‹ Pestalozzi et l'éducation populaire moderneChapitre 62 sur 152 · Voir pp. G4 et · texte numérisé non relu

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86 l'Éducation élémentaire

prétend aussi cultiver rintelligence, ils se remettent à crier : // nen faut pas! le cœur seul compte pour le peuple ! En vérité, ils ressemblent à ces hommes dont il est écrit : « Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé, nous vous avons chanté des chants funèbres et vous n'avez pas pleuré * I »

La méthode catéchétique. — La méthode catéché^ tique n'est rien moins qu'un exercice d'intelligence, car elle consiste uniquement en une analyse verbale de propositions présentées sans ordre logique. Sans doute elle a l'avantage, au point de vue de la clarté progressive des notions, de mettre devant les yeux de l'enfant, isolément et sans confusion, les mots et les propositions séparés, pour qu'il- les voie avec plus d'attention. Mais en dehors de cet avantage, la méthode catéchétique appliquée à des notions abstraites n'est autre chose qu'un exercice de perroquet répétant des mots sans les comprendre '.

La méthode socratique. — Quant à la méthode socratique, elle est impossible pour des jeunes enfants, à qui manquent à la fois la base des connaissances élémentaires et l'instrument extérieur de la connaissance du langage.

Aussi Pestalozzi repousse-t-il la méthode socratique^ parce qu'il estime qu'il ne faut pas faire paraître le juge-^* ** ment des enfants sur n'importe quel objet plus mûr qu'il n'est en réalité, mais qu'il faut plutôt le retenir aussi longtemps que possible, jusqu'à ce qu'ils aient bien considéré chaque objet dont ils doivent parler, sous toutes ses faces et dans un grand nombre de circonstances, et qu'ils soient absolument familiarisés avec les mots qui en désignent la nature et les qualités^.

Influence néfaste des écoles et des universités. I — Les premières causes du mal dont souffre la société,

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