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droite ; un point séparé, siégeant dans le segment inférotemporal du champ pupillaire. L'œil gauche présente deux amas de points, lun le plus considérable, occupe toute la portion moyenne du champ pupillaire, de bas en haut; l’autre se trouve dans le segment supéro-temporal de la pupille. — Un cas analogue, mais encore plus prononcé,.est fourmi par l'observation 1730. Sur ce sujet, à l'œil droit, un assemblage de points très nombreux occupe toute la région inférieure de la pupille, et va se terminer en pointe, vers la partie moyenne du segment temporal. À l'œil gauche, il existe deux amas de points pigmentés, l’un dans le segment temporal qui est le plus volumineux ; l’autre moins vaste, et aussi moins serré, se trouve dans le segment nasal.
Une disposition parüculièrementinstructve estfournie par Pobservation 1323. Dans ce cas, existent à la fois de multiples anomalies congénitales, qui cependant ne gênaient pas la vision, le malade étant venu à la consultation pour une affection oculaire aiguë. A Pœil gauche, on observe un colobome inféro-interne de Piris, ayant tous les caractères d’un coloborne congénital (bords du sphineter arrondi). Ce défaut de développenent se continue d’ailleurs à la choroïde ; et à la partie inférieure du cristallin; et point particulièrent instrucuif au point de vue de l’origine de l'affection que nous étudions, la cristalloïde était parsemée d’un fin semis pigmentaire dans toute l’étendue de la pupille; cette pigmentation s’étendait également dans laire laissée à
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découvert par le colobome irien. Toute la région de la cristalloïde accessible à l’examen, était saturée de ces fines granulations pigmentaires.
IL était d’un grand intérêt de voir si la pigmentation s’étendait au delà de la pupille, et de la zône du colobome. Après instillation d’atropine, on voit que la pupille se dilate bien et n’a contracté aucune adhérence avec le cristallin. L'on constate que la pigmentation n’occupe que l'aire limitée par la pupille,et le colobome avant l’instillation du mydriatique; en effet, entre la zône pigmentée et les bords de la pupille et du colobome, il existait une zône claire.
Voici les déductions pathogéniques qui découlent de ce cas remarquable. Une adhérence cicatricielle de la membrane pupillaire à la cristalloïde antérieure, avait dû se produire au moment du développement de l'iris, empêchant le bourgeon irien d'avancer, au niveau marqué maintenant par le colobome. Le fin semis pigmentaire qui siège à la fois dans le champ pupillaire, et dans l'aire du colobome, représente la trace indélébile laissée par l’adhérence de la membrane pupillaire.
CoExiSreNCE (de la pigmentation de la cristalloïde avec des formes de membrane pupillaire persistante. — Dans certaines observations nous avons rencontré la coexistence deformes typiques de membrane pupillaire persistante, {ractas filamenteux, où membranes ; avec la pigmentation de la cristalloïde. Dans des cas, il n°y
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a que coïncidence de présence, les filaments et la pigmentation étant indépendants.
Mais d’autres fois à côté de points de pigment isolés el ne donnant pas naissance à des filaments ; il en existe de même nature, mais qui se prolongent par un filament pupillaire, à extrémité, soit libre, soit fixée en petit cercle artériel de l'iris. 1 y a donc dans ces cas, simultanéité de a : membrane pupillaure persistante, représentée par une de ses formes typiques b : pigmentaüon pincüiforme de la cristalloïde qui peut être considérée, comme un stigmate de l’adhérence intime, qui existe pendant la vie fœtale, entre la capsule et la membrane pupillaire.
Les fins tractus capsulo-pupillaires, non visibles macroscopiquement, s’insèrent {oujours à un point pigmentaire. Cet état établit les rapports qui existent entre les deux affections. Le filament ténu représente, comme l’histologie nous Pa montré, un capillaire sclérosé, c’est donc bien une forme typique de membrane pupillaire persistante, due à un processus pathologique. Le point pigmentaire déposé sur la cristalloïde antérieure, n’est que la résultante d’une disposition physiologique l’adhérence de la membrane pupillaire à la cristalloïde.
Il est possible de rencontrer, de même, sur un œil des résidus volumineux dela membrane pupillaire et sur l’autre des granulations pigmentaires isolées. On peut comparer, en tous points, cette disposition à celles où la membrane pupillaire persistante et les dépôts de
pigment, siègent sur le même œil. Nous pouvons fournir des cas de chacune de cés variétés.
