LIV. II. CROYANCE UNIVERSELLE DE LA PRESENCE RÉELLE
sieurs occasions. L'an 1071, Pierre, évêque d'Anagnic.fut envoyé nonce par le pape Alexandre II, vers rempcreur Michel Ducas, et il le guérit d'une maladie dangereuse ; et cet empereur , de son côié , envoya des présents au monastère du Mont-Cassin , pour se recommander aux prières dos religieux. D'autres empereurs de Constanlinople ont fait de même. Un
Or , pour ce qui regarde les sentiments qu'il a eus des Latins , il s'en est clairement expliqué dans un traité qu'il a adressé à Nicolas Diacre , intitulé : Des erreurs des Latins ; car il y réduit tous les différends qui séparaient en ce temps l'Église latine de la grecque, à la seule addition du mot Filioque, faite au Symbole par les Latins. C'est ce que témoigne expressément
commerce si fré(iuenl et si continuel peut-il subsister Jean Veccus, patriarche de Constanlinople : Inventa avec cette ignorance que M. Claude doit attribuera porrb Tlieopliijlactuni, Dulgariœ archiepiscopum , di~\
cendi arle percelebrem , addilionem in Sijmbolo tanliini repreliendentcm. Et par-là il paraît que ïhéophylacle
chacune de ces sociétés , et qui fait le fondement de son système ? En vérité je pense que s'il est tant soit peu sincère , il m'avouera qu'en le composant , et avançant, conmieil fait, que les Grecs n'avaient jamais entendu parler de la transsubstantiation , et qu'ils ne ronl point crue par voie de négation , il n'avait pas assez prévu les inconvénients où il s'engageait. Quand il n'y aurait que ceux que je lui ai déjà proposés , ils sulïiraient pour l'obliger à se dédire d'une avance si téméraire. Cependant je l'avertis qu'ils ne sont encore rien en comparaison de ceux que j'ai à lui représenter dans la suite.