i/ber die Idée der Elementarbildung
PiifLOCHB. — Peatalozzi» 12
Les moyens exposés précédemment * pour Véducadon intellectuelle sont-ils d'accord avec la base notoirement universelle de toute éducation élémentaire^ c'est-à-dire avec le christianisme ?
Certes oui : comme lui, elle n*est pas le privilège de quelques heureux, et ne peut être enlevée aux pauvres et aux humbles, que rien ne doit empêcher de parvenir au plus haut degré de développement de leurs facultés et de leurs talents, selon les dispositions que leur a données leur Père céleste.
Quels que soient les dons du Créateur, Thomme de bien sent qu'ils sont toujours dignes de son attention et de ses soins. Il les reconnaît partout où il les trouve, comme une sorte de propriété supérieure, divine. « Ah ! » dit l'homme borné et égoïste, « il faut estimer, protéger et cultiver tout le bien, dans quelques mains qu'il se trouve, sinon la terre disparaîtrait. » Malheureux, tu as raison : mais les dons supérieurs de Dieu sont le bien supérieur des hommes, et il faut les estimer, les protéger et les cultiver, en quelques mains qu'ils se trouvent, sinon l'humanité disparaîtrait ^.'
La nature de l'homme étant divine, elle ne peut vraiment, se développer que par le divin qui est en elle. Le monde avec ses passions ne peut la développer humainement K
De même que la méthode élémentaire reconnaît le christianisme, dans son fondateur, comme la manifestation absolue et complète de la nature morale de l'homme, de même elle reconnaît ce christianisme, dans son fondateur, comme la manifestation absolue et complète de la nature religieuse de l'homme, et par là même elle reconnaît la rédemption et le rédempteur du monde. Le rôle de la religion comme moyen d'éducation universelle