Wie Gertrud, etc. VI, gg 6, 7. Voir pp. 132 et lâ
développement intellectuel spontané, se divise comm» Véducation élémentaire^ dès le début de l'existence, en trois directions. De même que dans Y éducation élément taire il faut considérer l'éducation du cœur, l'éducation de y esprit et l'éducation du corps^ de même le Livre des Mères * devra apprendre à l'enfant, en se plaçant au point de vue de son nioiy qui constitue l'unité de son être, à se considérer à la fois comme cœiir^ comme esprit et comme corps.
En tant que corps, il est pour lui-même son propre objet d'intuition et de sensibilité; en tant qu esprit, il est son propre objet d'activité et de conscience; en tant que cœur, il est son propre objet de volonté et de sentiment. L'existence de chacune de ces trois forces se divise à son tour suivant Tespace et suivant le temps, et aussi suivant leur faculté d'action et de réceptivité.
L'enfant doit donc apprendre nécessairement à s'observer en soi-même, c'est-à-dire qu'il doit devenir objectif "pAT rapport à lui-même.
Le Livre des Mères est basé sur ce principe. L'enfant est mis au courant de tout ce qui a rapport à lui. C)bligé de chercher lui-même tous les objets qu'il nomme, il exerce ainsi sa faculté d'intuition et d'observation. Après avoir considéré d'abord son être par rapport à l'espace, ses parties du corps, ses qualités et leurs rapports extérieurs, il passe aux aptitudes et aux actes de son être par rapport au temps, à sa faculté de recevoir et d'agir, à ses sens et à ses facultés en général : c'est ainsi qu'il devient de plus en plus conscient de lui-même en particulier et qu'il arrive à une conception de plus en plus claire et de plus en plus étendue de ses rapports avec la nature et tous les êtres qui l'entourent. Chez lui s'unissent en une suite logique le sensible et V intellectuel, pour constituer l'unité de la connaissance : Vejctérieiir et ï intérieur, le subjectif et V objectif, le langage et la connaissance se rattachent l'un à l'autre. Et