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Puits profonds et artésiens

Actuellement 299 cités, villes et villages du Canada sont approvisionnés par l'eau de surface, 201 par l'eau de source.* À l'exception de Winnipeg, London et Regina, presque toutes les grandes villes dépendent de lacs et de rivières. Le rapide accroissement de la population urbaine au Canada, pendant les récentes années, a créé de grandes difficultés sous le rapport de l'approvisionnement d'eau. Impossible d'y remédier, sans le sacrifice d'immenses sommes d'argent et de grands travaux de construction. Les places le mieux situées pour favoriser l'expansion de la population sont celles situées aux bords des Grands lacs ou à proximité des

*Les sources d'approvisionnement d'eau pour chaque province du Canada sont réparties comme suit:

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Nouvelle-Ecosse................. Carre

Nouveau-Brunswick.................,:4.. He ER Ile du Prince-Edouard.................. nr bee OBS PR ALN ROME Re de de DURS Has CU

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rivières, où il est toujours facile d'augmenter la quantité, par l'addition de nouvelles pompes. Les difficultés n'ont cependant pas manqué, même ici. La contamination, due à cette augmentation de la population, a nécessité l'installation de coûteux systèmes de filtration. On a calculé que les égouts non purifiés ont gâté au moins 67 pour cent des lacs et rivières qui alimentent des services de distribution d'eau du Canada.

Depuis quelques années les petites villes ont eu principalement recours aux eaux souterraines, Quelquefois c'étaient les seules possibles: mais d'autres fois il a fallu y faire appel, soit pour suppléer aux autres sources, soit pour éviter l'eau fluviale corrompue. Quoique les eaux de puits profonds soient toujours bactériologiquement pures, elles ne suffisent pas aux besoins d'une population qui se développe rapidement. Des sécheresses continues font baisser les niveaux statisques, et la quantité d'eau possible est toujours douteuse. Cependant les puits continueront à être avan tageux à plusieurs petites villes, situées dans des régions avantageuses au développement d'une pareille source.

Au point de vue de l'efficacité de protection contre Suffisance

re le feu, la valeur d'un approvisionnement d'eau

dépend (1) de la quantité maximum possible; (2) des moyens mécaniques propres à sa distribution: et (3) de la certitude que ces deux conditions ne failliront pas. Pour être certain de protéger efficacement une ville, il faut pouvoir compter en toute confiance sur l'efficacité et la suffisance du service d'eau, quoiqu'il arrive.

Lorsqu'une ville est située sur le bord d'un lac ou d'une rivière, l'efiicacité du service n'est plus qu'une question de distribution. En d’autres villes c'est une affaire de réservoir. Si les puits constituent la source d'eau d’une ville, il faut qu'ils puissent non seulement suffire aux nécessités domestiques, mais fournir en outre la quantité indispensable, en cas de feu, et qui pourra passer ces réservoirs, dans les conduites de distribution. Si la quantité requise est fournie par des lacs alimentés d'eau de drainage, il est nécessaire qu'elle puisse résister aux longues périodes de sécheresse.

La quantité d'eau, nécessaire À une ville quelconque, dépend de la population qu'il faut alimenter, des besoins des industries et du soin apporté à prévenir le gaspillage. C'est extrêmement difficile d'évaluer ces facteurs, car il est impossible de prévoir le développement ou le recul industriel de la plupart des villes. La population à desservir dépend, en premier lieu, de l'expansion de l’industrie. Les données concernant les services d'eau dans les petites villes montrent que la moyenne de dépense per capita est de 75 à 95 gallons et de 120 gallons dans les grandes villes. [1 y a sous ce

rapport une grande diversité, même entre les villes de grandeur approximative et situées dans une même région.*

La quantité d'eau nécessaire à l'extinction du feu est d'environ un dixième de gallon per capita et par jour, soit approximativement la millième partie de la consommation moyenne. Cependant, il arrive parfois que la proportion est très élevée. L'extinction d’un feu réclame souvent autant d'eau que peut dépenser une ville de 5,000 habitants, pour les nécessités domestiques, pendant les heure de la plus forte consommation.t Le jet d'eau étalon est celui que

*Il est difficile de comprendre les quantités d'eau dépensées per capita en ce pays par rapport à la consommation dans les autres. Le coulage et le gaspillage en sont les causes. Cet abus a pour effet naturel d'accroître les dépenses x service de distribution, car il faut élargir les conduites et ajouter de nouvelles pompes, si l'on veut répondre aux besoins domestiques et disposer d'une quantité suffisante, en cas de feu. Malheureusement, il arrive souvent que l'on manque d'eau pour l'extinction du feu, pendant les moments de la plus forte consommation domestique. Le tableau suivant établit une intéressante comparaison entre la consommation dans les villes canadiennes et les villes anglaises.

