‹ Persistance de la disposition alterne ou primitive dans les cotylédons de la Betterave ( Beta vulgaris ), et de plusieurs autres ChénopodiacéesChapitre 4 sur 9 · DISPOSITION ALTERNE DES CHÜNOPODI ÂGÉES · texte numérisé non relu

DISPOSITION ALTERNE DES CHÜNOPODI ÂGÉES

radicule, puis une rotation de chaque portion résultant de ce dédoublement.

Or, notre troisième plante correspond précisément à l’exemplaire choisi par Fron, comme point de départ du développement. Cela montre comment il a été conduit à confirmer cette triple hypothèse de Videntification, du dédoublement et de la rotation.

Afin d expliquer maintenant comment il a pu faire naître les faisceaux cotvlédonaires des faisceaux caulinaires, nous allons

indiquer le mode de formation de ces derniers.

Quand les vaisseaux superposés des faisceaux cotvlédonaires commencent à se différencier, dans la portion supérieure de 1 hypocotyle, les cellules situées entre les deux faisceaux libériens (c, fig. 1), demeurées jusque-là à l’état de parenchyme, se cloisonnent pour donner naissance à des arcs übéro-ligneux qui sont le début des faisceaux caulinaires. Ces arcs s’unissent latéralement aux faisceaux cotvlédonaires préexistants, puis se continuent parallèlement entre eux, vers le haut, au nombre de quatre, alors que les faisceaux cotvlédonaires s’infléchissent, comme nous l’aA r ons vu, de chaque côté, vers les cotylédons. Ces faisceaux caulinaires destinés à la gemmule acquièrent très rapidement un développement de plus en plus grand, tandis que les faisceaux cotylédonaires n’ont qu’un développement fort

limité.

Il en résulte que les faisceaux cotylédonaires arrivent à prendre, vis-à-vis des faisceaux caulinaires, l’importance relative ( l un rameau, par rapport au tronc, et pourront être regardés comme une simple ramification de ces derniers par un observateur non prévenu de leur ordre de formation.

Nous avons étudié le développement de plusieurs autres espèces du genre Bêla et nous avons trouvé que la marche du développement de l’appareil conducteur ne présente que de légères

différences de détail avec celles que nous venons de décrire dans le B. vulgaris.

Atriplex hastatà.

Comme autre exemple, nous allons prendre le second type décrit par M. Fron, VAtriplex hastata.

Ce type avait iléjà été étudié par M. Gérard 1 , qui décrit dans la partie supérieure de son hypocotyle, de chaque côté, « deux faisceaux libéro-ligneux orientés suivant la sécante et confondus par leur extrémité interne; ces faisceaux se trouvent encore dans les cotylédons inclinés de 45° sur le rayon ». Cette description témoigne d’une observation fort exacte, comme la plupart des autres descriptions de cet auteur, mais elle correspond déjà à une phase avancée du développement. En effet, la plante qui a servi à cette description avait 8 centimètres de longueur. Si l’on se rappelle ce que nous avons dit à propos de la Betterave, on comprendra d’avance qu’une telle plante est beaucoup trop âgée pour montrer les premiers états du développement de son appareil conducteur. M. Gérard fait d’ailleurs remarquer que, dans sa plante, les formations secondaires tiennent déjà une certaine place, mais il estime qu’on peut néanmoins se rendre compte de la disposition primaire.

M. Fron reprit cette étude sur un exemplaire de même âge que le précédent. Il constate que chaque massif libérien primaire, à quelques millimètres au-dessus de la base de l’hvpocotyle, s'allonge tangentiellement et se divise. De même, les faisceaux ligneux se fractionnent en quatre branches, dont la portion interne vient s’appliquer contre chacune des quatre régions libériennes, de telle sorte que, dès ce niveau, les quatre faisceaux libéro-ligneux sont constitués. Ce sont les quatre faisceaux caulinaires. Ces faisceaux marchent d’abord parallèlement, puis se divisent un peu au-dessous des cotylédons pour donner naissance aux faisceaux cotvlédonaires.

Nous allons voir que ces descriptions relatives à l’Arroche doivent être modiliées dans le même sens que celle de la

Betterave.

Sur des plantules, au début de la germination, nous constatons que les deux faisceaux libériens primaires de la radicule se continuent, dès la base de l hypocotyle, chacun par deux faisceaux libériens qui s’écartent l’un de l’autre de façon à occuper les quatre angles d’un carré. Il en résulte que la stèle

i. H. Gérard, Recherches sur le passage «le la racine à la tige. Ann- Sc. nat ., VI° Série, t. XI.

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