Schwanengesang
190 l'Éducation élémentaire
de leur patrie, en un mot de choses qui les touchent en ce inonde *.
La Bible n^exige pas de Thomme la science de la religion, mais la pratique de la religion. Tout essai d'expliquer la religion 'ue fait qu'enlever au peuple son état d'âme simple et droit.
Il ne s'agit pas d'échauffer le zèle religieux par des mots, ni par des images quelconques ayant la prétention d'expliquer ce qui est là-haut, ni ce qui est sur terre, ni ce qui est dessous, mais d'éveiller un état d'âme conforme à la pratique des devoirs religieux.
Les choses temporelles et terrestres, depuis que la terre et le monde ont été créés, sont ^a base la plus vraie, la plus sûre et la moins trompeuse de la vraie religion pour le peuple. Les ronces et les épines que le Seigneur fait croître sur la terre sont encore, aujourd'hui comme il y a six mille ans, ce qui apprend le mieux à l'homme à connaître Dieu; c'est pourquoi il doit être élevé complètement pour les choses terrestres.
Mais il est impossible de modifier la routine du clergé et de lui donner sur ce point des idées fermes, claires et pratiques. Sa situation et sa culture l'entraînent trop à détourner son attention de la force que l'on devrait développer dans l'âme du peuple pour les choses terrestres, afin de ne pas l'abandonner dans les premiers besoins de la vie, sur la satisfaction desquels repose tout le reste ^.
Comment la mère développe l'idée de dieu chez l'enfant. — De même que les premiers actes de la mère simple et intelligente nous fournissent le modèle typique de réducation intellectuelle, et ceux de la mère innocente et pure celui de l'éducation morale^ de même aussi les premiers actes de la mère pieuse nous fourniront le modèle type de l'éducation religieuse» Son enfant est