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Décrets du 25 décembre

C'est une solution : qui peut laisser place à beaucoup d’arbitraire, mais fort équitable dans son principe. C’est un assouplissement qui permet au personnel d’une entreprise d'utiliser dans toute la mesure de ses possibilités le quantum de travail que la loi lautorise à fournir.

$ 2. —— LES ASSOUPLISSBMENTS RELATIFS A LA RARETÉ D’UNE MAIN-D'ŒUVRE DÉTERMINÉE

19 Importance de la main-d'œuvre qualifiée. — H est une erreur très répandue c’est celle qui consiste à croire que la machine à définitivement supprimé l’ouvrier qualifié. Il à déjà été signalé plus haut que pour les simples spécialistes un entraînement de quelques mois était généralement indispensable, mais pour les véritables professionnels c’est un apprentissage de plusieurs années qui est nécessaire.

Or, l’industrie actuelle en utitise encore un grand nombre. . La publicité donnée à l’automatisme excessif des «chaînes »

de montage a porté bien des esprits à des généralisations

hâtives tout à fait injustifiées. ANT Presque toutes les professions artisanales emploient des méthodes qui n’ont évolué que très lentement. La machine

n’a pas diminué la part de travail personnel du cuisinier, du

coiffeur, du décorateur, du tailleur. C’est à peine si elle les

a soulagés dans la partie la plus matérielle de leur tâche.

Mais encore dans les industries les plus perfectionnées, dans celles même qui produisent en grande série, le « professionnel » à gardé une place de premier plan. La métallur- gie passe à juste titre pour l’une des mieux outillées et pourtant voici des chiffres qui prouvent que la main-d'œuvre qualifiée constitue encore une proportion fort importante sur l’ensemble des ouvriers employés.

Dans la région parisienne, les catégories ci-dessous représentent à elles seules les pourcentages suivants * :

Ajusteurs 25: 0 ME RESTE RE SEE ER RES UE ToUrneEurS ER MAMA EN NS RE TR nt et UE ner 5,30 FrASeUrS CAN AE EE El NA NE EE AL D 2 FOrSETONS AN AIN RIM EN LE IR SLT PRE EEE 0,26 ChaudronnierS Cuire Re ROME SN RER 0,32 Chaudrenniers Fôltens sue APE MIE SRE CE 22 Mécaniciens en outils à découper . . . . . . . . . . 0,85 (LFACEUPS CN MECANIQUE ME MP EEE EEE 0,34 Traçeurs en chaudronnerie . : : . . : . .. . . .. 0,14 Modeleurs M PISE PROMO A ETES ee Décolleteurs professionnels. : : + : =, 52 1.000,47

Total ET Per 0 io

Or, ce ne sont là que les spécialités les plus courantes. Il faudrait en ajouter un très grand nombre d’autres n'ayant chacune que quelques représentants et relevant souvent d’autres corporations (électricité, cuir, ameublement, etc...) mais qui, réunies, font encore un total qui est loin d’être négligeable.

D'autre part, ces ouvriers sont l’élément capital des équipes dans lesquelles ils travaillent et il n’est pas possible d’en constituer de nouvelles sans augmenter dans la même proportion le nombre des professionnels.

20 ‘Pénurie de main-d'œuvre qualifiée. — Or, le recrutement d'ouvriers qualifiés supplémentaires s’est avéré des plus difficiles dans l’état actuel des choses.

D'abord le total des disponibles est insuffisant, l’éducation professionnelle n’ayant pas toujours été suffisamment poussée. Devant cette situation les organisations patro-

1. Enquête faite par le groupe des Industries métallurgiques mécaniques et connexes de la Région parisienne et le Syndicat des Indus-tries mécaniques de France, portant sur 440 établissements groupant 101.600 ouvriers.

nales et ouvrières ont fait un effort très méritoire pour la rééducation des chômeurs. Des ateliers ont été ouverts pour donner une instruction à ceux qui ne l’avaient jamais eue et pour rendre la main à ceux qui l’avaient perdue. Dans ce dernier cas des résultats assez rapides ont été obtenus, mais ils sont limités par le nombre assez faible des sujets. Par contre lorsqu'il s’agit de transformer d’anciens manœuvres en ouvriers qualifiés cela exige une mise de fonds considérable puisque l’apprentissage est très long, qu’on ne peut pas mettre plusieurs individus sur la même machine et que les machines sont fort coûteuses. Les résultats ne sont pas immédiats et semblent inférieurs à ce qu’on avait escompté.

Pour être qualifié il ne suffit pas de le vouloir, il faut en avoir les aptitudes. Cela se ramène donc à cette idée très simple que Pélite est forcément peu nombreuse et que le problème de la main-d'œuvre qualifiée est conditionné par le facteur humain autant que par le facteur organisation.

D'ailleurs, quelle que soit la raison profonde de cette situation, on ne peut en nier l’évidence.

Une enquête, faite principalement dans la région parisienne, où le marché est le plus large, à donné les résultats

suivants :

POURCENTAGE POURCENTAGE de places restant vacantes de demandes sur l’ensemble : satisfaites du personnel employé OUVRIERS DEMANDES en 1937. dans chaque catégorie. p. 100 p. 100 ATUSLOUTS ASE A Ste ta he 6) L'OUCD ES RER EE 60 16 PP AUSEUrS RENE 220004 TEA 30

Dans ces chiffres sont comptés des « récupérés » n'ayant pas terminé leur rééducation, et du personnel de second choix embauché faute de mieux.

46 PERSONNALITÉ, DISCIPLINE DANS LES PROFESSIONS Mais en plus de ce déficit sur l’ensemble il faut toujours tenir compte de la mauvaise répartition territoriale de la main-d'œuvre disponible. Dans les petites villes, les ouvriers qualifiés de chaque catégorie se chiffrent souvent par quelques unités. Pour les, maisons qui doivent employer: du personnel très sélectionné, le problème de l'embauchage RES sur place est parfois complètement insoluble et il'est clair ; qu’il faut remédier à la rigidité de Poffre de main-d'œuvre en nombre d'hommes par lélasticité du nombre d'heures. Si l’on s’en tient à une limitation rigoureuse du temps de a Fe travail, on aboutira fatalement à un surclassement des chômeurs beaucoup plus qu’à un reclassement. Les plus chauds partisans d’une application stricte des quarante a heures semblent en convenir et s’y résigner facilement, Ru “e ainsi qu'en fait foi un communiqué de la fédération des É métaux, section technique nationale de la mécanique géné-

rale :

« …. Elle (la section) indique qu'il serait hautement « louable que les industriels se pénètrent réellement des un “as

« besoins de fabrications mécaniques et ne recherchent de 8 « la précision que là où il en faut, évitant ainsi de tracasser |

« inutilement les ouvriers en leur imposant des tolérances « dans le respect des cotes, s’avérant à la pratique d’une

« nécessité douteuse.

« Elle revendique en outre la normalisation des essais Al « professionnels. Elle entend sur ce chapitre mettre un ne « terme à une pratique qui consiste à faire exécuter des SEE « essais dont la difficulté est disproportionnée avec le tra- | N | « vail à accomplir et dont le résultat est de concevoir et de NAN

« décourager les métallurgistes *. »

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