‹ Pestalozzi et l'éducation populaire moderneChapitre 118 sur 152 · Ûber die Idée der Elementarbildungy · texte numérisé non relu

Ûber die Idée der Elementarbildungy

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durable. Il a maintenant confiance en sa mère, il est tranquille même quand elle n'est pas là, il sait qu'elle reviendra; il a confiance dans l'ordre établi par elle, il s'y habitue. Au milieu de cette tranquillité, au milieu de cette satisfaction, son amour grandit. Puis le caractère de cet amour change, il veut maintenant quelque chose avec cet amour, il veut que sa mère s'en aperçoive; il veut qu'elle voie qu'il se réjouit, et qu'il se réjouit à cause d'elle; il veut aussi qu'elle se réjouisse à cause de lui, qu'elle se réjouisse de son amour, et c'est ainsi que cet amour développe peu à peu en lui le sentiment de la reconnaissance.

Ainsi, dans cette première période, ce n'est pas par V intelligence que se développe V enfant, c'est par la jouissance'y ce qu'il cherche, ce n'est pas du tout la vérité, c*est la satisfaction. Le premier résultat de son expérience, de son développement, tel qu'il apparaît dans la manifestation vivante de tout son être, n'est donc nullement une notion claire sur quelque chose qu'il reconnaît, ni même un élément pur et simple de cette notion : c'est uniquement l'amour et la confiance qui se sont développés; ce sont uniquement des traces de reconnaissance pour le plaisir et le contentement qu'il a éprouvés.

Deuxième période, — L'enfant approche ainsi peu à peu de la deuxième période, qui est caractérisée par V extension de son amour et de sa confiance à d'autres personnes que sa mère. Mais cette extension n'a lieu que par Tintermédiaire de la mère elle-même. C'est elle qui le conduit vers toutes sortes d'objets pour lesquels elle voit qu'il a un certain penchant, et quand elle le conduit vers un vêtement aux couleurs variées ou vers une belle fleur, vers une cloche qui sonne, un chien qui aboie, etc., quand elle lui fait sentir le parfum de la rose ou de la violette, ou éprouver la chaleur du poêle, quand elle lui fait goûter la poire douce et le miel, en un mot, pour tout ce qu'elle fait avec lui et pour lui, elle lui donne des mots : elle lui nomme les objets dont il a besoin, les objets qui l'entourent, au fur et à mesure qu'ils se présentent à ses

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sens, qu'ils l'affectent, lui font plaisir ou le satisfont. Et elle ne lui donne pas des mots vides, elle lui donne les mots dans la mesure où les objets qu'elle lui nomme lui sont nécessaires, lui font plaisir, lui occasionnent ou lui évitent du déplaisir. Elle lui apprend le langage exclusivement par V action vivante se rapportant aux objets dont elle exprime les noms à l'enfant; elle éloigne sa petite main de la flamme en disant : le feu brûle; elle le détourne avec force du bord de l'eau en lui disant : tu pourrais tomber dans l'eau et te noyer. Tous ses discours sont dans sa bouche, pour son enfant, des enseignements de vérité. Elle développe et affermit la conscience des mots par son action aimante.

C'est sous cette direction maternelle que l'enfant apprend à parler pour les choses elles-mêmes, et non à connaître d'abord les choses pour pouvoir en parler. Le discours n'est pour lui que l'expression des choses reconnues, et la chose n'est jamais considérée comme un simple témoignage des mots enseignés. D'où cette conséquence naturelle, que mieux l'enfant ainsi élevé reconnaît les choses, plus il en parle, et moins il les connaît, moins il en parle. Le développement de ses aptitudes naturelles et de ses facultés a donc lieu d'une façon générale par la vérité de la vie réelle. Il n'exerce pas la force de sa main uniquement pour l'exercer, mais surtout pour s'en servir suivant les besoins et les circonstances. Il exerce et fortifie sa main pour faire quelque chose avec, il ne fait pas quelque chose avec sa main pour la fortifier et l'exercer. De même il ne marche pas sur ses pieds pour les fortifier, mais il les fortifie parce qu'il marche avec, et il marche avec parce qu'il le veut et qu'il le faut.

Si la première période n'a eu d'autre objet que de satisfaire au besoin du développement des facultés de l'enfant sous l'influence maternelle, dans la seconde période l'enfant sent s'éveiller en lui, sous cette même influence, la conscience de la vérité de son être et de son entourage immédiat, ainsi que le rapport qui les relie

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Vun à l'autre. Il acquiert la conscience de ses sens qui s'aiguisent, de sa force qui s'accroît ; il sait ce qu'il peut faire, il pressent ce qu'il pourra faire en conséquence aisément; il veut aussi pouvoir le faire, il s'y essaye. De jour en jour il juge mieux de son propre pouvoir, et juge mieux aussi son entourage; il craint moins, et commence à avoir plus de confiance dans son entourage : mais ces progrès ne se font toujours qu'aux côtés de sa mère, sous sa direction et sous sa protection.

