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NATUllE, BUT ET DIVISIONS 90
Tenfant), à la contemplation et au milieu de la vie de la nature.
2° Elle devra utiliser psychologiquement ces impressions comme des moyens essentiels et immuables donnés par la nature elle-même pour développer en nous intégralement, et le plus aisément possible, la faculté de rinf^lligence et de la raison *.
Point de départ de l'éducation intellectuelle.
Le point de départ de Véducation intellectuelle est Timpression produite sur nous par l'observation de tous les objets, qui, en touchant nos sens, intérieurs et extérieurs, excitent et mettent en action le besoin inné qu'a notre esprit de se développer lui-même *.
Cette observation des objets, vivifiée par ce besoin spontané de la pensée, produit la conscience de Timpression qu'ont faite sur nous les objets observés, et par là conduit à leur connaissance. Elle produit ainsi nécessairement le besoin d'exprimer ces impressions d'abord par des signes, puis par le langage.
Or, l'homme ne peut parler naturellement d'une chose qu'il n'a pas reconnue, ni autrement qu'il ne l'a reconnue : s'il ne la connaît que superficiellement, il en parlera superficiellement; s'il ne la connaît que faussement, il en parlera faussement.
Acquisition et rôle éducatif du langage. — C'est pourquoi l'étude de la langue maternelle, comme de toute autre langue, est liée à la connaissance acquise par l'observation directe ou intuition.
Ici encore la marche naturelle de l'éducation doit être d'accord avec celle de la nature, qui veut que les impressions de nos intuitions se tranforment en connaissances. L'enfant ne commence à vouloir et à pouvoir parler qu'au fur et à mesure qu'il acquiert des connaissances progressivement par Vintuition : c'est la marche de la nature, forcément lente. Mais le plaisir qu'il a à entendre