‹ Pertes par le feu au Canada [microforme]Chapitre 66 sur 87 · TUYAUX-RÉSERVOIRS VERTICAUX ET BOYAUX Y RATTACHÉS · texte numérisé non relu

TUYAUX-RÉSERVOIRS VERTICAUX ET BOYAUX Y RATTACHÉS

Un système de tuyaux-réservoirs bien installés et convenablement entretenus, fournit aux occupants d'un édifice le moyen de

combattre un incendie. 11 faut en outre que les pompiers puissent, en cas de nécessité y adapter des boyaux d'incendie de gros calibre, à des hauteurs et à des endroits où il serait difficile d'arriver avec des boyaux extérieurs.

Malheureusement, les systèmes de tuyaux-réservoirs verticaux,

tels que généralement installés, n'ont été destinés qu’à une seule classe de service. Les autorités municipales et les compagnies d'assurance ont adopté divers règlements concernant leur installation et usage, mais on ne s’est guère occupé de leur dessin, arrangement et entretien. Les fonctionnaires publics et les propriétaires donnent si peu d'attention à ces sortes de réservoirs, qu'ils ne sont installés, en certains endroits, que pour satisfaire à certaines ordonnances relâchées, ou comme moyens d'obtenir des réductions de taux d'assurance. Ils sont parfois placés aux extrémités des édifices et rendus inutiles par des obstructions. Il arrive souvent que l'on ne se donne pas la peine de les entretenir en bon état, ni d'enseigner leur fonctionnement à ceux qui sont appelés ? «’en servir. Donc, rien de surprenant qu’en certaines grandes villes les services d'incendie n’y font aucune attention ou en détachent les boyaux y reliés et les remplacent par les leurs.

L'installation d'un système de tuyaux-réservoirs verticaux ne demande aucune préparation extraordinaire. On peut facilement localiser la partie fixe du système, et, grâce à la flexibilité que donne le boyau, sans nuire beaucoup à la protection fournie.

Il est souvent désirable de ménager, dans les pièces où passent les tuyaux, des placards ou des tablettes dissimulées pour y loger les boyaux, mais arrangés de façon à ne pas nuire à la manœuvre de ces boyaux; on devrait afficher sur ces remises des avis pour indiquer ce qu’elles contiennent.

La dimension de ces tuyaux et les appareils y reliés sont régis par le nombre de jets d’eau qu'il serait nécessaire de diriger sur le feu aux divers endroits de l'édifice. Lorsqu'il s'agit d'édifices bien bâtis, où le feu se communique difficilement d'un étage à un autre, et pour lesquels les jets d'eau extérieurs sont inutiles, un boyau de 14 de pouce à chaque étage est ordinairement suffisant. Mais, si un feu peut facilement passer d'une pièce à l'autre et d'étage à étage, il faut accroître la dimension des tuyaux, afin que la quantité d'eau soit proportionnée aux nécessités locales.

Le nombre des tuyaux-réservoirs verticaux dépend de l'étendue et du dessin d’un édifice, des obstructions qui nuisent à l'accessibilité, des dangers extérieurs, de la longueur des boyaux qui peuvent être

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efficacement manœuvrés, d'autres moyens de combattre le feu, et, jusqu'à un certain point, du caractère de l'occupation et de la construction. Il devrait y avoir un ou plusieurs de ces tuyaux en chaque édifice ou partie d'un édifice, séparée par un mur coupe-feu, Chaque portion d'un étage devrait être dans le champ d'action d'au moins un petit jet d'eau fourni par un boyau d'une cinquantaine de pieds de longueur, et à la portée d'au moins un boyau étalon de 114 de pouce de diamètre et n'excédant pas 100 pieds de longueur. Il faut tenir compte de toutes les obstructions qui peuvent nuire à la manœuvre des boyaux et à la projection de l'eau. . La localisation des tuyaux-réservoirs est aussi gr mi gouvernée par la conformation de l'édifice, l'accessibilité de toutes les parties de l'intérieur, la sécurité de ceux qui occupent cet édifice et les dangers extérieurs. Leur place est généralement le long des murs extérieurs, lorsqu'il faut les installer dans des établissements mercantiles au manufacturiers, qui ne sont pas divisés par plusieurs cloisons. Il faut les installer de préférence dans les passages et corridors, s'il s'agit d'hôtels, d'édifices à bureaux et de constructions, dont l'intérieur est divisé en plusieurs pièces par des cloisons, et les distancer de façon que chaque pièce soit atteinte facilement et promptement par au moins un boyau. On les installe généralement dans les espaces où se trouvent les escaliers et les ascenseurs: et lorsque ces endroits sont destinés À exclure les feux et la fumée, ils constituent la place idéale pour leur installation.

