‹ Pestalozzi et l'éducation populaire moderneChapitre 18 sur 152 · Schwanengesang, g · texte numérisé non relu

Schwanengesang, g

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ment négligé ma culture personnelle, que j'en étais presque arrivé à ne plus pouvoir écrire une ligne sans commettre de fautes ^ » « Il se résigna donc à écrire », nous dit-il, « comme il se fût résigné alors à faire des perruques, pour donner du pain 'à sa femme et à son enfant. »

Deux premiers opuscules, la Veillée d'un solitaire * et un discours sur une question proposée par la Société d' encouragement de Baie [De l'opportunité de restreindre le luxe des citoyens dans un petit Etat vivant de commerce '), ayant passé inaperçus, Pestalozzi essaya d'écrire cinq ou six histoires dans le genre des Contes moraux de Marmontel, qu'il avait justement sous la main. De ces essais, le dernier seul lui plut : c'était Léonard et Gertrude *, ' sorte de roman social, le premier de ses ouvrages importants, celui auquel il dut sa renommée, et « qui coula de sa plume sans qu'il sût comment, sans qu'il en eût en 7 tête le moindre plan, ni qu'il eût songé à en faire un' ». La première partie, corrigée par Iselin, parut en 1781, à Berlin, sans nom d'auteur, et en 1783 suivit une traduction française éditée également à Berlin ® ; les trois autres parties parurent successivement en 1783, 1785 et 1787. Entre temps, il faisait paraître : Christophe et Élise (1782), sorte de commentaire de la première partie de Léonard et Gertrude^ mais qui n'eut aucun succès; puis une feuille périodique intitulée : Ein Schveizerblatt (1782), dans laquelle, sur le conseil d'Iselin, il devait traiter de « tout ce qui, petit ou grand, est bon

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