Voir p
l'espèce humaine s'éteindrait en vérité aux quatre coins du monde.
Supériorité des gens du peuple au point de vue DE l'éducation. — En effet, de quelque côté que nous /jetions les yeux, nous voyons l'honnête homme du peuple mieux élevé pour lui et pour sa situation que les gens des classes supérieures et que ces petits bonshommes façonnés par ces bandes de jeunes philosophes qui, à force d'étudier, de raisonner sur des abstractions et de s'abandonner à leur sensibilité, perdent de jour en jour davantage l'usage de la vue et de rouîe et ne tirent naturellement aucun parti, ni pour eux ni pour leurs élèves, du travail qui se fait à l'intérieur de la maison.
Modèles a suivre. — L'expérience étant le sceau de la vérité, c'est sur elle qu'il faudra se guider. Par con- . séquent, les hommes qu'il faudra considérer comme ayant la meilleure éducation sont ceux qui sauront le mieux tenir leurs affaires domestiques ou industrielles.
Voyez les domaines seigneuriaux, les maisons des familles bourgeoises et les chaumières de paysans où le bien-être a duré d'une façon ininterrompue pendant des siècles : c'est que depuis des siècles on y a appliqué les principes de la vraie éducation humaine. Et vous verrez que toutes ces familles, malgré les différences de conditions, ont eu au fond un ordre intérieur absolument identique, et très simple. Vous constaterez invariablement que le mari et la femme ont appris du père et de l'aïeul les mœurs et les coutumes qui feront le bonheur de leur famille dans les siècles futurs comme elles l'ont fait dans les siècles passés. Vous constaterez que ces gens ne doivent rien ni à l'école ni à la pédagogie. Partout où ces familles ont dépéri, c'est que l'éducation des enfants n'avait pas été en harmonie avec leur situation *. ^