Canada Gallons par tête par jour Angleterre Gallons par tête par jour PR es ce 170 EiVerpodt raies 35 MU TION N ei: 208 CR a ne 31 MOREL QUE. 5000700 131 MAROC RMMENÉ Turin 42 Dé Dec OU nr NTI LPS DO RE RER ARR 30 SherDrOOEe QUE res 135 RS 36 ÉGchine QU sucres aus 203 ACCEMION tnere tete sous 26 ÉOROROS CRE tr era 100 DENIDÉNEM En Ti pren 29 AR OR D ra 174 (ET SAR M re 33 Hauton. Ont. iris 128 ÉD aie re Ne 24 Brockville ONt::.:::.:523 un 266 CHERE Eee ne 47 Niagara Falls, Ont. ......,...., 256 TT nn TR RIRE Rd ren na nie 292 NONMRSNIDIOR 5,4. rer 19 VND ARDENNE nr nue 278 COVER VE rss pa!

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. La quantité d'eau approximative, dépensée à combattre un certain nombre d'incendies récents, est indiquée dans le tableau suivant, dont les chiffres sont fournis par les rapports des services d'incendie. Les édifices ont été presque toujours

totalement détruits. Nombre Ga!!ons Durée maximum d'eau du feu de jets déte (heures) empiovés Cenvére Filature de laine, en brique, 4 étages. .......... 314 12 639,000 Fabrique louée, D étages... 3 10 450,000 Magasin de meubles, en brique, 3 étages. ....... 214 14 525,000 RO en DO ee 2 9 270,000 Entrepôt en brique, 5 étages. .................. 114 13 243,750 Remise à wagons, revêtue de métal............. 414 16 1,020,000 Entrepôt de papier, en brique, 4 étages ........ 5 12 900,000 Manufacture de drap, en brique, 4 étages. ...... 2 10 300,000 Entrepñts et bureaux, 5 étages. ................ 114 8 180,000 Hangar;: et piles de bois pour entrepreneurs... 314 10 487,500

Manufacture de cadres pour tableaux, en bois, 3 ÉtAGORS nn Res ed Rata Dre eee 24 6 202,500

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projette une lance dont le diamètre du bec est de 114 de pouce et la quantité d'eau 250 gallons par minute. Il arrive souvent que des boyaux, qui fournissent un débit de 150 à 200 gallons par minute, assurent une protection raisonnable, Un feu qui éclate dans les petites villes, et dont le progrès ne ‘eut être arrêté par deux jets de 150 gallons chacun, n'épargnera guère plus de valeur, s'il est éteint par l'emploi d'un plus grand nombre de jets de dimension (talon.

Le nombre de boyaux à incendie requis pour fonctionner simultanément, dans une ville quelconque, dépend de la situation en ce qui regarde l'étendue, de la hauteur des édifices, des dangers du voisinage, de la nature de l'occupation des constructions, du genre des maisons et de la quantité d'eau nécessaire pour combattre la marche d'un feu. Dans les villes d'un caractère ordinaire, l'expérience montre que le nombre suivant de jets d'eau simultanés est désirable,*

Population Nombre de jets

n'excédant pas (250 gai.)

Bien qu'il ne soit pas probable qu'un feu survienne pendant le temps de la dépense d'eau maximum, on détermine généralement l'eïlicacité d'un approvisionnement d'eau d'après la quantité requise en cas de feu, à laquelle on ajoute la somme nécessaire À la Coïsommation domestique. Comme chaque municipalité devrait disposer d'une provision beaucoup plus forte que ses besoins actuels, afin de faire face aux nécessités de l'avenir, cette méthode ne semble Pas aussi irraisonnable qu'elle paraît l'être à première vue.

‘Le National Board of Fire Underwriters exige un minimum d'approximativement 60 pour cent plus élevé que ces chiffres.

Actuellement 206 municipalités canadiennes sont pourvues d'eau par le système de gravité et 294 par pression directe ou systèmes de pompes. Il est reconnu que le système de gravité est le plus sûr. Cependant, un système à pression directe, bien conditionné, se rapproche tant du système à gravité, en efficacité et continuité, que la différence di fonctionnement n'est pas très sensible. En certains cas, lorsque l'eau est fournie par des lacs, et plus souvent par des réservoirs d'emmagasinage, il y a hauteur suffisante pour livrer la quantité d'eau nécessaire par gravité. Il arrive parfois que la topographie du pays est telle que les sources de distribution sont voisines du système de distribution, mais elles sont généralement éloignées. Lorsque l'eau est amenée d'une source éloignée, on a souvent constaté que des réservoirs d'emmagasinage, établis à proximité du service de distribution, sont économiques, car ils permettent l'usage de con duites de faible dimension. De telles conduites devraient, autani: que possible être installées en double, afin que s'il survient un accident, la municipalité ne soit pas complètement dépourvue d'ea: En certains endroits, l'élévation du réservoir est si faible que !l1

Types d'approvisionnements

pression est insuffisante en cas d'incendie. On y supplée au moyen de pompes, afin que la pression directe remplace la pression pur gravité.

