CHAPITRE V Constructions et Préventifs Contre le Feu
L° bonne construction des maisons est le fondement des mesures
préventives contre le feu. Beaucoup d'autorités compétentes attribuent à l'usage du bois pour la construction des maisons les pertes excessives causées par le feu au Canada. Sur un nombre d'environ 2,000,000 de maisons construites au Canada, celles qui sont conditionnées pour résister au feu, ne forment même pas un dixième d'un pour cent. Les statistiques d'un certain nombre de cités et de villes, dont nous disposons, montrent que le bois forme 70 pour cent des matériaux de construction, que la majorité des maisons en brique est mal construite ou insuffisamment protégée, et qu'une seule sur 1,200 n'est même que nominalement incombustible. Telle étant la situation, il n'est pas probable que la mise en vigueur des mesures qui régissent la construction réduisent sensiblement le volume des dégâts. Le nombre des maisons en bois au Canada est suffisant pour maintenir ce taux pendant plusieurs années. On compte, en moyenne, un feu par 80 maisons dans les cités et les villes. Les mesures préventives contre le feu ne se bornent donc pas dans leur application aux constructions futures mais devraient corriger les pires fautes des présentes.
Rapport entre la LS maisons sont contributrices plutôt que causaconstruction et les trices des pertes provenant des incendies. Peu de
TT. ee cire provenant des cheminées défectueuses
et des toitures en bardeaux, ont pour cause l’infériorité de construction. Les faits ne prouvent pas que les incendies sont plus nombreux au Canada qu'en Europe, uniquement parce que la majorité des maisons est construite en bois. Si tel était le cas, leur rapport numérique avec la population des cités canadiennes aurait dû diminuer depuis quelques années. Depuis 1890, presque toutes les plus grandes villes ont adopté des arrêtés municipaux, qui interdisent les constructions en bois et les toits en bardeaux sur au moins une partie de leur enceinte. Bien qu'il y ait progrès dans la construction, le nombre des feux n'a pas sensiblement diminué.
Tout en admettant que les maisons soient rarement la cause première des incendies, leur caractère physique détermine grandement les proportions et la destructivité de chacun d'eux, Les données sur les feux communiqués, ou feux de voisinage,* montrent
“Voir le tableau No. 14, Page 91.
que des murs en brique ont la propriété de circonscrire généralement les feux aux bâtiments d’origine.
Sur les 1,379 incendies qui se sont communiqués à deux ou plusieurs maisons, environ 80 pour cent ont pris naissance dans des constructions en bois. L'analyse montre, en outre, que les pertes provenant des feux de voisinage étaient proportionnellement moindres dans les endroits où les maisons avaient été mieux construites. La répartition était la suivante entre les cités, villes, villages et campagnes:
TABLEAU No. 17—ORIGINE DES FEUX COMMUNIQUÉS.
| en | des feux | centage maisons | maisons | commude brique | de bois | niqués | es |
| Origine | Origine | Total Pour- | en |
Cités ayant plus de 10,000 de population 108
Villes de 5,000 à 10,000, entrent, protégées
ue * de 1,000 à 5,000 cstiitement,
otégées
Villes = 1,000 à 5,000 partiellement, protégées
Villages ayant moins de 1,000, entière-| ment protégés. 3
Villages ayant moins de 1,000, partiel-| ement protégés. | Non subdivisées
Villages ayant moins de 1,000, sans -nais presque toutes protection les constructions
sont en bois
Townships et districts ruraux |
Bien que les constructions en brique arrêtent plus efficacement la propagation du feu que celles en bois, les premières ne semblent guère, dans l’ensemble protéger mieux leur contenu que les secondes. Leur valeur comparative est indiquée par les données que l'on possède sur les feux qui ont eu lieu de 1912 à 1915. La moyenne des dommages en valeurs réelles dans les grandes villes du Canada se décompose ainsi: maisons en brique, 11 pour cent; en bois, 29 pour cent; fournitures en maisons de brique, 32 pour cent; en maisons de bois, 49 pour cent. Donc, dans les endroits bien protégés, la dommageabilité des maisons en brique était un tiers di celle des maisons en bois, et la dommageabilité des fournitures de: maisons en brique était les deux tiers de celle des maisons en bois Ces différences sont moins accentuées dans les petites villes et le campagnes, les maisons en brique gardent généralement une plu: grande proportion d'intégrité structurale que celles en bois, ma:la destruction du contenu de l'une et l'autre catégories est égalemer complète.