‹ Perséphone; poèmeChapitre 6 sur 8 · L'OFFRANDE AUX OMBRES · texte numérisé non relu

L'OFFRANDE AUX OMBRES

Mais c'est fini ; votre âme est de tout libérée ; Le ciel s'est entr'ouvert pour vous faire l'accueil Que méritent les morts enfouis à l'orée D'un bois tragique, sans linceul et sans cercueil ;

Les plus beaux de vos jours vous semblent des pirates Qui vous avaient frustré d' un songe immense et pur ; Vous possédez le trône auquel vous aspirâtes : Vous êtes une flamme assise en plein azur.

Vous auriez dû partir très tard, riche de rêve, Donnir en Orient, entre quatre cyprès,.. Dieîi vous a ménagé cette vie ample et brève ; Mais je crois que la mort ne l'a pas fait exprès '

Et qu'elle va longtemps se repentir, l'obtuse Camarde, la faucheuse imbécile, d'avoir Supprimé pour la France ainsi que pour la Muse Le poète-héros qui sut crier un soir :

« On n'a jamais fini de faire son devoir. »

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