EphemerUlen der Menschheii (1776-1778 et
3. Bitie an Menschenfreunde und Gônner zu giitiger Unierstiit' zung einer Anstalty armen Klndern aiif einem Landhause Auferzithung und Arbeii zugebeny \111.
vrir alors, là où personne ne s'y attendait, chez le fils misérable et abandonné du plus pauvre manœuvre, peut être un esprit distingué, un génie à sauver. »
Les rapports publiés en 1778 par Pestalozzi dans les Ephémérides nous donnent des détails intéressants sur la marche de son établissement, qui comptait alors cinquante personnes, dont trente-six enfants, sept ouvriers ou ouvrières et quatre domestiques. Les bénéQces n'étant pas en rapport avec les charges, tout ce monde vivait dans un état voisin de la misère. « Pendant des années », dit-il « je vécus au milieu de plus de cinquante petits mendiants, partageant dans la pauvreté mon pain avec eux, vivant moi-même comme un mendiant, pour apprendre à des mendiants à vivre comme des hommes ^ » Faute de ressources et criblé de dettes, Pestalozzi se vit obligé, au commencement de Tannée 1780, de fermer les portes de son établissement, et il n'échappa à la ruine complète que grâce à l'aide de quelques amis et à la bonté touchante de ses créanciers.
Gomme on pouvait s'y attendre, il ne manqua pas de voix dans le public pour le railler de son échec. Ses meilleurs amis ne se gênaient pas pour dire « qu'il finirait ses jours dans un hôpital ou même dans une maison de fous* ». Un seul ne l'abandonna pas : ce fut encore le bon Iselin, « son Iselin », comme il l'appelle, « son père, son maître, son soutien, sa consolation », qui lui rendit la foi en lui-même et l'engagea, d'accord avec Fiisslî, à écrire des livres pour le peuple.
Pestalozzi ne vit dans ce nouveau genre d'activité qu'un moyen d'améliorer sa situation, car personne moins que lui n'était doué pour écrire. « J'avais telle-