Dans l’observation Il que nous publions, nous relatons qu'il existe à Pœil droit un reste de la membrane pupillaire, d'aspect suivant : Du petit cerele artériel de Viris, dans tout le segment supéro-temporal, se détachent cinq membranules plus larges que longues s'avancant devant la zône sphinçtérienné de Piris et dépassant le bord pupillaire ; pour former dans le champ de la pupille cinq arcades ou fesions, rappelant la forme des anses vasculaires de la raembrane pupillaire. Ces membranules n’ont aucune connexion avec le stroma irien sous-jacent, niavec le bord pupillaire; la pupille réagtt librement. Voicidonce d’une part des vestiges d’une mernbrane pupillaire persistante insérés au petit cérele artériel : or, sur la cristalloïde antérieure au centre du champ pupilkure se trouventune vingtaine de fins points pigmentés, brunâtres, indiquant Padhérenee de la membrane pupillare à la cristalloïde. y a done contemporanétié entre la pigmentalion et la membrane pupillaire persislante, mais il ne s'en suit pas qu'il y ait communauté d'origine. En effet si la pigmentation de la cristalloïde accompagne quelquelois la persistance de là membrane pupillaire, elle existe dans l'immense majorité des cas à l’état isolé.
Envisageons maintenant les cas où ce sont des trac- {us eapsulo-pupillaires qui coexistent avec la pigmenialion capsulaire. Dans lPobseryation VI, on remarque
à œil droit, quelques points brunâtres disposés en cercle, siégeant dans le segment inféro-temporal de la pupille. Au centre du cercle, se trouve un amas pigimenaire plus volumineux sur les points qui l'entourent, donnant naissance à un fil très mince qui traverse horizontalement la portion inférieure du champ pupillaire contracte une adhérence avec la cristalloïde au-dessous de son centre el va s'insérer au petit cercle artériel de Pris à iv h. (figuration horaire).
Dans Pobservation VIE, on constate, à Pœil droit, un seul point marron siégeant an sommet de la cristalloïde. À Pœil gauche, coexistent un point de pigment siégeant dans le segment inféro-temporal, et un tractus pupillaire tunsi constitué : Un fil excessivement mince, nécessitant Pemploi de éclairage latéral avec forte loupe cornéenne, traverse le champ pupillaire selon an diamètre oblique et adhère à la cristalloïde dans sa plus grande partie; les racines d'implantation s’insèrent au petit cercle artériel de lPiris, lune supéro-nasale à x h., Pautre inférotemporale à 1v h. Les racines sont plus pigmentées que la portion intermédiaire et présentent la même teinte que le stroma irien sous-jacent : elles ne contractent aucune adhérence, soit avec Piris, soit avec le bord pupillaire,
Les faits précédents nous prouvent un point de lorieine de la pigmentation punetiforme de la cristalloïde,
c’est qu'elle est congénitale, étant donné sa coexistence
avec des formes typiques de membrane pupillaire persistanie.
Nous avons vu, d'autre part, qu'on peut la rattacher à la membrane pupillaire, puisqu'elle représente les stigmates de l’'adhérence intime de cette membrane à la cristalloïde. Mais elle ne constitue pas elle-même un état de persistance de Ta membrane pupillaire, qui n'est'réalisée que lorsqu'il existe des vaisseaux persistants .sclérosés et par conséquent non résorbables, car telle est la lésion caractéristique de la membrane pupillaire persistante. Que ces vaisseaux existent isolément, comme dans les cas où ils constituentles tractus capsulopupillaires ; ou qu'ils bordent des lambeaux de membrane pupillare persistante. Il en est ainsi dans l'examen hisiologique de van Duyse, où il s’agit d’une opacité centrale quadrilatère de la cristalloïde (fragment de membrane pupillaire), reliée au petit cerele artériel de l'iris par des lractus filamenteux. Ces tractus filamenteux représentent des vaisseaux persistants; de même l’opacité quadrilatère est bordée, sur tous ses côtés, de cordons composés de tissu conjoncüf fibrillaire à cellules fusiformes représentant l’adoentice hypertrophiée, des capillaires,
FRÉQUENCE. — Ce qui frappe, tout d’abord, dans l’étude de la pigmentation de la cristalloïde, c'est son extrême fréquence. Dans sa statistique, Schubert relève une moyenne de près de 4o o/o. D'autre part, on ne