Ibid
tout entier. Quand elle s'occupe de former le cœur, l'esprit ou le corps, elle exerce et fait agir également tous les sentiments du cœur, ou toutes les facultés de l'esprit, ou toutes les parties du corps ^.
Impossibilité d'une application parfaite de l'éducation ÉLÉMENTAIRE. — Uéducatioji élémentaire n'estelle pas un rêve? Où existe-t-elle?
Elle n'existe que partiellement, çà et là, mai? nulle * part comme un tout achevé. L'imperfection de notre être rend impossible la perfection de Y éducation élémentairey car tout dans notre culture, ce qui s'y trouve de meilleur même et de plus élevé, ne se forme et ne s'établit que par fragments. Ce n'est donc qu'un idéal vers lequel il faut tendre, mais aucun établissement, fût-il V princièrement doté, ne peut appliquer pratiquement ridée de Y éducation élémentaire comme une méthode ■^ achevée d'éducation et d'instruction, applicable à tous les états.
Pourquqi?
Parce que la nature humaine est en contradiction formelle avec le principe de Y éducation élémentaire : tout notre savoir, toutes nos aptitudes sont fragmentaires et le seront toujours.
Donc il est impossible de songer à une méthode parfaitement conforme à l'idée de Y éducation élémentaire.
Quand bien même les principes en seraient clairement exposés et les procédés simplifiés, on ne saurait espérer une parfaite égalité d'application : chaque individu appliquera toujours ces procédés d'après sa propre personnalité, donc autrement que les autres.
Mais si l'on considère le but de Y éducation élémentaire en soi comme étant le but même de toute culture humaine, alors ce n'est plus un rêve : car si elle est le but de l'humanité à laquelle j'appartiens, il en résulte