Biite an Menschenfreunde, etc. Voir p. 9, note
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faisante direction. Quelques-uns même étaient déjà tellement habitués à la mendicité et au vagabondage, qu'ils étaient à l'avance réfractaires au genre de culture qu'on voulait leur donner. Bien mieux, les parents de plusieurs d'entre eux se plaignaient de ce que la situation de leurs enfants ne répondît point à leur attente *. Au milieu de ces difQcultés, Pestalozzi commit encore la faute de joindre, à sa filature un commerce de tissus de coton, qui ne réussit pas mieux. L'établissement tomba dans une prompte décadence, et bientôt son fondateuw se trouva dans l'impossibilité de faire face à ses engagements.
Dans sa détresse, Pestalozzi envoya à Iselin, avec prière de la publier dans ses Ephémérides^ ^ une adresse aux philanthropes ', pour les inviter à soutenir son œuvre.
Tout en reconnaissant ses fautes, il refusait de se laisser convaincre des difficultés qui l'arrêtaient. Plus elles grandissaient, plus son courage augmentait : « Quand il y en aurait encore davantage, et que l'ombre' de forces qui me restent serait encore moindre, j'aspirerais jusqu'à mon dernier souffle vers mon but... G'est^ une joie indescriptible de voir grandir et se développer déjeunes enfants, garçons et filles, naguère misérables, de voir le contentement peint sur leurs visages, de former leurs mains au travail, d'élever leurs cœurs jusqu'au Créateur, de voir les larmes de l'innocence en prière briller dans les yeux d'enfants aimés, et- de pressentir dans une race dégradée et perdue l'espoir lointain de sentiments et de mœurs dignes de la jeunesse. C'est une joie et une félicité indescriptible de voir grandir l'être humain, image de son Créateur tout-puissant, sous des formes et avec des dons si multiples, et de décou-