‹ Personnalité et Discipline dans l'Organisation des ProfessionsChapitre 50 sur 77 · Cf. Usine du 14 août 1936. Article de M André Monestier · texte numérisé non relu

Cf. Usine du 14 août 1936. Article de M André Monestier

n'ait pas été freinée par un maintien de prix à un niveau trop élevé.

20 Le rachat des entreprises en faillites. — Cette politique d'interdiction n’est d’ailleurs qu’un premier stade dans la lutte contre le suroutillage ; il faut encore résorber le matériel en excédent. Il ne s’agit pas de le détruire, ce qui n’empêcherait pas qu’étant payé, il continuerait à à grever les prix de revient. Dans quelques cas, on peut l'exporter à l'étranger et remettre en circulation le capital mal investi qu’il représentait, mais surtout il importe qu’il ne constitue pas un élément de dépréciation des machines qui produisent.

Il est, en effet, trop fréquent qu’à la suite de la fermeture d’une usine, les installations en soient reprises à vil prix, soit par des nouveaux venus, soit parfois par des comparses des anciens propriétaires, qui suppriment par ce procédé le facteur « amortissement » aux dépens des fournisseurs et des créanciers. Établissant leurs prix sur ces nouvelles bases, ils pratiquent une concurrence déloyale vis-à-vis des autres producteurs, qui peuvent être amenés également à la fermeture malgré la prudence de leur gestion antérieure. S'il en résulte un effondrement général des cours, on ne peut le considérer comme conforme à l'intérêt général, puisqu’il repose au départ sur le non-paiement d’un certain nombre de fournitures qui méritaient une contre-parties.

D'où l’idée émise de racheter collectivement les entre-

prises les moins saines. L’allésement éventuel des charges de la corporation se répartit sur l’ensemble des producteurs et se traduit uniformément sur leurs prix de revient. L’opération est donc, dans son ensemble, tout à fait justifiable:. En France, un essai de cette politique avait été projeté:

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