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Wie Gerlrud, lr6 lettre à Gessner

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neur de l'homme; mais le mensonge volontaire, l'adultère accepté de l'âme avec Terreur, est un état de honte et de flétrissure dans lequel un esprit généreux ne saurait vivre longtemps.

Un sublime acte de volonté releva Pestalozzi : « Tous » ceux qui m'attaquaient alors et me ridiculisaient, dit- » il, me faisaient du bien sans le vouloir, sans le sa- » voir, plus de bien qu'aucun homme m'en ait jamais » fait. » Pourquoi? parce que l'anéantissement de ses projets, le mépris de ses rêves, la méconnaissance de ses efforts ne lui laissaient qu'une ressource : donner, par le sacrifice de lui-même, la mesure de sa foi en ses idées, jouer le succès de ses plans sur sa tête et sa vie, en être ou la victime, ou la preuve et l'apologie vivante. « Je veux être maître d'école! s'écrie -t-il. Je le suis » devenu, et depuis ce moment je livre un combat qui » me force, même malgré moi, de remplir les lacunes, » que ma maladresse oppposait à mes plans1. » Il ne se doutait pas de l'épreuve que les circonstances allaient imposer, sans la mollir, à l'énergie de sa volonté.

La révolution française avait pénétré en Suisse; la voix de la France a la puissance de faire vibrer tous les échos du monde, et la Suisse est merveilleusement située pour en recueillir les premiers retentissements; son sol, engagé dans le nôtre, frémit à chacun de nos pas. Mais il est dans les cantons primitifs de la Suisse, foyers antiques de son indépendance, de nobles et admirables populations toujours prêtes à se lever pour défendre la nationalité dont ils sont les créateurs. Ces cantons avaient résisté, et Unterwald à leur tête. Dans les dé-

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