Il n'a confiance qu'auprès d'elle, il ne se plaît nulle part que dans sa chambre à elle, les jeux qu'il trouve dans cette chambre lui suffisent encore pleinement, bien qu'ils ne mettent que faiblement en jeu son esprit et son corps. Il ne se risque qu'avec circonspection jusque devant la porte de celte chambre, et ne se glisse que lentement loin d'elle pour aller dans le jardin voisin s'asseoir sur la verdure, respirer librement au milieu de la vaste nature, cueillir des fleurettes, ramasser des cailloux, des limaçons et des fleurs. Mais qu'un bruit un peu fort se produise, qu'une figure étrangère se montre près de lui, il se réfugie tout doucement et prudemment dans la chambre protectrice de sa mère. C'est encore elle et elle seule qui, pendant cette période, possède sa confiance.

Cependant, au fur et à mesure qu'il connaît mieux l'entourage, il s'habitue peu à peu à être plus tranquille à distance de sa mère. Il s'effraie de moins en moins d'une feuille qui bruit ou d'une figure étrangère qui passe; il attire avec son pain le petit chien, le petit mouton qu'il a vus souvent, même si sa mère n'est pas là; il se risque jusqu'au bout du jardin, regarde sur la route à travers la haie, maintenant il a confiance en cette haie comme il avait confiance dans la porte de la maison, et derrière elle il a plaisir à voir les figures qui passent, même s'il ne les a jamais vues auparavant. Moins il les a vues, plus il les regarde; il est content maintenant lorsqu'elles s'arrêtent devant lui; il regarde tranquillement, à l'intérieur de la haie, le cheval qui paît non loin

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de lui ; et lorsque des gens parlent à haute voix près de lui, mais hors de la haie, il ne fuit plus; il les regarde avec plus d'assurance. Le plaisir de voir plus de gens et plus de choses grandit chez lui de plus en plus, et le pousse à se risquer enfin sous la porte du jardin donnant sur la rue, pour voir et pour entendre de plus près ce qui se passe en dehors de lui.

Troisième période, — C'est ainsi qu'il parvient peu à peu à la troisième période de son développement. // sent maintenant la sécurité que lui donnent ses notions et ses forces croissantes, mente loin de la main de sa mère et de la protection de son amour. Sa confiance en luimême augmente de jour en jour, et il sait chaque jour davantage en quels objets il peut ou ne peut pas avoir confiance. Il sent augmenter de jour en jour les facultés qui lui sont nécessaires pour se tirer d'affaire et se protéger lui-même. Et il faut qu'il arrive à ce sentiment; les facultés qui se développent en lui l'incitent toutes à essayer tout seul de les utiliser; s'il n'a pas occasion de les utiliser, la force qu'il a en lui reste sans être satisfaite. Cela, il le sent : il doit les utiliser et il veut les utiliser autant qu'il peut. 11 veut maintenant pouvoir faire davantage. La chambre maternelle devient alors trop étroite pour ce vouloir. Sa mère elle-même n'est plus tout pour lui, elle n'est plus à elle seule son monde. Il connaît maintenant un monde en dehors d'elle. Aussi ne se trouve-t-il plus bien exclusivement auprès d'elle. Ces deux choses : être bien et être auprès de sa mère ne se confondent plus en une seule. Il se trouve bien aussi loin d'elle. Il s'éloigne d'elle pour courir vers d'autres enfants qui jouent, sans s'inquiéter de savoir s'il y en a parmi eux qu'il n'a jamais vus ; il joue avec eux comme s'il les connaissait et se trouve bien au milieu d'eux; il y retourne le lendemain, le surlendemain ; il établit des relations avec eux, les ramène avec lui à la maison, en disant : Papa et maman ^ voyez, fai 'des amis! Et ceux-ci l'emmènent également chez leurs parents en disant : C'est notre ami. L'horizon de sa vie

s'est élargi, le cercle de son expérience s'est étendu.

Maintenant ses facultés se développent dans le com." merce de ses camarades au milieu de la vie du monde, comme elles s'étaient développées auprès de sa mère^ au sein de la vie domestique. Sa mère lui a appris à marcher, ses camarades lui apprennent à courir, à sauter et à grimper. Sa mère lui a appris à parler, ses camarades lui apprennent à chanter, à siffler et à crier. Sa mère lui faisait prendre, apporter, emporter tels ou tels objets dont elle avait besoin ou dont il avait besoin; ses camarades lui font prendre, porter, saisir et jeter ce qui lui fait plaisir à porter ou à jeter, et aussi ce qui est lourd et exige de la force. Aussi cette force s'accroît-elle de plus en plus, et non seulement celle du corps, mais aussi celle de l'esprit. 11 regarde maintenant plus librement dans le monde qui l'entoure; son cœur aussi s'élargit ; le milieu qu'il aime et dans lequel il a confiance agit maintenant à son tour sur l'extension de son activité intellectuelle et de ses forces physiques, qui devient désormais pour lui, à tous égards, un besoin plus grand et plus général.

