Wie Gerlrud, etc., XIV
esprit s'élève au-dessus de la nature visible, son idée personnifiée de Diieu. s'élève au-dessus de toutes choses visibles et transitoires pour arriver à la conception d'un créateur et maître invisible et éternel de la nature, d'un guide et d'un père de l'humanité enveloppé d'une lumière inaccessible, aux yeux duquel rien n'est caché, et dont ne peut approcher que ce qui est sain.
\u^ éducation élémentaire fonde Véducation religieuse sur la base sacrée du christianisme, et la fonde pareillement sur la base inébranlable de la façon d'agir de la mère; De même qu'elle a entrepris son éducation Intel' lectuelle et morale dès. le moment où, l'ayant amené à avoir conscience de lui-même, il a pu dire : Je suis, de même elle entreprend son éducation religieuse au moment où, conscient par lui-même de l'idée de Dieu, il peut penser cette parole sublime : Dieu est. C'est avec cette pensée qu'elle le conduit dans la nature, lui montrant Dieu d'abord dans ses phénomènes, puis en lui-même, puis dans rhistoire...
Mais que dis-je? U éducation élémentaire fait tout cela ? Non, elle ne le fait pas. Elle se borne à vouloir, à essayer, à demander. Elle pose ses principes, pour engager celui qui se sent la force de les appliquer à les appliquer^ afin d'en accepter l'application avec reconnaissance*.
Conformité de l'éducation élémentaire et du CHRISTIANISME. — Le développement des facultés humaines par V éducation élémentaire reposant sur Vamour et la foi, il en résulte tout naturellement qu'elle doit conduire à des pensées, à des sentiments et à des actes chrétiens»
Il va sans dire que la religion en elle-même « forme ni un commerçant, ni un industriel, ni un savant, ni un artiéte« Mais ce qu'elle ne donne pas, elle l'acliève, elle sanctifie ce qu'elle ne créé pas et hËnit ce qu'elle n'enseigne pas. Elle fortifie, développe et assure l'état d'âme
\i Uber die Idée der Elemeniarbildung^ §§ 86-90.
l'éducation morale et religieuse 193
qui élève, sanctifie, purifie et rend vraiment humain l'état du commerçant, de Tindustriel ou de tout autre.
La religion nous fait sentir profondément la partie matérielle, animale de notre chair et de notre sangi qui enveloppe, pour la perdre et retéiifdre, l'ëtincelîe divine qui l'anime et nous élève pour soutenir contre elle un combat sérieux et incessant.
Le développement des facultés intellectuelles ne suffit pas pour la vraie éducation morale^ parce qu'il dépend trop de rmfluence de la partie animale de notre nature; il ne conduit, pas, sans le concours d'autres facultés supérieures qui luttent contre l'élément animal de notre être, au développement de la nature pure et divine de notre être intérieur, il ne conduit pas à l'effort vrai, réel vers la perfection, ni à la perfection même, sans laquelle on ne saurait concevoir la vraie moralité. ^
Cet effort vers la perfection qui peut seul détruire en nous tout germe de conflijL^e peut être le résultat que de la recherche sérieuse ae l'àssfstancfi et de la grâce divines. La sincérité de cette recherche conduit sûrement à la piété et à la ^ière; mais la sincérité de la piété et de la pi'ière ne saurait se concevoir sans la sincérité de la foi en Dieu et de l'amour de Dieu. Tel est le lien étroit qui unit l'idée de VéducatLon élémentaire dans son essence avec l'esprit du christianisme,'&e sa foi divine et de son amour divin.
Aucun des moyens employés pour mettre en jeu les facultés communes à notre race, s'il procède des instincts matériels et charnels, au lieu de procéder de l'esprit et de la vie de notre êlre divin intérieur, ne peut être considéré comme un procédé élémentaire.
C'est encore par son lien étroit avec le christianisme que V éducation élémentaire se distingue de l'éducation du temps '.