‹ Perspective (supplément au traité)Chapitre 2 sur 3 · PL · texte numérisé non relu

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la mer, ce qui est à peu près la hauteur des tours de Notre-Dame; la ligne d’horizou sur ce tableau

sera une courbe dont la flèche ne serait que

de sa longueur, en supposant le spectateur éloigné, comme le veut M. Delécluze, d’une quantité égale à trois fois la largeur du cadre.

Ainsi , sur un tableau qui aurait 6 mètres de iar-

geur, la flèche ne sera que de = 0”,001 =

1 millimètre, ce qui serait à peu près l’épaisseur du crayon. Or, en supposant que l’on parvint à tracer une semblable courbe sur une toile de 6 rnètres de large, je ne sais pas si le tableau serait beaucoup plus pittoresque.

En admettant pour l’horizon une courbure qui n’existe qu’en théorie, et qu’il est impossible d’exprimer en pratique, M. Delécluze se hâte d’en conclure que les verticales, perpendiculaires à l’horizon qui est courbe, ne peuvent pas être parallèles entre elles. Cela est parfaitement logique; mais il est évident que, si la courbure de l’horizon est insensible, le défaut de parallélisme des verticales le sera également.

En effet, on sait en géométrie que les parallèles comprises entre les deux côtés d’un angle sont entre elles comme leurs distances au sommet.

riiUSPEOTlVE.

Pl. f)7.

Or, prenons pour exemple les axes de deux colonnes de 20 mètres de hauteur chacune , et rappelons que le rayon de la terre est de 6366260 mètres.

Les distances entre les axes de ces deux colonnes, mesurées à la hauteur des bases et des chapiteaux, seront entre elles comme 6366260 est à 6366280 ; c’est-à-dire que la distance des axes à la hauteur des chapiteaux ue surpassera la

distance à la hauteur des bases que de ;

ou - - " de cette dernière quantité. Ainsi , pour

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