est per Spiritum, et effectos corpus •.hnsii, vivnnus m ipso, lanquàm vivant et deiCcata-ii «jUs carnein cdeiile*.

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