Pases
des familles qui vivent sur ses domaines; que chaque industriel s'intéresse aux enfants de ses ouvriers et annexe des écoles à ses fabriques; que chaque commune ait une école ; que les villes aient de plus grandes fondations ; que l'État, enfin, ouvre des établissements publics, élève gratuitement un grand nombre d'enfants pauvres, pour destiner les plus intelligents à l'instruction, le plus grand nombre à l'agriculture; crée des écoles normales auxquelles soient annexées des écoles primaires pour exercer les jeunes instituteurs, répartisse les orphelins, les enfants trouvés, en petits groupes, qui soient confiés, moyennant une augmentation de traitement, aux instituteurs, aux pasteurs, etc.'... Mais surtout que l'Église, que l'État se servent de tous leurs moyens d'influence pour encourager, surtout parmi les classes laborieuses, l'éducation des familles... Plans admirables que Pestalozzi ne vit pas réaliser, mais qu'il laissa dans ses écrits comme un résumé des conceptions de son cœur, comme un programme de ce que devaient, de ce que doivent encore aujourd'hui entreprendre tous ceux qui se sentent quelque dévouaient pour la grandeur de leur pays et le bonheur de ceux qui souffrent. C'est la gloire de Pestalozzi de n'avoir pas désespéré de l'éducation du pauvre. Locke avait écrit : « Je publie » ces pensées que l'occasion a fait naître... Je n'ai écrit » que pour le fils d'un gentilhomme de mes amis, et » traité que les points généraux que j'ai trouvés néces-
» saires pour un jeune gentilhomme de son rang ;
» c'est à l'usage de la noblesse anglaise2... » « Pour
1. V. le Prospectus, publié dans la brochure de M. Joseph Schmidt : Pestalozzi und sein Neuhof. (Zurich, 1817.)