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pestalozzîenne, et dans lequel, s'appuyant notamment sur les rapports ou écrits de Jeziorowski, d'Ith, de Herbart et de Soyaux, il s'efforçait de donner une critique impartiale de cette méthode, doni: les côtés faibles ne lui avaient pas échappé. Enfin, un des visiteurs de l'institut de Burgdorf," Plamann, avait obtenu Fautorisation d'ouvrir à Berlin en 1805 une école pestalozzienne, qui jouit d'une grande vogue jusqu'en 1830.
Les événements de 1806, en arrêtant brusquement la réorganisation commencée, devaient mieux que toutes les discussions en démontrer la nécessité urgente et en provoquer l'achèvement. « VÉtat », disait en effet le monarque vaincu à léna, « doit regagner par les forces intellectuelles ce qu'il a perdu en forces physiques. » >■/ Ce fut le philosophe Fichte, l'ardent apôtre de l'indépendance, qui se chargea de développer cette parole mémorable dans ses Discours à la nation' allemande *, dont le principal objet était de démontrer que le salut de l'Allemagne était désormais dans l'éducation nationale. Or, la réforme de l'enseignement secondaire, grâce au mouvement philanthropiniste, était accomplie ; la neutralité religieuse de l'école, réclamée si vivement par Basedow, était légalement reconnue et les écoles de tous ordres déclarées institutions de l'Etat par le code prussien de 1803 ^. L'œuvre du grand Frédéric, qui avait, lui aussi, rêvé d'établir cette éducation nationale, était donc réalisée en partie : mais l'enseignement primaire restait à organiser. C'est sur ce point que Fichte appuya de toute la force de son éloquence. « On va nous faire une constitution », dit-il, « nous indiquer nos alliances et l'emploi de nos forces... il n'y a que l'éducation à laquelle on n'ait pas songé. » Et, se demandant sur quelles bases devait s'appuyer « la nouvelle éducation », c'est-à-dire l'éducation nationale, il répond sans