‹ Pestalozzi et l'éducation populaire moderneChapitre 32 sur 152 · Blochmann, Ileinrich Pestalozzi^ pp · texte numérisé non relu

Blochmann, Ileinrich Pestalozzi^ pp

2. Ce sont notamment ceux de Yulliemin [Souvenirs, pp. 19-26, cités dans Guillaume, Pestalozzi, pp. 255 et suiv.), de Gornélie Cha vannes [Biographie de Pestalozzi^ Lausonne, pp. 141-143, et Guillaume, ibid., p. 229), et de R. de Guimps (Histoire de Pestalozzi, pp. 332-340, et Guillaume, ibid., pp. 230-235.>

maîtres et sut capter la confiance de Pestalozzi ^ Aussi ce dernier avouait-il naïvement cette influence en disant : a Je ne comprends plus moi-même : si vous voulez savoir ce que je pense et ce que je veux, il faut le demander à Niederer. » Cependant, le contraste entre ces deux hommes était trop vif pour que cette illusion pût être de longue durée.

Les tendances de Niederer trouvèrent d'abord un adversaire déclaré dans la personne de Joseph Schmid, ancien élève que Pestalozzi avait décidé à rester avec lui. Pestalozzi montra a un peu trop tôt et imprudemment », comme il l'avoue lui-même, ses préférences pour ce jeune maître, en qui il voyait déjà « le premier soutien de sa maison », et à qui il accorda toute sa confiance. Il y avait là des germes de discorde qui ne tardèrent pas à se développer, et Pestalozzi, qui en souffrait beaucoup, n'avait pas la fermeté nécessaire pour les étouffer. Il exprime sa douleur à ce sujet dans son Discours de nouvel an de Î808, qu'il prononça devant son cercueil ^, comme il avait l'habitude de le faire quand il jugeait à propos d'attendrir ses auditeurs : « Je ne suis pas heureux. La glace s'est brisée sous nos pieds chaque fois que j'ai voulu marcher d'un pas ferme... » Et après s'être accusé lui-même d'être la cause de tout le mal, il conclut ainsi : « Voici mon cercueil : c'est là qu'est mon salut. »

La même année, quatre maîtres, Tobler, Hopf, Barraud et Steiner, quittèrent Pestalozzi. Frœbel, qui était déjà venu visitei' l'institut en 1805, y revint en 1808, avec ses élèves, les fiis de M. de Holzhausen, de Francfort, et y passa deux années.

Cependant l'établissement commençait à être attaqué de tous côtés, et particulièrement dans les journaux

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