Lorsqu'on se sert de puits, dont l'eau ne monte pas à la surface du sol, on a recours à des pompes pour puits profonds, du type à piston ou à air comprimé. La pompe à air n'est pas très efficace, mais on peut compter sur la régularité et la durabilité de son fonctionnement. Des pompes électriques centrifuges ont été installées récemment en plusieurs endroits et ont démontré leur efficacité. Leur principal point faible est, naturellement, leur dépendance, au point de vue de la continuité du fonctionnement, d'une source motrice éloignée et souvent unique.

Les systèmes de distribution d'eau, alimentés par des pompes, peuvent se diviser en trois classes principales: premièrement ceux qui fournissent de l'eau provenant de réservoirs d'emmagasinage: deuxièmement, ceux qui reçoivent leur provision d'eau de réservoirs intermédiaires ou égalisateurs; troisièmement ceux qui forcent l'eau directement dans les conduites principales. Comme c'est seulement dans les petites villes que le réservoir vertical peut fournir une proportion raisonnable de la demande, la troisième classe comprend les systèmes qui sont pourvus de réservoirs aériens ou de réservoir: verticaux.

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PERTES PAR LE FEU AU CANADA Pa]

Quand un réservoir, alimenté par des pompes, est continuellement en service, il faut qu'il soit d'une contenance suffisante pour garantir pendant 24 heures, une quantité d'eau proportionnée aux besoins domestiques et à ce qui serait nécessaire en cas d'incendie. Lorsque de pareils réservoirs ne sont en usage que pendant les feux, on pense que leur contenance devrait être limitée à une durée de 10 heures pour les besoins domestiques et l'extinction du feu, La puissance des pompes devrait suffire À remplir ces réservoirs, lorsqu'il y a ‘ ‘pense maximum d'eau, et l'installation être disposée de manière u'il soit possible de faire usage de pompes supplémentaires, en cas de nécessité. Cette précaution peut paraître excessive et entraîner de lourdes dépenses: mais il faut se rappeler que tous les feux ne durent pas seulement deux ou trois heures: ils peuvent se répandre et devenir des conflagrations. Ainsi, lors de l'incendie de Salem, Mass., la dépense d'eau fut d'environ 18,000 gallons par minute, soit trois fois plus que l'exigeaient les règlements des compagnies d'assurance. Cette quantité fut rendue possible par dérivation de municipalités voisines.

Dans les systèmes où les pompes forcent l'eau directement dans les tuyaux de distribution, la puissance des pompes devrait être suffisante pour fournir toute la quantité nécessaire à la consommation domestique et à l'extinction des feux, et le nombre des pompes être tel qu'en cas d'accidents le service n'en souffre pas. Les municipalités ne se montrent pas toujours favorables à ces installations supplémentaires, car elles prétendent que c'est dépenser beaucoup d'argent en achat et installation de machine qui ne serviront peut-être jamais. (Clarence W. Goldsmith, ingénieur du National Board of Fire Undervwriters, touche à cette objection, dans

un récent article lu devant la New England Waterworks Association :

“Lorsqu'une ville est située à nreximité d'une colline, suffisamment élevée pour fournir la pression voulue, il n'y aurait pas lieu de s'opposer à la construction d'un tel réservoir, qui ne coûterait pas plus de $5,000 par 1,000,000 de gallons, ce qui correspond approximativement au prix d'une pompe de première qualité d'égale capacité. Mais les pompes à travail centrifuge coûtent moins cher. Donc on ne devrait pas s'opposer à l'achat de pompes qui remplissent les mêmes fonctions que des réservoirs."

On ne peut naturellement appeler aucun système absolument effectif, à moins qu'il ne puisse maintenir un service satisfaisant, Quoiqu'il arrive. Les autorités directrices des petites villes canadiennes ont toujours mis la question d'économie en première ligne.

Une telle manière d'agir a eu pour résultat l'installation de pompes suffisantes pour les besoins ordinaires, mæis impuissantes en cas d'éventualités. Le tableau suivant montre les erreurs commises sous ce rapport par un certain nombre des municipalités d'Ontario, qui ont installé de grands services d'eau. La même faute s'est répétée dans les différentes parties du Dominion.

TasLeau No. 20.—SYSTÈMES DE DISTRIBUTION D'EAU DANS LES CITÉS ET LES GRANDES VILLES D'ONTARIO

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t1. Système à gravité.

2. Gravité à partir des réservoirs alimentés par des pompes. 3. Système de pompes relié au réservoir.

4. Système de pompes relié au réservoir vertical. 5. à pers de pompes direct.

?Doubi contenance, Réservoirs verticaux et petits réservoirs pour besoins domestiques.

