L'ber die Idée der Elementarbildung
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ment moral de Yéducation artistique est constitué par la nature morale de notre espèce même, qui, de par son essence divine, domine aussi bien V éducation physique de rhomme en vue de l'art que Yéducation intellectuelle, et ne permet m à l'une ni à l'autre la moindre indépendance vis-à-vis d'elle.
Elément intellectuel de l'éducation artistique. — De même l'élément intellectuel de Yéducation artistique est la nature intellectuelle de l'homme.
Son procédé extérieur par excellence est Yalphahet de Vintuition^ fondé sur la théorie des dimensions combinée avec le développement de la faculté de penser, et sur les exercices élémentaires du langage et des rapports numériques.
C'est à l'aide de ces procédés combinés que se développe intellectuellement la faculté artistique de l'enfant. Par les combinaisons de lignes il crée des formes, et, par la manière dont il le fait, il épuise les limites du possible dans la combinaison. Son sentiment des rapports ayant été éveillé, il sait se former un sq uelett e d'une façon exacte avant de songer à lui donner larxhair, la couleur, l'arrondi et la beauté. Il devient créateur du beau, non par la contemplation et la copie de certains beaux modèles qu'il voit, mais par le sentiment intérieur qu'il a en général de l'agréable et du beau, et qui se développe en lui-même parles exercices sur les proportions justes et exactes. De même, il élève insensiblement son esprit au sentiment du sublime simple dans les formes extérieures, et, le mettant ainsi en harmonie intérieurement avec lui-même, le rend capable d'exprimer aussi extérieurement, par l'art, cette harmonie intérieure.
Elément physique de l'éducation artistique. — L'élément physique de l'art est tout d'abord constitué par les sens eux-mêmes : à cet égard, ses procédés sont de purs exercices des sens, principalement de la vue et de l'ouïe. En second lieu viennent les aptitude^ mécaniques de nos mains et de notre bouche, grâce aux-
NATURE, BUT ET DIVISIONS lOS
quelles la vue intuitive intérieure de Tart devient également sensible extérieurement à Tœil et à Toreille. Ces aptitudes exigent une double gymnastique élémentaire de la main et des doigts, de la bouche et du gosier. La première s'applique aux productions du dessuTet des arts plastiques, la seconde se borne à Tart du chant.
Première éducation esthétique. — C'est la nature elle-même qui éveille notre sens intérieur pour Tordre et la beauté, bases fondamentales de Tart.
La nature est belle : l'enfant aime à la voir, la mère aime à la lui montrer. Tout son être moral, intellectuel et physique, excite son attention, déjà naturelle en lui, à se porter sur tout ce qui est beau. A cet égard, il n'y a qu'à s'a ppuy er sur les actes et les faits de la nature même. Le ciel et la terre sont dans toute leur beauté exposés aux regards de l'enfant; et plus celui-ci est préparé élémentairement par Véducation morale et intellectuelle^ plus sa faculté intérieure de concevoir le beau est grande. L'enfant de la mère pieuse est en adoration devant la beauté de la création; le développement primordial de son sentiment intérieur de la beauté est provoqué par le pressentiment sacré du sublime, de ce qu'il y a de plus élevé. La préparation mécanique extérieure de Véducation esthétique est donc en rapport égal avec la préparation intellectuelle. Le fondement mécanique de toute beauté, la ligne fondamentale du squelette dans tout ce qui est beau, résulte de la conscience des proportions de toutes formes entre elles. Elle exige une aptitude développée à saisir les proportions vraies de chaque objet avec l'oreille comme avec l'œil, et à les exprimer exactement avec la bouche.
C'est donc par les exercices élémentaires sur la théorie des nombres, des formes et de la perspective, combinés avec les procédés moraux de l'art lui-même, que l'enfant soumis à la méthode, en quelque sorte préparé et exercé à l'avance, parvient à l'application des aptitudes mécaniques nécessaires à la représentation artistique dans ses divers genres. Le point de départ
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doit être cherché nécessairement dans un développement normal de la faculté innée chez Tenfant et dans l'exercice habituel de cette faculté.
Ce qui vient d*étre dit des productions artistiques de Tœil et de la main s'applique également à celles qui concernent Toreille et le gosier.
Les procédés mécaniques de V éducation artistique^ combinés étroitement avec les exercices intellectuels de cette même éducation, sont soumis nécessairement aux lois générales de toute éducation élémentaire. Ils procèdent tous d'exercices physiques qui apprennent à l'enfant à connaître lés principaux mouvements de ses membres et à s'exercer aux plus appropriés. Mais cette gymnastique n'est élémentaire qu'autant qu'elle est générale, et cesse de l'être dès qu'elle commence à devenir un exercice en vue d'une branche spéciale de l'art. Cette observation est importante parce que, dans l'art plus qu'ailleurs, les procédés spéciaux du début se confondent de bonne heure avec les procédés généraux. Il n'en est que plus indispensable de les considérer séparément et de ne pas affaiblir l'application pure et complète des premiers par une restriction trop exclusive des seconds.
L'absence de celte gymnastique élémentaire de l'art explique la disparition du sens artistique et des facultés artistiques chez le peuple, et par là du génie d'invention : c'est ainsi qu'on arrive à se contenter de l'imitation *.
L'ÉDUCATION TECHNIQUE. — L'éducatiou technique, dont l'éducation professionnelle n'est qu'une partie, repose sur une base à la fois physique et intellectuelle ^ et met en jeu à la fois les deux ordres de facultés ^.
Caractère général humain de l'éducation élémentaire. — h'éducation élémentaire, tout en suivant chacune de ces directions particulières, s'adresse pourtant chaque fois, comme le fait la mère, à l'être humain