‹ Pestalozzi et l'éducation populaire moderneChapitre 127 sur 152 · Voir p. VI · texte numérisé non relu

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« Je croîs qa'il est très mauTaîs que Thabitaiàt du viil^^ soit obligé de payer poar rîiistraction.de s«^ yd a m î S j car le prix de Técole, si minime qu^il soit, est bien souvent, dans.ces temps malheureux, une raison qui empêche le paysan d'y envoyer ses enfants. Or, je voudrais que chaque enfant, à partir de Tâge de cinq ans, fût tenu de Fréquenter Técole, et que le pasteur n'en admît aucun à la communion avant qu'il eût acquis un certain degré d'instruction à déterminera » *

Zedlitz était encore d'accord avec Rochow^ pour donner aux paysans une éducation plus conforme a leur état et condamner les ^^inciennes méthodes d'enseignement populaii:e. Voici ce qu'il lui écrivait à ce propos : « Tout enseignement devant tendre, comme vous le cemarquez si justement, à éclairer les enfants des paysans en vue de leur profession future et à donner à leur intelligence une culture conforme à leur état, il est bien évident qu'un enseignement ainsi donné doit être infiniment plus péiiible que lorsque le maître d'école se contente de faire apprendre par cœur aux enfants une page du caté<:^ chîsme de Luther^. j> Enfin, deux ans plus tard, à propos d'une inspection qui lui avait donné l'occasion de constater une fois de plus la résistance du clergé, il écrivait encore àRochow : « 11 «st difficile de défricher le pays avec un tel attelage^. »

Malheureusement, Frédéric II n'eut pas le temps d'achever sa réforme, et sous le gouvernement réactionnaire de son successeur Frédéric-Guillaume II, il n'en fut naturellement plus question. Ce n^est qu'en 1798 que Frédéric-Guillaume 111, r^renant la tradition libérale du grand roi, remit à l'étude cette importante question de l'organisation de l'instruction populaire. « Il est temps enfin », écrivait-il à son ministre de Massow, « qu'on

• 1. Lettre de Zedlitz à Rochow, dp 7 janvier 1773. (Rochow, LiUerarische Korrespondenz^ édit. Jonas, 1885, n" 18, p. 28.)

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