‹ Pestalozzi et l'éducation populaire moderneChapitre 44 sur 152 · Wie Gcrtrud, etc., X, g · texte numérisé non relu

Wie Gcrtrud, etc., X, g

La nature humaine, avec toutes ses facultés et toutes ses dispositions natives, tous ses besoins et tous ses états, n*est pas seulement le point de départ et le centre de l'éducation, elle en est le but suprême, Tobjet unique ^

Vivre, être heureux dans sa condition et devenir utile dans son milieu, telle est la destination de l'homme, tel est le but de l'éducation des enfants.

Le fondement de toute bonne éducation réside donc dans l'emploi attei^tif des voies et moyens propres à donner naturellement et facilement à tout enfunt, selon sa po'sition, Tes talents, les sentiments, les opinions et les relations d'affection qui peuvent le rendre heureux et en faire, dans sa position, un membre utile de la société *.

L'enfant doit être considéré à chaque degré de l'éducation et de rinstruction comme un tout^.

Il ne s'agit pas dans l'éducation de développer exclusivement l'intelligence, mais bien l'homme tout entier *.

Un enfant est p^:Iait.ement élevé lorsqu'il a appris à smgner ce qui lui appartiendra plus tard, à le tenir en ordre, et à en faire usage pour le bien-être des siens '.

L'art pédagogique doit avant tout faire mûrir, ou tout au moins laisser mûrir la nature dans sa propre œuvre, et ne jamais appliquer ses procédés à la force de la nature non encore mûrie, sinon ces procédés euxmêmes ne mûriront jpas, ne pourront pas mûrir ^.

Un enfant qui sait prier, travailler et penser est, dit-on, à moitié élevé, Pestalozzi est de cet avis, et

i. Ûber die Idée der Elementarbildung, § 13.

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