‹ Pertes par le feu au Canada [microforme]Chapitre 67 sur 87 · PERTES PAR LE L CANADA · texte numérisé non relu

PERTES PAR LE L CANADA

Mais les petits extincteurs chimiques de la contenance d'une pinte, et vendus sous différents noms, sont bien différents des précédents; ils contiennent tous du tétrachloryde de carbone, faciles à manier par les femmes et les enfants. Soumis à la chaleur, le tétrachloryde de carbone développe un gaz épais et ininflammable, qui éteindra un feu où l'eau sera impuissante, Cependant, l'effcacité de tout appareil auxiliaire l'extinction de feux dépend de plusieurs causes: accessibilité pour usage immédiat, présence d'esprit de l'opérateur et ordre du fonctionnement des appareils. Dans la majorité des cas, il est extrêmement douteux, si les occupants, qui n'en connaissent pas le maniement À lond, puissent garder un sangfroid suffisant pour s'en servir, même s'ils sont à leur portée.

PouriEers PARTICULIERS

Pour obtenir des résultats satisfaisants avec une forme de protection quelconque, qui demande du maniement, une certaine préparation est indispensable. Les établissements industriels et mercantiles qui renferment de grandes valeurs et emploient plusieurs ouvriers, reconnaissent qu'il est avantageux de maintenir une équipe d'hommes bien organisée et outillée pour combattre le feu. I faut une protection efficace pour protéger contre l'incendie les grandes fabriques et autres établissements en dehors des villes, d'où les services publics d'incendie sont éloignés. Il arrive même que, dans les localités où un service de première classe est établi, certaines causes imprévues empêchent les pompiers de répondre sur le champ à l'appel, et, en pareils cas, une équipe privée est très précieuse. L'expérience a démontré que les efforts organisés des employés pour combattre un incendie sont ordinairement futiles. D'un autre côté, une équipe de quelques membres bien dressés, qui connaissent chaque partie de l'immeuble, réussit plus souvent à éteindre un c: mmencement d'incendie qu'un service complet de pompiers,

On n'a pas, jusqu'à présent, donné grande attention ces équipes particulières au Canada. Plusieurs établis ments indu triels et quelques propriétés de chemins de fer et de minces sont tri cficacement protégés; mais, pour le reste, la protection contre le feu semble être simplement un moven propre à réduire les primes d'assurance, mais qui est subséquemment négligé. L'économie la plus élémentaire semble cependant réclamer le maintien en bon état de tous les moyens qui contribuent à la protection contre le feu.

Uonsiiérée sous toutes ses formes, la question du maintien d'un ]

î Hé, régulièrement obligés de se préparer à se servir des appareils d'extinction, devrait exercer une puissante influence sur les camarades. Les employés apprennent à considérer

la protection contre l'incendie, non seulement comme un moyen de sauvegarder la propriété individuelle, mais comme une garantie d'emploi et de gages qui ne sont pas assurés.

Il ne vaut guère la peine de formuler des recommandations en vue de la formation et de l'outillage d'équipes de pompiers privées, car chaque établissement a ses besoins particuliers. Dans les édifices occupés par des magasins à rayons, ainsi que dans les grands établissements marchands, le travail d'une brigade privée consistera à combattre des commencements d'incendie, en attendant l’arrivée des pompiers de la municipalité. Dans les établissements industriels, les cours à bois et les cours des têtes de lignes de chemins de fer, les opérations des équipes seront plus étendues: maniement de grands boyaux à incendie, d'échelles et d’un grand outillage.

Free Au Canada, les règlements, ayant trait à la provision ist d'appareils auxiliaires de protection contre l'incendie, sont principalement des ordonnances émises par les grandes villes. Celles-ci, pour la plupart, régissent les théâtres et les lieux d'amusements d'un nombre de sièges spécifiés. Par exemple, des tuyaux-réservoirs verticaux avec boyaux, des arroseurs sur la partie des théâtres réservée à la scène et des boîtes auxiliaires d'appels sont exigés par six grandes villes, des tuyauxréservoirs et des arroseurs seulement par cinq villes et des tuyauxréservoirs seulement par neuf villes. L'extrait suivant est un spécimen d'ordonnances concernant la protection des théâtres:

“Chaque théâtre, music-hall, opéra ou autre édifice public ou lieu d'amusements, où il y a plus de 250 sièges, devra être pourvu de tuyaux-réservoirs avec boyaux à incendie approuvés par le pompier en chef. Les théâtres à décors mobiles devront être pourvus d’un système d'arroseurs spécial, installé en avant de la scène et au plafond ou toit surmontant cette partie de l'édifice. Des arroseurs devront aussi être placés partout où ils sont requis sous la scène, dans l’actelier de menuiserie, les salles des décorateurs, les diverses salles et chambres du mobilier. Tous pareils théâtres devront être en outre pourvus d’un appareil avertisseur télégraphique relié au poste central des pompiers ou à un autre poste que le chef des pompiers peut désigner.”

Dix villes spécifient, en outre des mesures protectrices exigées pour les théâtres, une certaine protection pour d’autres classes d'édifices. Par exemple, Victoria, C.B., exige des tuyaux-réservoirs avec boyaux à incendie dans toutes les maisons de commerce. qui ont plus de deux étages en hauteur et des tuyaux distributeurs d’eau dans les sous-sols contenant des effets marchands. Calgary exige des systèmes d'arroseurs dans toutes les maisons de commerce ayant plus de deux étages en hauteur, à l'exception des édifices à ‘l'épreuve

yen ntic

nds tera ivée Juss de t de

sion l'inises les ñés.

des îtes LUX- LUXun

où 1 de pier l'un

au ‘uirs ‘ne, rses ôtre

au des

6es ses oirs qui eau ige ant

ave

du feu’ et ceux à matériaux ‘résistants. Winnipeg exige que tous les édifices, dont la hauteur excède 120 pieds soient pourvus d’appareils extincteurs sujets à l'approbation de l'inspecteur des édifices. Toronto ordonne que tous les édifices ayant plus de trois étages et toutes les maisons à plusieurs logements ayant plus de deux étages, sauf les habitations, soient pourvus de tuyaux-réservoirs. Toutes les maisons de commerce, à plus de trois étages, sont tenues de faire installer des tuyaux perforés dans leurs sous-sols. Le chef du service d'incendie peut obliger les propriétaires des édifices, dont le genre d'occupation constitue un danger, à installer des systèmes d'arroseurs. Six autres villes ont des règlements plus ou moins semblables, mais chacune diffère des autres en ce qui concerne des points particuliers.

A l'exception des 21 plus importantes villes, le Canada ne possède pas de règlements spéciaux en ce qui regarde la protection particulière contre l'incendie. On peut y construire toutes sortes de maisons, leur protection contre le feu est confiée à un service public composé de pompiers, entretenu aux frais de la population locale. Le propriétaire n'est pas légalement tenu de sauvegarder sa propre maison ni celles de ses voisins contre la destruction par le feu.

Page 1