‹ Persistance de l'infection gonococcique de l'urètre due à des cavernes prostatiquesChapitre 18 sur 22 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

M. S.., 31 ans, coiffeur, est envoyé à l'hôpital Cochin.

Fin 1924, première blennorrhagie (au régiment, en Rhénanie). durée?

Traitement : permanganate, sulfate de cuivre, protargol.

Quelques petits signes de prostatite légère, une goutte blanchâtre au moment de la défécation. On la traite par des bains de siège.

En 1925, un examen microscopique révèle des gonocoques intra et extra cellulaires.

Quelques massages de prostate sont prescrits. Le malade fait une épididymite. On le traite au vaccin sans gonocoques.

En 1927, l’écoulement persiste même après 7 injections d’un autovaccin à Boucicaut durant deux mois.

De 1927 à 1929, le méat reste toujours légèrement humide le matin, Après avis favorable de son médeein, le malade se marie.

En fin 1929, deuxième blennorrhagie à la suite d’un

Cor

coït avec une partenaire dont les règles débutaient.

On trouve au microscope des gonocoques extrêmement nombreux.

On applique un traitement à l’autovaclydon Duchon pendant trois mois à l’hôpital Lariboisière.

Une goutte persiste malgré l’application de toute la thérapeutique courante. On y trouve du gonocoque et des microbes banaux.

En 1930, le malade va consulter un médecin. Dans sa goutte, il lui trouve des gonocoques et des microbes banaux.

Traitement crayons au protargol : 10.

Pendant 6 mois, le malade reprend la vie normale, l'épreuve de la bière pratiquée à 3 ou 4 reprises n'ayant montré aucun microbe.

Mais, à cette époque, le malade ressent des brûlures dans la région périnéale. De temps en temps, au moment de la défécation s’écoule un liquide blanchâtre par le méat. Les testicules sont douloureux.

Une petite goutte réapparaît le matin, on n’y trouve pas de microbes, puis ils apparaissent.

Dans les urines, filaments.

Traitement : lavages de l’urètre antérieur, crayons, massages de la prostate.

On pratique dix séances d’étincelage à froid.

Puis, on applique le traitement suivant :

Lavage suivi d’un massage de prostate, on fait uri-

ner le malade. On lui fait un nouveau lavage, suivi encore d’un massage de la prostate.

Enfin, on lui prescrit des lavements chauds à la teintude d’hamamélis, et des suppositoires.

Le malade ne guérissant pas, un médecin, à ce moment, l’adresse à M. le Professeur Chevassu :

21 octobre 1934 : sur les conseils de celui-ci, on pratique aussitôt une urétrographie qui montre une petite caverne peu profonde, mais arrondie, du lobe gauche de la prostate, ouverte dans le sillon prostatique.

Le D’ Lazard fait alors 6 séances (ou 7) d’étincellage à raison d’une par semaine.

Une autre urétrographie est faite le 22 janvier 1935. La fulguration a ouvert dans la cavité de la caverne un trajet fistuleux d’une profondeur égale à la caverne. Il est nécessaire de coaguler.

La caverne a disparu, elle est remplacée par un élargissement de l’urètre, mais il reste cependant une petite lésion se traduisant par une sensation de brülure, qui nécessite trois séances de fulguration pour être détruite.

Le malade fait à ce moment une urétrorrhagie légère, on arrête l’étincelage.

De petits lavements et des bains de siège froids lui sont conseillés. Jusqu’à présent, c’est-à-dire depuis

fe

4 mois, le malade n’a pas de goutte et ne se plaint plus de rien. :

Le 29 mai 1935, gonoréaction négative.

Le malade déclare se bien porter.

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