I. TIecaisxe, Comptes Rend. Acad, des Sc
-• \ \\ I’ieghem. Symétrie île structure des plantes vasculaires. Ann. de Sc. nat., f- Série, t. XIII 1870.
3. Ed. Prillieux, Anatomie comparée de la tigelle et du pivot de li Betterave pendant la germination. Bull. Soc. Bot. de France, 1877.
G. CHAUVEAUD. - DISPOSITION ALTERNE DES CHÉN'OPODIACÉES. 371
racine ». Puis il conclut ainsi : « On ne saurait, je pense, trouver d’exemple plus propre à démontrer combien a été juste la vue de M. Clos quand il a proposé de désigner sous le nom de collet « toute la partie de Taxe comprise entre les cotylédons et la base de la racine désignée elle-même par le lieu où commencent à se montrer les rangs réguliers et symétriques des radicelles *. »
Enfin M. Fron, reprenant l’étude de la Betterave 2 , donne plusieurs figures de coupes transversales menées au-dessous de l’insertion des cotylédons. Il décrit la division des faisceaux
libériens et ligneux de la racine et les diverses phases de la rotation des faisceaux ligneux, d’où résulte la formation des faisceaux caulinaires desquels naissent les faisceaux cotylédonaires, conformément à ses conclusions générales rappelées ci-dessus.
Cet auteur figure en outre la plantule qui a fourni les coupes précédentes. Cette plantule présente, entre ses deux cotylédons largement épanouis, deux feuilles longues de 8 mm. Or, à cette période du développement, l’appareil conducteur a subi déjà des modifications nombreuses.
En particulier, certains éléments primaires ont disparu emportant avec eux le caractère de la disposition primitive. Ce fait, alors ignoré, explique pourquoi cette plantule ne pouvait conduire à une interprétation exacte.
Etude du développement. Première phase. — Nous étudierons des plantules beaucoup plus jeunes, dont les cotylédons sont encore enfermés dans le tégument de la graine et dont la radicule atteint à peine un centimètre de longueur. Sur de telles plantules, on constate aisément que les deux faisceaux ligneux primitifs se continuent de la radicule, dans toute la longueur de 1 hypocotyle, jusque dans les cotylédons. Afin de pénétrer dans ces cotylédons, ils s’infléchissent vers l’extérieur, mais demeurent toujours dans le même plan vertical. Ainsi, les deux faisceaux ligneux primitifs ne se divisent pas et ne subissent aucun mouvement de rotation.
Les deux faisceaux libériens primitifs se continuent, de même,
* • *-los, Ann. des Sc. nat., 3 e Série, t. XIII. 2- Loc. cil.
de la radicule dans la plus grande partie de l'hypocotyle ; puis au-dessous des cotylédons, ils se continuent chacun par deux faisceaux libériens qui s’écartent l’un de l’autre pour s infléchir dans les cotylédons, les deux faisceaux libériens voisins de chaque faisceau ligneux primitif accompagnant ce faisceau dans le cotylédon qui lui correspond.
Si I on fait une coupe transversale de l’hypocotyle immédiate-
Fig. 1. — Beta vulgaris. — Section transversale de la tige menée au-dessous des cotylédons : L, faisceau libérien; B, faisceau ligneux alterne ou primitif; C, cellules de conjonctif situées entre les deux faisceaux libériens, qui se cloisonneront, plus tard, pour donner les faisceaux libéro-ligneux caulinaires.
ment au-dessous des cotylédons, on voit un faisceau ligneux primitif (B, fïg. 1) alterne avec deux faisceaux libériens (L, fig* b* Ces derniers correspondent chacun à une moitié du faisceau libérien primitif de la radicule, ainsi que nous venons de
l'expliquer.
En faisant une section transversale, à la hase d'un cotvlédon,
on retrouve ces deux sortes de faisceaux dans la même position alterne. Le faisceau ligneux (B, fig. 2), continuation directe du faisceau ligneux primitif de la radicule, est formé de deux vaisseaux disposés en file radiale sur la ligne médiane. Chaque faisceau libérien latéral (L, fig. 2) correspond à la moitié du faisceau libérien primitif de la radicule. Ces faisceaux libériens latéraux présentent déjà un développement assez avancé; toute-
G. CHAUVEAUD.