Pourcentage manquant de remplir les conditions

exigées

Lonipement Actuellement, l'équipement de pompes pour fournir des systèmes la pression, en cas de feu, est fourni par la vapeur sum en 141 places, par l'électricité en 101, par le gaz, la gazoline ou le pétrole en 31 et par l'eau en 21, Dans les grandes pomperies, où les pompes doivent fournir un travail constant, les machines À vapeur à triple détente réciproque, et pour des unités de moindre puissance, le type à condensation cross-compound horizontal occupe le premier rang. Pour les fortes tensions et les pressions supplémentaires en cas de feux, on a installé des pompes à vapeur de réserve où à opération centrifuge électrique. Les améliorations récentes, apportées aux pompes c« ntrifuges, actionnées par des turbines à vapeur, ont tellement accru leur eflectivité que leur emploi futur est assuré, tant pour le service ordinaire que pour celui des incendie: Leurs prix de revient sont beaucoup moins élevés que celui «les pompes réciproques, et, si elles sont bien installées, elles font un bar tal continu.* D'un autre

côté, les nombreuses expériences {:ite pour dcterminer l'efficacité des

pompes réciproques, actuellement en sage, montrent qu'elles subissent une perte d'effet de 5 à 15 pour cent. On demande ordinairement que les machines à Pomper fournissent une quantité

d'eau domestique suffisante avec pression de 59 livres, et une plus forte quantité sous 125 livres de pression, Ce qui veut dire une opération à 40 pour cent de la capacité désignée pendant 95 pour cent du temps, ou plus de 100 pour cent à dépense maximum en cas d'éventualités. Deux pompes centrifuges, fonctionnant une à la fois pour les besoins domestiques, et ensemble, quand éclate un feu, remplissent les conditions exigées.

Les pompes centrifuges, ou celles à triple effet, sont les plus appropriées aux nécessités des petites villes et des villages, qui sont desservis par des réservoirs aériens et ne se servent d'une pompe que de temps à autres. Si l'énergie électrique manque, les pompes à triple effet, actionnées par des machines à chauffage interne, sont d'un grand avantage, car elles peuvent fonctionner immédiatement et à plein effet, sans être retardées par le temps nécessaire à la production de la vapeur dans une chaudière, Les machines À gazoline, maintenant plus perfectionnées, peuvent être achetées par

. ‘Bien que les pompes contrifuges À turbine à vapeur, pour les services de distribution d'eau, n'aient pas été introduites au Canada et aux Etats-Unis, avant 1913, leur installation se généralise dans les grandes et les petites pomperies. Leur efficacité est démontrée par un spécimen appelé De Laval, installé à la station de pompes de bas niveau à Montréal. Cette pompe, d'une puissance spécifique de 30 millions de gallons impériaux par 24 heures contre une pression de retour d'environ 100 pieds, à fourni plus de 31.4 millions de gallons impériaux et donné un travail de 134.6 millions de Pied-livres par million de b.t.u. A Toronto, des pompes centrifuges à turbine à vapeur, d'une puissance de plus de 100 millions de gallons par Jour, ont atteint une pareille efficacité.

les petites villes. Elles coûtent moins que les machines à vapeur; comme il n’y a pas de consommation de combustible, et qu'aucune main-d'œuvre n'est requise, excepté au temps du fonctionnement, les dépenses d'opération sont réduites au minimum.

On commence maintenant à faire usage d'électricité pour pomper de l’eau, surtout dans les endroits où l'on peut se procurer de l'énergie hydroélectrique. Un tel système a cependant des désavantages, lorsqu'il n'y a qu'une source d'énergie, qui peut faire défaut en cas d'incendie. Actuellement, on fait usage de machines à vapeur pour faire fonctionner des pompes électriques. Mais les systèmes de gazofacteurs ou de machines à pétrole Diesel* sont plus sûrs et coûtent moins cher. Le gazofacteur demande une certaine quantité de gaz en réserve avant d'agir, et une machine à pétrole nécessite une quantité suffisante de pétrole et d'air comprimé pour se mettre en action; mais elle ne réclame pas, comme la machine à vapeur, la présence constante d'un mécanicien.

