‹ Pestalozzi et l'éducation populaire moderneChapitre 6 sur 152 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

XVII' siècle, réalisé un progrès considérable et indi<jué en partie la route à suivre en montrant le profit qu'on pouvait t^*ër, pour l'enseignement, de l'observation directe, ou par l'image, des choses sensibles, et en créant la méthode appelée depuis iAtuilife, ou enseignement par l'aspect.^ Mais ses procédés, purement empiriques, étaient tombés dans l'oubli; et Basedow, en les reprenant plus tard, il la fin du xviii° siècle, sans voir d'ailleurs toute refendue du problème pédagogique qui restait à résoudre, ne les avait appliqués qu'à l'instruction des enfants de la bourgeoisie, 'de sorte que sa tentative n'avait guère pu profiter qu'à l'enseignement secondaire. Enfin Rousseau lui-même, s'il fut le grand émancipateur du peuple, ne songea guère à l'éducation des enfants du peuple : il était d'avis, on le sait, que le pauvre n'a pas besoin d'éducation, et allait Jusqu'à déclarer qu'il ne s'occuperait jam.ais d'un enfant malade et chétif, dùt-il vivre jusqu'à quatre-vingts ans. C'est la gloire impérissable de Pestalozzi d'avoir non seulement remis en honneur les procédés de la méthode intuitive, déjà connus et appliqués, mais surtout d'avoir vu à la fois l'importance sociale de l'éducation populaire, y compris celle des déshérités, et les moyens , les plus propres â en fixer la pédagogie.

Faut-il croire Pestalozzi lorsqu'il nous dit luimême, au moment où il publia ses premiers écrits pédagogiques, qu'il « n'avait pas lu un livre depuis trente ans », et qu'il « ne savait rien de ce qu'avaient l'ait et voulu Housseau et Huiiedow », bien que depuis ceux-ci « la moitié du monde edt été agitée un faveur

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