Il sent ce besoin, qui le pousse, et il commence peu à peu à aspirer vers tout ce qu'on peut savoir, pouvoir et posséder en ce monde. Il semble alors que l'esprit de son éducation enfantine, le sentiment de sa faiblesse d'enfant et du manque d'assurance, de la crainte et de l'hésitation qui en résultaient, tende à disparaître ; il semble que le lien qui existait entre lui et sa mère comme le point de départ sacré de tout son développement, veuille se rompre tout à fait, et que lui-même veuille librement entrer dans le monde, sans guide ni protection. Mais le peut-il? Peut-il interrompre ainsi tout à coup la marche timide et prudente du premier développement de son bas âge? Le lien protecteur et éducateur qui existait entre lui et sa mère peut-il être rompu sans qu'il en soit établi un autre semblable entre lui et la nature? L'enfant doit-il donc maintenant s'arrêter au milieu de son existence pure, au moment même où son âme s'élève

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par la vie? Sa mère doit-elle et peut-elle le laisser maintenant partir loin d'elle sans s'en inquiéter ? N'a-t-il plus besoin d'elle, ni d'aucun guide qui le dirige dans le même esprit qu'elle? Faut-il qu'elle laisse maintenant libre cours à son désir nouveau de connaître librement tout ce que le monde sait, peut et veut, sans qu'il soit tenu compte de l'esprit dans lequel elle a exercé son action auparavant?

Ici Pestalozzi décrit très pathétiquement les angoisses de la mère, qui se demande naturellement ce que va devenir son enfant. Il reconnaît aussi que ce dernier est gravement exposé à perdre l'innocence et la pureté que lui assurait la protection maternelle : car, jusqu'à présent, sa prétention de savoir, de pouvoir et de vouloir est excitée par un instinct purement animal, et n'est pas encore élevée à la hauteur d^une aspiration humaine.

Enfin il perd son innocence, et tombe volontairement dans Terreur; l'instinct matériel, plus fort que les sentiments, l'entraîne au mal, qu'il connaît parfaitement : il sait ce qui est mal, et il le fait néanmoins. La crainte et la timidité qui, auparavant, le faisaient reculer, dans le sentiment de sa faiblesse physique, devant un objet matériel inconnu, devraient maintenant le faire reculer, dans le sentiment de sa faiblesse morale et intellectuelle, devant le mal et l'injuste; et de même qu'alors, quand il se sentait en péril, à cause de sa faiblesse physique^ il avait besoin d'avoir foi dans la protection et l'amour de sa mère, de même à présent, lorsqu'il se sent en péril à cause de sa faiblesse morale et intellectuelle, il a besoin d'une foi nouvelle pour se préserver du mal, qu'il connaît, et se former avec sûreté au bien. Il a donc besoin plus que jamais de maintenir sûrement en luimême cet état d'âme aimant, croyant et édifiant qui contribua si puissamment et si saintement à assurer son premier développement. La cessation de cet état d'ame est incontestablement l'écueil contre lequel il doit aussi sûrement échouer, s'il n'est pas guidé à ce premier degré de son éducation intellectuelle et morale, qu'il eût

échoué au début de son éducation physique sans la direction protectrice de sa mère.

Naissance de l'enfant a la vie morale. — Première ÉDUCATION religieuse. — Cest le moment où V enfant naît à la vie morale. Ce moment est décisif pour son existence, et le péril est grand.

Gomment s*y prendra-t-on pour donner à Tenfant, en se conformant à la nature, les habitudes morales qu'exige son développement moral? La nature demande que Ton continue par l'éducation ce qu'elle a fait jusque-là par l'instinct; elle demande que l'on maintienne cet état d'âme croyant et aimant dont l'enfant a joui jusqu'à présent dans son innocence. La base fondamentale de cet état d'âme, la foi de l'enfant dans sa mère, faiblit et chancelle. La nature veut de nouveaux moyens d'exciter sa foi. Or l'enfant ne peut, sans rompre tout à fait la suite naturelle de son développement moral, sortir de la période où vit en lui d'une façon matérielle et instinctive, la foi en sa mère, sans que les premiers germes de la foi en Dieu aient été déposés profondément dans son âme. Mais cela n'est possible à cette période que par les moyens matériels ou sensibles : c'est même une nécessité. La nature demande que, avant que les motifs sensibles de la foi en sa mère se soient affaiblis chez l'enfant, les motifs sensibles de la foi en Dieu aient été déjà développés et excités en lui. C'est dans cette fusion sensible des premiers éléments de la foi en Dieu avec la vérité et la force de la foi de l'enfant en sa mère que réside l'unique possibilité de maintenir d'une manière continue et conforme à la nature, la pureté d'âme de l'enfant, de laquelle doit sortir, dans toute sa sainteté, la moralité de l'homme. C'est par là seulement que l'attachement dû à l'instinct matériel peut s'élever à la hauteur d'un sentiment moral et intellectuel : autrement, le lien sacré que la nature a établi entre le bas âge et la période de croissance de notre humanité est rompu, et la grande œuvre de la nature qui, par la puissance de l'amour,

