‹ PestalozziChapitre 21 sur 50 · Wie Gertrud, etc · texte numérisé non relu

Wie Gertrud, etc

Au reste, Pestalozzi ne veut faire connaître à l'enfant les diverses parties de son corps que pour l'habituer à connaître ensuite tous les autres objets, leurs rapports et leurs distinctions ; mais il tient à ce que cette suite d'études commence par une vue claire et complète, afin que l'enfant soit accoutumé à ne jamais passer d'un premier objet à un second, sans que le premier soit parfaitement connu; loi fondamentale de toute instruction sérieuse.

Mais dans l'enfance, cette loi peut-elle être appliquée? Tous les objets se présentent à la fois aux yeux du nouveau-venu dans la création, et sa première connaissance, semblable d'ailleurs à toute première notion de l'intelligence, est, si Ton peut se servir de cette expression, une synthèse obscure; l'analyse vient ensuite, et dans l'esprit supérieur, suit une synthèse claire et complète, à laquelle la médiocrité n'atteint pas. Laissez l'enfant recevoir l'impression de tous les objets qui le frappent à la fois ; tâchez seulement qu'il les distingue, et la nature est toute puissante pour vous y aider. « Les pre- » miers mouvements naturels de l'homme, dit Rous- » seau1, étant de se mesurer avec tout ce qui l'en- » vironne, et d'éprouver dans chaque objet qu'il aper- .» çoit les qualités sensibles qui peuvent se rapporter à » lui, sa première étude est une sorte de physique » expérimentale relative à sa propre conservation. »

Mais n'y aurait-il pas entre les objets des rapports généraux et simples, sous lesquels on les détermine et par lesquels on les distingue ? Quels sont ces rapports?

Cette question occupa vivement Pestalozzi. Après des

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