‹ Persécution et souffrances de l'église catholique en RussieChapitre 17 sur 28 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

OPPRESSION SYSTÉMATIQUE DE L*É6LISE CATHOLIQUE EN RUSSIE. PROPOSITIONS, OUKASES, CORRESPONDANCES, CONCLUSION.

En quaHfii^nt de Julienne la persécution systématique, contiiiue, quotidienne, que souffre^ en Russie, la religion catholique, loin de franchir les limites de l'exacte vérité, nous sommes demeurés en deçà de ces limites; loin de nous être livré à quelque exagération, nous craignons d'avoir fait, en quelque sorte, ÎQJmia à la mémoire de l'apostat romain. ' Sous son règne détesté, le martyre proprement dit fut, comme l'on sait, assez rare, dans ce sens que peu de sang chrétien fut versé dans l'empire, au moins en comparaison de celui qu'avaient répandu les Dioclétien, les Haximien, les Galère. Mais en revanche, les fers, les exils, les déportations secrètes et lointaines, les longues et meurtrières tortures, de rudes travaiu joints à la iaim et à toutes sortes de misères ; ces lents supplices éclaircissaient à Tenvi les rangs des confesseurs de la foi, des pasteurs et des fidèles.

Juhen et les philosophes de sa cour répandaient des écrits injurieux au christianisme, et autant ces libelles ^tpient multipliés et favorisés, autant la puissance im-

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périale déployait de moyens pour prévenir l'apparitïon d'écrits apologétiques, oa pour en ^npècher la lecture.

Les églises chrétiennes étaient fermées, démolies ou livrées au culte des idoles, et le sacerdoœ païen Teil« lait constamment à ce qu'il ne se iormikt nulle part des lieux de réunion nouveaux pour les assemblées des chrétiens.

Aucune école chrétienne n'était tolérée dans Tempire^ et comme les chrétiens^ eussent préféré la mort au danger d'oposer la foi de leurs enfants en lés envoyant aux éodies des païens, Tenapereur atteignait sou but de livrer toute la jeunesse chrétienne au nié* pris qu'inspirilit à Rome l'ignorance des lettres grec* ques et latines.

La plus étroite surveillance pressait de toutes parts les ministres de V Evangile, afin de leuif enlever tout moyen de pourvoir, autrement qu'au péril de leur vie , aux bçsoins spirituels de leurs . n^lheureuses ouailles.

 ces traits principaux de la législation Julienne, qui ne reconnaîtrait les dispositions les plus essentielles de la législation russe ^ en tant qu'elle concerne l'exercice et l'existence même 4e la rel^ion cathpli- <{iie, et telle qu'elle résvilte des dooun)ânl& que nous aUons mettre sous les yeux du lecteur ? Une seule différence s'offrira à sa réflexion : c^est que Julien prétendait priver de tout enseignemait, de toute culture intellectueïle la génération chrétienne de son empire, tandis qu'en Russie l'on s'empare de force de l'enseignement des catholiques « mais surtout des jeunes candidats du sacerdoce, afin de les assouplir, dès leujr

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j^unoiie/ à • des doptrUMs inoompatiUbsr aVec le gou*« Yéroemdnt spirituel^ c'est-ànlire avec le principe yiiak de leur Eglise \ Nous allons donc voir r exercice Ai culte catholique f l'indépendance et l'arthodoixie de son enêeiffnemeni, et jusqu'à la liberté personnelle dé ses ministréSy soumis poiiHseulement à des restrictions tout exceptionnelièë^ inats à une férié de dispositions dares et cruelles, qui offrent un caractère de similitude frap*pantë a vtt' les édUs àa l'ennemà du QaUléen* . . Toutefisns^ et qtidle queaoit là josie-esàcntimi qui, dans les. annales de- PEgliée^ ne de aépajpe janençbs;de la mémpîMide Jubepa^ Ton sera contraint de roeoimaitre qu'il était: vestéh fort ea Ae^ de la noirceur des cbm* bimiîsQm.jeÉipilbyées on Russie contre ik rdUgioa CBf^ tholique. Âla tyrannique pensée de l'aposiatimpârial nd y^^tittpes oEfert-nnY^stènaie d'oppressioà re&gieiise analogoe-ârGelttt qob nous .Tèyoo&\ân Tigueur ofaea un peu^lej Id dfijfnior venu danalagrandei faipilleeurot! pèenuey et' qui, par sa religkia<, coinmei par la forme