Qualité Tous les boyaux à incendie, placés à l'intérieur des du boyau édifices, devraient être en pure toile nun caout- Faces choutée, tant à cause de la durabilité que du prix de revient. Les principaux désavantages sont qu'il y a perte de pression par le frottement contre les parois intérieures qui ne sont pas lisses, tendance à la torsion dans la manœuvre et perte d'eau au commencement de leur mise en service. Mais ces défauts sont plus que compensés par leur légèreté, 1a facilité de leur maniement et le peu d'espace qu'ils occupent une fois roulés. Les boyaux en coton caoutchoutés à l'intérieur et à l'extérieur sont parfois préférables, surtout dans les endroits humides ou lorsqu'ils sont placés à l'extérieur. Il ne faut se servir de boyaux, entièrement en caoutchouc que lorsque le coton se détériore, par l'action d'ingrédients chimiques. La quantité de la provision d'eau nécessaire à un Provision d'eau tuyau-réservoir vertical et le nombre de boyaux à y adapter dépendent du nombre de jets qu'il faudra, scion toute probabilité, diriger sur un feu quelconque. C'est la situation interne de l'édifice à protéger qui doit servir de guide.

On peut diviser les provisions d'eau en deux classes: celles situées à l'intérieur de l'édifice ou de l'établissement, fournies et contrôlés par le propriétaire: et celles de l'extérieur qui sont la propriété des municipalités ou de compagnies particulières. Les sources intérieure: sont fournies par des réservoirs à gravité, par pression et une pompe à incendie. Celles de l'extérieur sont fournies par les pompes à incendie de la ville, les conduites principales et des systèmes de haute pression. Les grandes et importantes propriétés devraient être pourvues de provisions d eau suffisantes pour alimenter tous les jets dirigés sur le feu, afin d'obtenir protection complète. Lorsque Îcdangers du voisinage ne sont pas graves, de telles provisions devraient suffire aussi à combattre les feux qui attaqueraient les construction: voisines.

I] faut une pression telle que toutes les parties du service soient amplement pourvues pendant les besoins les plus urgents. La hauteur des édifices, le volume d'eau requis et les pertes subies par le frottement sont les causes qui influent davantage sur la pression. Une pression d'environ 63 à 80 livres, à l'entrée d'un boyau, est nécessaire à un jet d’eau de 114 pouce, fourni par des boyaux de toile d'une longueur respective de 50 et de 100 pieds et de 2}4 pouces de diamètre. Une pression d'au moins 35 livres à l'entrée d'un boyau de 50 pieds est nécessaire aux attaques initiales du feu.

L'efficacité des systèmes de tuyaux-réservoirs et cle boyaux, comme celle des autres appareils de protection contre le feu, dépend de la force du point le plus faible. De tels systèmes sont naturellement inertes et ne sont pas, comme d'autres appareils et dispo ‘ifs, nécessaires l'usage des édifices ou au fonctionnement de :ablissements. I! s'ensuit que l'on installe des systèmes, dont : matériaux sont c'e qualité inférieure et le fonctionnement souve :: défectueux, et poir cette raison et d’autres sont souvent négligés. Le boyau à incendie est peut-être la partie la plus faible de tout le système; néanmoins, s'il est fait en canevas et soigneusement entretenu, il peut durer plus de vingt années. On ne doit jamais introduire de l'eau dans un boyau en canevas, sans nécessité; une fois hors d'usage il faut l’exposer à l'air jt qu'à ce qu'il soit tout à fait sec et le rouler ensuite. Les boyaux exposés à l'humidité devraient être caoutchoutés. Con‘ irement aux boyaux en coton recouverts et doublés de caou..ouc, l'eau qui y passe diminue sa durée.

Maintien de l'efficacité

Une inspection périodique de toutes les parties des tuyauxréservoirs est indispensable, et les employés auxquels ce devoir incom : devraient en être tenus rigoureusement responsables.

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Les tuyaux-réservoirs verticaux ne possèdent pas les qualités des systèmes d'arroseurs automatiques, c'est-à-dire l'application automatique de l'eau sur le siège du feu à quelque point qu'il éclate, Cependant il se rapproche le plus possible de l'étalon d'efficacité des arroseurs. Son usage est nécessaire pour compléter la protection contre le feu; son installation dans les édifices des parties encombrées des villes aide grandement le travail des pompiers, et réduit ainsi les dangers des conflagrations.

