Rede an mein Haus
3. V. Wie Gertrud. p. 06: Ibid,, p. 56, où il cite ce naïf pro-
Convenons du reste, avec lui, que cette partie de l'éducation proprement dite qui consiste à seconder le développement naturel des facultés humaines est la plus importante, celle qui doit au plus haut point préoccuper l'instituteur; car, si l'éducation dure toute la vie, du moins le rôle de l'instituteur ne se continue que pendant les premières années; et lorsque viendra le temps où l'homme prendra la direction et l'enseignement de lui-même, il sera plus important d'avoir augmenté ses forces que ses connaissances, anobli son cœur qu'enrichi sa mémoire; il vaudra mieux, comme dit Pestalozzi1 : « Qu'il ait appris à croire en croyant, et non par » la science et la compréhension de ce qui est cru ; à » penser en pensant, et non par la connaissance de ce » qui est pensé, ou des lois de la pensée; à aimer en » aimant, et non par le savoir de ce qui est aimable ; à » pouvoir en agissant, et non en entendant mille dis- » cours sur ce que c'est que pouvoir... » En un mot, il faut surtout dégager, diriger et fortifier la volonté, qui est le levier et le point d'appui des forces humaines.
II. Pour concevoir un système d'éducation qui suive l'homme dans ses premiers développements, il ne faut rien moins que « pénétrer dans ses profondeurs de l'essence de l'intelligence et de l'organisme humain2, » il faut être philosophe. Comment diriger cette intelligence, sans connaître ses lois, ses besoins, ses facultés? Comment enseigner la manière de fortifier la volonté et de
verbe suisse : « L'autour et l'aigle même ne peuvent prendre » les œufs des oiseaux dans les nids, lorsqu'il n'en a pas été » déposé. »