Wie Gertrud, etc., II, SS
au point de vue de Téducation, sont souvent dans les universités ou dans les écoles — qui peuvent d'ailleurs être bonnes — où l'on donne une éducation trop générale, trop artificielle. Ce sont surtout les carrières libérales (lettrés, ecclésiastiques, avocats), qui offrent les plus nombreux exemples de cette décadence des familles, parce que c'est là que la culture artificielle domine le plus.
P artout où cela est arrivé, c'est que les enfants avaient été détournés, par force ou par imprudence, de l'amour de leur état et de la profession paternelle, et que l'éducation ordinaire de famille avait été négligée.
Donc toutes les méthodes d'éducation qui conduisent à ce résultat sont défectueuses ^
Conséquences funestes de l'enseignement verbal DBS écoles. — Nécessité d'une réforme profonde. — Les exercices de routine tout à fait superficiels que l'on fait faire aux enfants n'ont ordinairement pour résultat que de faire babiller, sans exercer la pensée, sur les objets qui doivent servir à nous instruire. Lorsque l'enfant ne comprend pas ce qu'il a dû apprendre et doit pourtant faire croire qu'il le comprend, cela ne peut le conduire qu'à un bavardage vide et sans idées. Il acquiert ainsi la malheureuse facilité à babiller sur ce qu'il ne comprend pas. C'est un phénomène psychologique facile à expliquer, qu'on puisse arriver par ce moyen à parler en définitive avec excès de choses dont on a dû s'occuper longtemps et péniblement jusqu'à en être rebuté, sans être parvenu en soi-même à démêler ce qu'elles sont ni à quoi elles servent^.
Notre instruction monacale, en négligeant toute psychologie, non seulement nous tient éloignés du but suprême de l'éducation, qui est la clarté des nouons^ mais elle a encore pour effet certain de nous priver des