Les turbines et les roues hydrauliques servent, en certains endroits, à actionner les pompes; elles assurent un bon service, lorsque la quantité d'eau requise est suffisante durant toute l'année. Il faut, en pareils cas, tenir compte de la sécheresse, des crues, des feux de forêts, du gel, des avaries qui peuvent se produire dans les

*Les machines à pétrole Diesel coûtent de $45 à 865 par h.p. installées, fonctionnent également bien avec toutes les différentes qualités de pétrole combustible, fournissent un maximum de vitesse en une minute et ne demandent pas grande surveillance. Elles consomment les quantités de pétrole suivantes, sous les conditions de travail ordinaire: à pleine action, 5 livres par b.h.p.; demi-action, 6 livres par b.h.p. heure; quart d'action, 8 livres par b.h.p. heure. La comparaison suivante montre la différence de frais d'opération entre une machine à vapeur et une machine à pétrole, pour actionner deux pompes d'une puissance de 1.5 million de gallons:

Machine à vapeur Diesel à chauffée au charbon pétrole brut

(livres) (livres) Lundi, feux couverts, 48 livres de vapeur . 980 Nil Mardi, é S Ke ! 790 # Mercredi, action des pompes, 1 heure 10 min 1,075 84 ee feux couverts, 50 livres de vapeur .. 850 Nil endredi, & # ci se 935 :

Samedi, action des pompes 45 minutes... . 1,235 81 Dimanche, feux couverts, 50 livres de vapeur. 795 Nil Total pour une semaine. ...... 6,660 165

Des gazofacteurs dépensent, en général, d'un tiers à un sixième de moins de combustible qu'une machine à vapeur, selon la dimension. Leur économie relative est démontrée par l'exemple suivant: Pour pomper chaque jour 450,009 gallons d'eau dans un petit réservoir, une machine à vapeur dépensait 4,250 livres de charbon. Depuis l'installation d'un gazofacteur, la dépense quotidienne de charbon a été de 719 livres. Ia ville a donc économist, de ce chef seulement, une somme de $3,200 par année. Dans un autre cas, une petite pompe centrifuge, fonctionnant contre une pression de 105 livres et actionnée par un gazofacteur, a fourni un travail de 110 à 120 millions de pied-livres: les résultats d'opération, notés depuis plusieurs mois, montrent que chaque 0.85 livre de charbon a produit un Sr du, dt Une gares à vapeur, adaptée à pareil travail, nécessiterait de huit à dix fois plus de charbon.

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coursiers, et d'autres dérangements, que n'ont pas à craindre les machines à vapeur. La prudence demande qu'il y ait, en cas d'accident, des moteurs supplémentaires en réserve

Il faut qu'un système de distribution puisse effectuer + re un double service: fournir la quantité d'eau néces-

saire à la consommation domestique ordinaire, qui est relativement uniforme et continue sur toute l'étendue desservie pendant plusieurs heures du jour: Pourvoir une quantité requise, toujours très forte pour les incendies, dont la durée est généralement courte et qui sont circonscrits dans un petit espace. En jetant un coup d'œil sur les chiffres donnés plus haut, indiquant le nombre de jets d'eau, dont devraient disposer la plupart des cités et des villes, on comprend que le caractère et la puissance d'un système sont grandement déterminés par les nécessités des incendies. *

Il est rare qu'il y ait occasion de tracer un plan complet d'un système de distribution d'eau. La plupart de ceux qui existent sont le résultat de l'expérience de plusieurs années et sont une combinaison de plusieurs plans individuels. Donc leur agrandissement, leur renforcement et leur adaptation aux besoins du moment constituent les facteurs du problèmes. Les villes et villages ont manqué de prévoyance et de discernement pour avoir installé des tuyaux de faible dimension le long de toutes les rues, excepté les artères principales. Avec l'accroissement de la population, des habitations et établissements de commerce ou des manufactures ont été construits le long de ces rues. Nulle loi n'a délimité des quartiers spéciaux pour les établissements industriels et commerciaux, ni défini la mesure de protection nécessaire à ces constructions. Aujourd'hui, des centaines de grandes manufactures canadiennes sont réduites, en fait de protection contre l'incendie, à compter sur des conduites d'eau, originairement destinées à l'alimentation du service de maisons d'habitation: elles ne peuvent fournir, en conséquence, qu'une proportion infinitésimale de l'eau nécessaire à l'extinction d'un grand incendie.

On calcule que plus de 20 pour cent de la longueur totale des conduites d'eau principales des services de distribution du Dominion n'ont même pas 6 pouces de diamètre. Un pareil état de choses n'est pas le propre des petites villes, comme le montrera le tableau suivant, qui énumère les plus importantes cités et villes d'Ontario, où beaucoup de conduites principales ont un diamètre inférieur à 6 Pouces, et sont en conséquence presque inutiles pour la protection contre l'incendie :

