Ramsauer, Memorahilien, pp. r
2. De Guimps, p. 333. — M. Morf, t. IJ, p. 171, dit que Mathias Krùsi était resté à Neuhof et y vécut jusqu'à sa mort,
l'institut d'yverdon : première période (1805-1810). 221
beth était devenue mère en 4806 : malheureusement, son enfant, atteint d'idiotisme, fut pour elle, pendant le reste de ses jours, une source de chagrins et non de joie.
. Dans le courant de 1806, Buss quitta Yverdon pour retourner à Burgdorf et y occuper la place de maître de dessin et de chant au collège de la ville ^
Outre l'institut des jeunes garçons, la ville d' Yverdon vit s'ouvrir, en 1806, un institut spécial pour les jeunes filles, qui fut placé d'abord sous la direction de Kriisi et de Hopf. En 1807, Pestalozzi mit à la tête de ce nouvel institut les époux Guster, qu'il fit venir de Neuhof, et auxquels il adjoignit une institutrice chargée de la direction des études..
Ajoutons que l'idée de la création d'un établissement pour les enfants pauvres (Armenerziehungsanstalt), qui préoccupa Pestalozzi toute sa vie, ne l'avait pas abandonné. Le succès de l'institut d'Yverdon, tout au contraire, l'incita à tenter de nouveau la réalisation de ce projet favori, pour lequel il avait déjà sollicité, en 1798, l'appui du gouvernement helvétique. En mars 1807, il s'adressa au gouvernement du canton d'Argovie, lui exposa son plan, s'engageant à fournir un personnel enseignant, et demanda que le château de Wildenstein (l'ancienne résidence des baillis de Schenkenberg, alors inhabité) fût mis à sa disposition pour y installer l'établissement projeté. Le gouvernement argovien accueillit favorablement cette ouverture. Mais des difficultés de diverse nature (financières en particulier, comme il
arrivée en 1812; mais il doit se tromper, car la Wochpnschrift de 1807 mentionne la présence du mari de Lisafbeth à Yverdon .
1. Plus lard, en 1819, Buss alla s'établir à Berne, où il devint professeur au gymnase, et où il termina sa carrière (1855).
ressort d'une lettre écrite à Stapfer en 1811) déterminèrent Pestalozzi à différer l'exécution de son plan. Ce ne devait être d'abord qu'un simple retard ; les circonstances le transformèrent en un ajournement indéfini *.
La Wochenschrift fur Menschenbildung * donne les indications suivantes sur le personnel de l'institut d'Yverdon à la fm de 1807 :
Elèves suisses, 82; élèves étrangers, 30 (1 Neuchâtelois, 5 Genevois % 15 Français, 1 Italien, 5 Allemands, 2 Russes, 1 Américain); élèves adultes, se destinant à l'enseignement ou aux études, 6 (tous Suisses); élèves externes, 25 : total des élèves de l'institut des garçons, 143. Maîtres étrangers étudiant la méthode, 2 (Mieg ^, de Francfort, et La Lance, de Montbéliard). Famille Pestalozzi : M. et M™*' Pestalozzi, Gottlieb Pestalozzi, leur petit-fils, M. et M™^ Custer avec leurs deux enfants, une ménagère avec son mari et son enfant. Économe de rétablissement : M. Golomb-Roulet. Maîtres, dans l'ordre de leur entrée en fonctions : KrlJsi, Tobler, Barraud, Murait, Niederer, Joseph Schmid, Steiner, Hopf, Hofmann (du Palatinat). Sous-maîtres, anciens élèves de l'institut : Knusert, Ramsauer, Grieb, Schûrr, Steinmann, Baumgartner, Ruckstuhl, Gôldi, Frick, Egger, Baumann (tous Suisses, la moitié d'entre eux Appenzellois). — Le nombre des élèves de l'institut des jeunes filles était de dix-sept.
Gomme à Burgdorfet Mlinchenbuchsee, les visiteurs étrangers affluèrent en grand nombre à Yverdon.