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Pestalozzi s'élait affilié à la Société lielvctique, fondée par Bodmer pour répandre dans la jeunesse le^ idées libérales. Les séances hebdoifiadaîres de celte société étaient surtout consacrées à des conférences dont les théories politiques de Rousseau fournissaient le principal sujet. Ces réunions devaient naturellement devenir suspectes aux: autorités, car les patries, comme ils s'appelaient eux-mêmes, ne se gênaien'l pas pour y dénoncer les abus de poQvoir dont se rendaient cou- •., pables maints fonctionnaires. C'est dans un journal fondé par cette société, dér Erinnerer, et auquel collabora le jeune Peslaloïzi, alors à peine âgé de vingt ans, qu'iïn trouve les premières traces de sa vocation pédagogique. Il y exprime, en efTet, le souhait u que quelqu'un fasse imprimer un petit recueil de principes d'éducation, bons et simples, à ta portée du commun des citoyens ou des paysans, et que des personnes généreuses fassent répandre ce recueil dans le public gratuitement ou pour le (ri-ixd'un schilling (six centimes) «. Les relations de Pestalozzi avec la Société helvétique lui attirèrent de sérieux désagréments, qui ne firent qu'augmenter sa haine de la tyrannie. Dès ce moment il passa aux yeux de l'autorité poiir un démagogue.
L'amour de la nature était alors à l'ordre du jour, et Rousseau, non content d'y convertir ses contemporains par ses écrits, s'eirorçait encore, à l'occasion," de les entraîner par ses paroles. Bodmer nous apprend qu'un jour, en se rendant à Genève, l'auteurjle Vi:inile reçut la visite d'un des jeunes/iairiores helvétiques, Schulthess, a qui il vanta l'état de cultivateur comme le plus heure de tous. « Dans le pays de l'esclavage n, lui dît-il, i il faut être artisan, dans celui de la liberté il faut se faire agriculteur, s Et il lui raconta o qu'il existait en Italie une association de paysans dont le premier article des statuts portait qu'aucun d'eux ne devait s