* Voir page 231

TaBLeau No. 21.-—-CONDUITES PRINCIPALES DES DISTRIBUTIONS DANS LES CITÉS ET LES VILLES DE L'ONTARIO

| Longueur | Pourcentage Pourcentage | Pourcentage

totale des | de celles de celles de | de celles Cité ou ville | conduites | inférieures | 6 er de layant plus de | principales | à 6 pouces iamètre | 6 pouces de | de diamètre | diamètre ; Milles | Pour cent Pour cent | Pour cent Dee... 23.9 15.0 56.7 | 28.3 LIT RER ee | 56.5 31.7 46.6 | 21.7 Brockville....... re 19.2 47.3 33.7 19.0 CMS. 1. | 28 43.5 | 26.2 | 30.3 Cobalt. RAS 3.4 28.4 | 48.0 | 23.6 CODE rt 8.0 13.6 | 67.6 | 18.8 Collingwood............. 11.2 31.3 | 54.4 | 14.3 CORRE ee 13.6 15.4 | 46.0 | 38.6 Fort: Wiiiaf. | 50.9 20.8 38.3 | 40.9 (ET | TRS ER 34.5 48.3 21.6 | 80.1 CR | 31.1 33.2 | 47.2 | 19.6 Hamilton. . !:::..... | 1690 | 07 | 778 21.5 RTE RO rare 6.7 16.6 | 58.3 | 25.1 Kingston. .............. | 416 | 15.2 64.1 | 20.7 INITCRENSF 5:30 81.2 | 38.3 | 42,0 | 19.7 RON nr 14.6 29.0 | 52.7 | 18.3 LORD: Le riaoes runs 110.5 46.9 | 30.2 22.9 Nantes rie 13.7 | 41.4 | 46.9 11.7 Niagara Falls 1: 25.3 196 | 58.1 22 3 Not Bay: :..:...,...; 19.6 | 20.8 37.6 | 41.6 (HU SE TE 13.8 | 37.7 26.1 | 36.2 CNRS MR 2 runs 13.0 43.7 37.9 18.4 OUVRE arts | 195.0 | 43.7 | 23.3 33.0 D rh NP RS 23.3 | 10.5 56.7 32.8 FeMbioke: : ic 9.2 | 19.9 58.5 21.6 Peterborough............! 40.8 | 63.1 11.5 25.4 AE NT ET ET 43.3 | 15.2 66.4 18.4 POrE MOD: turcs 9.0 32.0 47.4 20.6 ST CRCNEPINESS 1: 57.5 29.2 | 41.0 29.8 SET ÉD 27.9 | 350 | 42 23.8 Sault Ste. Marie.........| 22.3 | 27.6 | 29.7 | 42.7 CE CNE | 12.3 32.2 | 55.4 12.4 SRÉPHON rent | 10.9 47.5 23.5 29.0 Se there SR 33.4 17.4 63.1 19.5 CU LUS PI ee | 14.6 28.6 45.5 25.9 Waïlkerviile.....,..,,,...1 20.0 26.4 45.8 27.8 RTS NOR Ce | 11.6 28.0 5 20.9 Woodstock. ........... 23.3 | 44.5 39.2 16.3

Les petites conduites principales énumérées dans la liste mentionnée sont, pour la plupart, limitées plus ou moins aux quartiers des habitations et du commerce. La chose ne s'applique cependant pas à quelques-unes des plus grandes villes, où les tuvaux de 4 pouces de diamètre, originairement installés dans des rues oeu importantes, sont maintenant remplacés par d'autres de plus {rte dimension dans les quartiers centraux des affaires. Ces vieilles conduites constituent un problème, qui coûte cher à plusieurs municipalités en fait de pompage et en leurs efforts pour les

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remplacer graduetlement ou installer d'autres parallèlement et de plus grande dimension.

En général, nul tuyau inférieur à 6 pouces de diamètre ne devrait être employé pour alimenter les hydrautes publics. Un tuyau de 6 pouces fournit autant d'eau que trois tuyaux de 4 pouces, et un tuyau de 8 pouces autant que six tuyaux de 4 pouces. Si deux boyaux à incendie sont reliés à un hydraute d'une conduite principale de 4 pouces, la baisse de pression sera d'environ 66 livres pour chaque 1,900 pieds de conduite principale, comparativement à 9 livres avec conduite de 6 pouces et à 2.3 livres avec conduite de 8 pouces. Les frais d'installation d'une conduite de 8 pouces sont d'environ 50 cents par pied de plus qu’une de 4 pouces, ou dix cents par pied, chaque fois que l'on ajoute la capacité de débit d'un tuyau de 4 pouces.* Les assureurs considèrent que les tuyaux d'un diamètre inférieur à 4 pouces sont virtuellement sans valeur. Le National Board of Fire Underwriters recommande des conduites de 8 pouces pour alimenter les quartiers des habitations et des conduites de 12 pouces pour les quartiers du commerce et des manufactures. Il conseille habituellement aux cités l'enlèvement, dans l space de cinq années, de “toutes les conduites principales de 4 pouces servant à l'alimentation des hydrautes."”’

