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III. Atrophie de la membrane pubpillaire

Nous avons vu qu'à dix-sept jours pour le lapin, el quatre mois et demi pour Fhomine, dans la vie embryonnaire, le développement complet de la membrane pupillaire était atteint. Elle ne reste pas longiemps dans cet étal et ne larde pas à s’atrophier.

Chez le fœtus humain, à six mois et demi, la parte centrale de la membrane pupillaire n’est plus représentée que par une cuticule extrêmement fine, se segmentant par lambeaux; la partie périphérique subsiste seule comme une sorte d’anneau membraneux inséré au pourtour dé la pupille. Cet anneau membraneux va disparaître à son lour, sauf dans des cas tout à fait exceplionnels dont M. le Professeur Panas cite un exemple ; la membrane pupillaire ne sera plus représentée alors que par des filaments insérés au bord de la pupille, et flottant librement dans l'humeur aqueuse.

Cette résorplion, à point de départ central, ne comprend

(1) Cloquet, Loco citato.

pas toute l'épaisseur de la membrane, mais se fait en forme de biseau à section dirigée en avant. Entre sept et huit mois, on ne trouve plus trace de la membrane pupillaire.

Chez le lapin le processus atrophique évolue beaucoup plus rapidement; à dix-sept jours la membrane est à son complet développement, à vingt jours on constate déjà un amincissement central; et à vingt-cinq jours la membrane pupillaire a complètement disparu.

Momenr. — Il n’existe que de petites variations sur le moment physiologique de la disparition de la membrane pupillaire, Cloquet, Blumenbach en fixent la date au septième mois. Mais cette époque nous semble un peu prématurée, et la majorité des auteurs dont Wrisberg, Meckel, Burdach donnent le huitième mois. Portal, Jacob, Tiedemann avaient cependant rencontré la membrane pupillaire après le huitième mois; Portal croyait même qu’elle persistait jusqu’à la naissance.

Causes, Mécanisme. — Les théories expliquant l’atrophie de la membrane pupillaire sont très nombreuses. Les uns l’expliquent par le plus grand influx de lhumeur aqueuse; on à invoqué les mouvements plus considérables et plus fréquents des yeux après la naissance, et en particulier la compression exercée sur le globe de l’œil par les contractions des muscles droits et obliques. Dans cet ordre d’idées, on a même fait intervenir les mouvements de rétrécissement et de dilatation de Piris.

Aucune de ces explications n’est valable, non plus que la fameuse théorie du retrait des anses vasculaires vers l'iris, due à Cloquet, qui avait cependant saisi une partie du phénomène. L’embryologie a montré, que la résorpton de la membrane pupillaire s'explique naturellement par Patrophie de l'artère hyaloïde. Quand cette dernière, qui, comme nous l’avons vu, donne naissance au système vasculaire pupillaire disparaît, la membrane pupillaire elle-même disparaît aussi, son principal apport sanguin lui faisant défaut. Ce qui montre que le mécanisme de l’atrophie s'opère bien de cette façon, c’est que la tunique vasculaire du cristallin disparaît dans son entier.

Tel est le processus morphogénique normal suivi par la membrane pupillaire, nous allons étudier maintenant les cas anormaux et rares, dans lesquels elle persiste en entier ou en partie.

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