‹ PestalozziChapitre 32 sur 50 · Schwancngesang, p. 14 et suiv · texte numérisé non relu

Schwancngesang, p. 14 et suiv

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» comme chrétienne, s'adresse à l'Esprit d'amour;.,. » l'enfant prie avec elle, et croit à l'amour de celui dont » il reconnaît en sa mère les inspirations... Ainsi le fils » de l'homme est conduit par la main de sa mère, et » s'élève naturellement de l'amour et de la confiance » qu'elle lui inspire à l'amour des semblables et au sen- » timent pur de la vraie foi chrétienne et du vrai amour » chrétien... >■>

On le voit en lisant ce charmant tableau que je n'ai pu résister au plaisir de citer, Pestalozzi voulait que l'enfant apprît de bonne heure le nom de Dieu. Est-il besoin de rappeler que Rousseau était d'un avis différent? Qui croit aujourd'hui à ce fameux et inconcevable paradoxe? « Si on parle aux enfants, dit-il, de la » puissance de Dieu, ils l'estimeront presque aussi fort » que leur père1. » Et pourquoi pas? Comment donc posséder jamais une idée plus haute, plus juste, plus adorable de la divinité que l'idée exprimée par ces mots : noire Père? Sans doute, « les idées de création, de

» toute-puissance , ne se présenteront pas dans

r> toute leur force à de jeunes esprits encore occu-

» pés aux premières opérations des sens, et qui ne con- » çoivent que ce qu'ils touchent2. » Mais si l'on attend qu'ils puissent concevoir ces idées clairement, quand donc commencera-t-on de leur en parler? « Il vaudrait » mieux n'avoir aucune idée de la divinité que d'en » avoir des idées basses, injurieuses3. » C'est à vous, mère, c'est à vous, père, c'est à vous, maître, à ne pas donner à votre élève des idées semblables; mais qu'il y a loin de là à dire : Mieux vaut n'avoir aucune notion de

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