La plupart des ingénieurs admettent qu'un système de distribution d'eau devrait être dessiné pour fournir protection contre les incendies conformément à l'échelle suivante: (a) une quantité de 1,500 gallons par minute pour les quartiers des habitations extérieures, qui ne sont pas appelés, selon les apparences à subir de grandes transformations, (b) de 2,000 à 5,000 gallons par minute pour les quaïtiers du commerce, où les dangers ne sont pas excessifs, et (c) de 5,000 à 20,000 gallons par minute selon l'état des constructions, pour les quartiers où sont entassés des manufactures et des entrepôts.f Pour obtenir pareilles quantités, les dimensions minimums des tuyaux alimentant les hydrautes devraient être fournies :

‘Les prix courants de l'installation des conduites de diffirentes dimensions ’ payés avant la guerre, et relevés des rapports de plus de 200 systèmes de distribu” tion, lors de leur agrandissement ou de leur reconstruction, sent approxinativement les suivants:

Dimension du tuyau Poids par pied linéaire Coût par pied

24 pouces 233.3 livres #4 20

0OO0r.- + ND

fQuantitiés en plus de celles nécessaire aux besoins domestiques

un bon réseau de tuyaux de six pouces pour les quartiers des habitations; une installation de tuyaux de 8 pouces, dans le endroits où les tuyaux forment culs-de-sac, ou bien lorsqu'un carré de maisons a plus de 600 pieds de longueur; des conduites principales de 8, 10 et 12 pouces, les premières formant réseau dans les quartiers «ù commerce et des manufactures.

Pour améliorer un système d’un caractère permanent, il fau: une étude minutieuse des nécessités actuelles et du développement futur probable, à la suite de laquelle on devra adopter un plan et ! suivre rigoureusement, lorsqu'il faudra agrandir. Un tel plan devr. comprendre des artères principales d'une capacité suffisante pendar: une période d'au moins cinquante années, des artères secondaire d'une dimension raisonnable, qui ne seront pas posées À plus « 3,000 piecs les unes des autres, et des conduites finissant en culs-\ sac et se prolongeant sans réduction de dimension jusqu'aux terrain: extérieurs. Les plus petites artères de liaison, qui circulent entre les artères secondaires et les relient ne devraient pas être à plus ‘e 600 pieds de celles-ci, mais être d'une dimension suffisante peur subvenir à tous les besoins, avec le minimum de frottement possil le. On peut dire, d'une manière générale, que plus un réseau est branché sur les artères principales, et plus on pourra compter sur un volume uniforme de pression aux divers points qui s'y trouvent. On semlie oublier ce fait dans les installations que font les cités et les ville: canadiennes. Les agrandissements sont faits souvent au hasari. sans tenir compte de l'ensemble du système. Par suite de là défectuosité de circulation la pression aux hydrautes distants d'un carré de maisons les uns des autres, indique une différence de 20 à 30 livres.

Les meilleures conduites à installer dans un système de distri. bution d'eau sont certainement les tuyaux en fonte revêtus d'une couche de goudron. On a fait un grand usage de tuvaux en acier à certains endroits. Le résultat a été satisfaisant. On a trou dernièrement à Vancouver un tuyau d'acier en parfait état après 22 années de service. Il faut cependant que les tuyaux d'acier soie: exempts de toute impureté, et mis à l'abri de la corrosion par enduit protecteur. On a installé aussi, dans un certain nombre villes de l'Ouest, des conduites de grande dimension en kalame: en douelles, et en bois cerclé, mais on ne saurait en recommant: l'usage d'une manière générale. Toutefois, les tuyaux en douell fabriqués avec du bois soigneusement choisi et constamment usage, durent aussi longtemps que les conduites en acier.

L'électrolyse, provenant de courants électriques devoyts endommage souvent les systèmes de distribution d'eau. Dans le:

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villes où des tramways à trolev simple et à rail mal reliés sont en opératsen, il est impossible d'empêcher toute l'élimination de la fuite de courant d'atteëndre les conduites principales. Cette fuite se réduit cependant par l'installation d'alimentateurs de retour aux points radiaux. En Europe, de pareils circuits de retour sont rendus obligatoires par des règlements qui restreignent la chute du voltage dans les rails. Les compagnies de tramways, s'y opposent à cause des dépenses, mais de tels règlements ont cependant été adoptés aux Etats-Unis, par suite d'injonctions de cour à l'effet d'empêcher les compagnies de tranways d'endommager les systèmes de distribution d'eau par les fuites de courant.