Appareils Les simples apparcils de protection, tels que seaux de moindre d'eau ou de sable, sont souvent d'un grand prix pour airiosis éteindre les commencements de feux. Mais pour être utiles, il faut que les seaux soient distribués dans toutes les parties d'un édifice loué en Permanence, pour être disponibles dès la première alerte; l'eau ne doit jamais y faire défaut. Les cuves ou baquets couverts sont moins sujets à l'évaporation. Empêcher l'eau de se congeler l'hiver est l'un des plus grands inconvénients de ces moyens de protection. On ajoute souvent du sel ou du chlorure de calcium à l'eau, pour la protéger contre la gelée jusqu'à une température de 10 ou 15 degrés Fahr. Le sel présente des

difficultés, vu sa tendance à former une croûte à la surface ou à «e cristalliser ou à faire rouiller lex métaux.

; Plusieurs autres appareils d'éventualité sont en rares vente, mais peu ont donné satisfaction. Le type d'extincteur ordinaire de 2} gallons a été perfectionné: c'est maintenant un puissant auxiliaire. Il peut lancer à une distance de trente à quarante pieds un petit mais efficace jet de mélange d'eau et d'acide carbonique, et le diriger sur un point impossible d'atteindre avec un seau d'eau. Quand on achète des extincteurs chimiques, on devrait toujours spécifier ceux qui ont été éprouvés et marqués par les Underwriter's Laboratories. Après leur installation, il faut les inspecter souvent et les faire recharger au moins deux fois par année. Les compagnies d'assurance ont formulé un certain nombre de règles pour les seaux et les extincteurs chimiques et accordent une réduction notable de prime, lorsque leurs conditions sont observées. Malheureusement cette mesure a eu pour effet l'installation d'un grand nombre de ces appareils, en vue d'obtenir la réduction promise, mais on ne se préoccupe guère de les tenir en bon état. L'inspection montre souvent qu'on laisse tout à fait vides des seaux et des réservoirs, qu'ils sont même quelquefois remplis de déchets, et qu'il y a des extincteurs chimiques qui seraient inutiles en cas de nécessité.

CONSERVATION

LA

MMISSION DE Pour combattre le feu, lorsqu'il Celate dans un

Sable sec endroit où se trouvent des essences, des huiles, de produits chimiques, des machines électriques ou dk

fils de haute tension, l'eau est non seulement inutile mais tr

dangererise. \ pareils cas, le sable sec est ce qu'il y a de mieux pour été dre l: eu, Des seaux de sable et des pelles devraient être placi u'es les parties des édifices occupés pour les fin: suivar ! d'automobiles, établissements de nettoyage à sec, re.) gons, stations d'éclairage et d'énergie électriques, ateliers ©! e et de vernis, huileries, fabriques de caoutchouc savonn ‘s de ‘ lKeriohe et téléphone, et tous les dépôt de carb: ( ‘ .e de sodium, chaux, peinture, huile, laque

1 1 ut souvent éteindre un feu de laque, vernis Sciure de +2:: prit objets enduits en laque en y répandant

de la sciure. La sciure flotte à la surtace et chasse l'air, mais le sable tombe au fond presque immédiatement. Des expériences nombreuses ont démontré que 10 livres de bicarbonate de soude mélangé à un boisseau de sciure forment un des meilleurs extincteurs dans des réservoirs à chandelle ou graisse de dimension moyenne

Il est possible d'éteindre rapidement un feu en des réservoirs

ouverts de pétrole liquide, benzine, etc., par l'application de toute substance qui empêche de brûler la vapeur du corps du liquide. On fabrique des extincteurs de formes spéciales qui, par le mélange de solutions d'acide et d'alkaline, produisent une écume épaisse et flottante sur la surface des liquides enflammés et éteignent immtdiatement les flammes.

Bien que l’on vende des extincteurs à poudre

Extincteurs

à poudre foison au public facile à duper, ils ne valent presque

rien. Des tubes, vendus 83 chacun, contiennent des matériaux valant tout au plus 11c. Une analyse chimique de trente et un de ces tubes de diverses marques, montre qu'ils contiennent environ 60 pour cent de soude à pâte, 25 pour cent de sable ün, S pour cent de chaux pulvérisée, et 4 pour cent de matière colorante, principalement de l’oxyde de fer. Un comité spécial, nommé en 1916 par la Chambre des Communes de Londres, a fait une étude spéciale de cette poudre. Le rapport contient la déclaration suivante: ‘Il faut condamner l'usage des extincteurs à poudre, car ils induisent le public en erreur, puisqu'ils sont virtuellement inutiles pour maîtriser les feux.”

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