. I Au fond et, en réalité, cela revient',, encore, au moins quant au résultat, à 1^ pensée julienne, à cela près quVUe ét^it i^ioins astucieuse. L apostat romain Refusait Tinstructioii aux enfants des cfarétiëbs,' sisdiàhi: trè^ieiî'qu'aucun d'eùt iie serait èM&ji auit écDlsarpalftpiittSiliS gouvémenkeutrasse iméxtlit,^g^émeiilràrûi«* stniotiéij ^iliQUqtlei iu0qp»% X^xvsSeoiXk Mais, il s'vAipaae ée sâs écoks ;:et^ çognupae nul n^ petit parrenir f^ux e]^ph>if>ap9 y avqî^ f^t $^^^udbB,H Q^Yi^^ p^r. 14 la jeune^^e, sa(« eu ç^<^tçr (bieii au contraire) les candidats du sacerdoce, à venir y puiser une instruction . schismatique ; c'est-à-dire qu'il ré4uît la jeun^ recrue sacerdotale' à là triste alternative 'de se faire corrompre en finit <te doictritief, bu 'de renoncer A sa! v^èritioii. L'un iet Tiiutre lui semblent) ai| >îtihù^ d^gi^é^ pr^fit^Wà^son schisme, i

de son goa.T6nitni«ntv appartint à uncf Btitre 'partie au monde. D s'avait pas imaginé de côïistitciet, daiiô sa capitale et sonls «a rude main^ un donmtoire chréitem, un collège eGolasiaiSti(jne composé de prélats et de prêtres ekt/iétienê; dHmposer à cette assemblée un proniotear cltqlsl parmi les sénateurs les plus ardemment iélés pour la propagation dé h îelîgîon de r£tat, et ayant pouvoir ée requérir, de diriger, suiwnt IdsintentioBS à lai bien èonnues dé César, de mod^er et d'Àrfèter lep déhbéiratîoufe dé cette mal-' faenDéuM asBeipblée ; d'-érlgeir «oème (îe fonctionnaire ea in^întèurgénénd^ e&'râutbri«aixt à' aisistér à ceé délibérationiv ^ à tenir compl6' 4 eéobsefr valions et da vote' de ohacun-; ^fn^dtinvefdir i^^toUiffé de^odietifÉ Mndat'dp. réceéoirj de pr<mulgHer tes édile àntiàki^étienk i'Auffmte^et'd'hfi Mrnnr/'Ctmfrê U tî4 d&êà tmiè(Hencêj ta êtricie exécMiôn. L'invwi^tkm .d'un bydtème 'd'ôppt*es'« 8Hm siiBiultant pouo l'Ëglige, si trattrensenonem combisé powvjOD parfait >a«9erri«6eineiit«upouvoir{ po-* litîqne^* s'élève fort au^demus de^ autres traditions JttliénBts ç il est une création de ^nott^e époque^ énianéé d'un pouvoir qui prétend i la réputation d'une par-^ £aite tolérance, et dont cependant l'incessante ten-^ dance ne va à rien moins qu'à rompre les derniers et fiftibles liens de protection et de soumission qui, en apparence seulement, existent encore entre le siège apostolique et l'Eglise catholique de Russie et de Pologne. Au prix de l'accomplissement entier de ce schisme, les bras du synode lui seront ouverts, comme ils viennent de s'ouvrir à nos anciens frères dans la foi. Le latinisme n'aura plus rien d'hétérodoxe ; il cessera d'être odieux à l'Église gréco-russe^ du jour oû^

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au moyen de quelque réunion prétendue synodale d*évéques prévaricateurs, l'on sera parvenu à lai arracher un acte de soumission formelle, absolue et iliimitée au pouvoir impérial ! Qui sait si, au prix d'une pareille défection, l'Irise latine de Russie ne se verrait pas gratifiée d'un synode dirigeant propre ; et si son président, l'archevêque métropolite de Mahilef , ne se verrait pas élevé aux honpeurs du dmiuième patriarcat, en remplacement du prétendu patriarcat romain 7 CSar pourquoi n'ét^odrait-on p$s fusqu'au htinUme la condescendance soi^isant apostoHque qu'a maaiifestée le synode de l'Eglise de Russie, envers les Grecs-unis, en dispensfint leurs pasteurs de toute abjuration de leurs prétendues erreurs, et même de toute déclaration explicite d'adliésion aux dogmes de l'Eglise d'O* rient, au moins en tant qu'ils servant de prétexte à sa séparation de rEglisecatbolique romaine?

De si graves accusations réclament, nous le savons, des preuves bien authentiqpies et d'un caradère irré* i'ragable : le lecteur, l'Europe, le monde, jugeront si les documents suivants répondent au caractère d'authenticité, qu'exigent les preuves que nous avons à fournir.

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