Pour opérer un système de distribution avec facilité et empêcher l'interruption du service en cas d'accidents, ruptures des conduites principales ou réparations à y faire, des valves devraient y être placées à une distance n'excédant pas 300 pieds les unes des autres, dans les quartiers du commerce et 800 pieds dans les quartiers des habitations. Il faut les inspecter régulièrement et systématiquement. Dans une ville où l’on supposait qu'une inspection se faisait chaque année, un examen de 7,000 valves a révélé le fait que 49 étaient complètement fermées, 300 partiellement fermées, 12 défectueuses, 100 qui n'avaient pas été installées, 2 remplies de pierre brisée, une vanne de division pour grand service ouverte, et 1,952 bouchées de sédiments rendant le fonctionnement difficile. Dans une autre ville, un grand incendie détruisit tout un carré de maisons, par suite du manque d'eau causé par la fermeture d'une valve dans une des grandes conduites de distribution.

Bien que l'on considère souvent que les hydrautes ne jouent pas un rôle important, ce sont des points de liaison entre les systèmes de distribution et les services d'incendie ct contribuent notablement à la qualité de la protection. On devrait distribuer les hydrautes de manière que de grandes quantités d'eau puissent être projetées sur un grand incendie à une distance qui, en moyenne, ne devrait pas excéder 250 pieds de la prise. La méthode habituelle de placer les hydrautes suivant une mesure linéaire est sans valeur au point de vue de la protection accordée, à moins que la superficie et la iorme des carrés de maisons d'une cité ou ville ne soient connues. Ainsi, en plaçant des hydrautes à des distances linéaires de 200 pieds, dans une ville où les carrés ont 200 pieds de côté, il s'en trouve un par chaque 10,000 pieds de superficie; par contre, la même distribution, où les carrés sont de 800 pieds de côté, ne donnerait qu'un hydraute par 40,000 pieds carrés. La bonne distribution des hydrautes dépend donc uniquement de la superficie à protéger. Lorsqu'il faut concentrer la protection, comme dans les quartiers

du commerce et dès manufactures, il faudrait un hydraute par chaque 40,000 pieds carrés; un par chaque 60,000 à 80,000 pieds carrés dans les quartiers du commerce de moindre importance, la distance entre les hydrautes augmentant, à mesure que l'agglomération de population diminue, jusqu'à un maximum de 120,000 pieds carrés dans les quartiers extérieurs, occupés par des habitations. Une telle distribution est habitueliement suivie dans les grandes villes du Canada; mais on ne semble pas suivre de règles dans les petites villes, et les hydrautes y sont seulement placés à l'intersection des rues.

Le volume d'eau disponible à un point quelconque, pour l'usage des services d'incendies, dépend non seulement de l'emplacement de: hydrautes mais aussi de leur capacité. En plusieurs villes, les quartiers remplis de constructions de prix sont desservis par des hydrautes qui étaient de bonne dimension, au temps de leur installation, mais sont incapables de faire face aux nécessités actuelles. Pour alimenter deux jets d’eau, ou une pompe, on ne devrait pas installer de hydrautes dont les barillets sont d’un diamètre inférieur à 6 pouces. Ceux de 8 pouces avec trois attachements pour boyaux de 2}%% pouces et attachements de 6 pouces à une pompe à vapeur sont préférables. Les hydrautes devraient être modelés de façon à ne pas perdre plus de 3 livres par modèle de 6 pouces sous une pression maximum. On trouve en quelques villes des hydrautes, dont la perte est de plus de 35 livres, entre les conduites principales et la sortie du boyau lorsque 500 gallons en sont pompés, ou que deux bovaux y sont reliés, tandis qu'il y en a d’autres qui fournissent la même quantité et dans lesquels la perte de pression est inférieure à 2 livres.* Une municipalité qui néglige de faire installer les hydrautes les plus efficaces, s'expose à payer des milliers de dollars en frais supplémentaires pour manque de pression. L'entretien des hydrautes en bon état est rendu difficile en plusieurs endroits par le mode de nettoyage des rues et les services des égouts, qui s'en servent

*Une épreuve de hydrautes de même modèle pour perte de pression a donné les résultats suivants:

Débit en Diamitre Diamètre gallons par Perte de pression

No. du barrilet des branches minute livs. par pouce carr’ 1 6 6 500 10.06

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pour le lavage des tuyaux de renvoi. Cette opération a souvent pour résultats d'user les écrous et de faire couler les valves, ce qui occasionne la congélation l'hiver. On devrait empêcher la gelée d'atteindre les hydrautes. La négligence sous ce rapport a causé la propagation de grands incendies avant que les pompiers aient eu le moyen de les maîtriser. 11 faudrait couvrir tous les hydrautes à une profondeur minimum de cinq pieds et jusqu'à six et sept pieds dans les contrées où le froid est excessif, Un bon drainage est nécessaire, soit par voie des conduites d'égouts, soit par infiltration à travers des pierrailles. Des inspections fréquentes s'imposent, afin de s'assurer du bon état de chacun. Dans les quartiers des habitations il faudrait les inspecter et rajuster les diverses pièces, au moins une fois par année, L'inspection quotidienne s'impose dans les quartiers de haute valeur, pendant la rigueur de l'hiver.

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