‹ Pestalozzi et l'éducation populaire moderneChapitre 128 sur 152 · Lettre du 11 avril 1775 {Ibid., n» 44, p · texte numérisé non relu

Lettre du 11 avril 1775 {Ibid., n» 44, p

200 INFLUENGB DE PESTALOZZI

s'occiTpe de doQner aux enfants des bourgeois et des paysans une éducation et une instruction appropriées ^ »

Le terrain était donc admirablement préparé pour recevoir le germe Jjécondant des idées de Pestalozzi : c'est en etfet à ce moment précis qu'elles pénétrèrent en Prusse. Dès 1792, Rochow lui-même écrivait à l'auteur de Léonard et Gertrude ces lignes enthousiastes : « Pestalozzi I Faust! Sages amis des hommes! Recevez ici l'expression publique de ma gratitude pour vos derniers travaux. Moi aussi je crois, comme vous, que l'humanité souffre de maux qu'on peut guérjr » *, En 1802, Gruner', s'appuVant sur les rapports élogieux parus dans les journaux allemands et surtout sur le rapport du deyen Ith, avait lancé un appel pressant à ses compatriotes pour les inviter à souscrire aux livres élémentaires de Pestalozzi *. Enfin Herbart avait publié en 1802 son écrit -intitulé : L'idée d'un ABC de l'intuition^ de Pestalozzi. '

Tint d'éloquents témoignages devaient forcément atti* rer l'attention du roi : « La méthode de Pestalozzi », écrivait-il à Gedike le 23 avril 1803, « dont oKrait tant l'éloge en ce moment^^a aussi attiré mon attention. » Et le roi pria Gedike de se rendre à Burgdorf pour étudier sur place la fameuse méthode et lui en faire un rapport. Nul ne' pouvait mieux s'acquitter de cette mission que Je réorganisateur de ^'enseignement secondairèjprussien'*. Malheureusement, il mourut avant d'avoir pu accomplir le désir du roi, le 2 mai 1803. Ce fut un autre envoyé prussien choisi par le ministre Voss, l'inspecteur d'écoles normales Jeziorowski, qui se rendit à Burgdorf, où il séjourna de la fin de juillet.au commencement d'oc-

1. Bruno Gcbhardt, Die Einfuhrung der Pestalozzischen Méthode in Preussen, Berlin, 1896, p. 8.

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