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conduit l'enTant par le chemin de la foi au plus liaut degré d'ennoblissement, reste ineriicace.

Assurer e.t maintenir cette grande œuvre de la nature dans tome sa pureté et dans toute sa force : telle est la base essentielle de l'idée de Véducaiion élémentaire ; c'est pourquoi elle prétend être coarorme à la nature. Elle y parvient en maintenant tout simplement l'art pédagogique dans les voies de la nature. Elle procédera donc, à ce premier degré de l'éducation morale, par les moyens sensibles.

■Telles sont les raisons pour lesquelles il est essentiel, dans l'éducation morale de l'enrant, que l'impression sensible de la foi de ses parents en Dieu se confonde avec la première impression sensible et intuitive de la manière £être et d'agir de ses parents. Il est bon qu'il les voie tous les jours prier au moment voulu, comme il les voit lui apporter aux mêmes heures son déjeuner et son dîner. Il est bon qu'il voie de bonne heure chez eux la crainte de Dieu, et la crainte de faire quoi que ce soit de contraire à sa volonté, comme il constate qu'ils ont du respect pour les personnes étrangères d'un rang plus élevé etiqu'ils évitent de leur être désagréables. 11 est bon qu'il les entende parler de bonne heure de Jésus- Christ, de sa vie exemplaire et de sa itiort sublime, comme il les entendrait parler de la vie exemplaire et de la mort pieuse de leur père. II est bon qu'il voie souvent l'image du bon Jésus, que sa mère la lui montre comme elle lui montrerait celle de son père, pour éveiller par là son amour pour lui. Il est bon que le jour du Seigneur lui paraisse dès son bas iige comme un jour solennel, consacré à Dieu; que les chants religieux, le son des cloches, le repos des jours de fête fasse dès IMge le plus tendre une impression profonde sui lui li éveille en lui d'une façon pour ainsi dire sensihk, niatêrielle, un profond respect de Dieu; qu'il ne prenne pas une cuiller pour manger sans joindre ses mains et ajipeler la bénédiction de Dieu sur son repas; ni qu'il aille se coucher le soir sans se recommander à Dieu ni se lève

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le matin sans avoir dit sa prière du matin. Il est bon qu'il croie à réternité avant d'avoir la notion du temps, et qu'il craigne de bonne heure les châtiments de l'éternité comme il craint les verges de sa mère. Oh! oui, quand son enfant est au bord d'un ruisseau sur lequel est jetée une mauvaise passerelle d'où il pourrait tomber et se noyer, elle lui dit : Ne traverse pas! Et s'il traverse néanmoins et qu'elle le voie, elle accourt toute pâle vers la passerelle, l'en arrache et lui dit encore : Ah ! mon Dieu ! mon Dieu ! ne va pas sur cette passerelle^ tu pourrais te noyer! et quand il rentre, elle lui montre les verges en lui disant : Si tu y retournes, je t'en donnerai. Si malgré tout cela il retourne sur la passerelle, elle lui donne les verges, et alors il n'y va plus, et il ne continue pas moins d'aimer sa mère comme auparavant '.

De l'idée de Dieu. — C'est ainsi que Pestalozzi réfute l'opinion de Rousseau, d'après laquelle il ne faudrait pas parler de Dieu aux enfants avant quils soient en état de comprendre quil y a un Dieu, et ce quil est. Ne devra-t-on alors rien dire à l'enfant de son grand-père défunt, dans la maison duquel il habite, dont son père est l'héritier, et dont il revoit les traces à chaque place où se portent ses regards? Son père et sa mère ne lui parleront-ils jamais de son grand-père avant qu'il sache comment les générations humaines se succèdent et qu'il comprenne que son père ne pourrait être là si son grandpère n'avait pas existé? Quelle absurdité ! Or, l'absurdité est-elle moins grande de ne pas vouloir parler de Dieu à l'enfant avant qu'il soit en état de comprendre par la raison qu'il y a un Dieu, et qu'il n'existerîiit pas s'il n'y avait pas de Dieu?

La base de la morale est la foi et non les IDÉES. — Les éléments de la morale ne reposent pas

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