Schwanengesang, p
2. C'est à cette publication que nous empruntons les extraits de cette correspondance qui seront donnés plus loin.
3. Voici le texte complet du passage de Henning (Schulrath an der Oder, IV, 175) : * Vers cette époque (1780 et années suivantes), l'ordre des Illuminés cherchait à répandre ce qu'on appelait alors les \umièTes\Auf'klilrung). Pestalozzi s'affilia à cet ordre, dont il ne fut pas seulement un simple membre, mais dont il finit par devenir le chef en Suisse. Il se créa ainsi beaucoup de nouvelles relations, entre autres le conseiller ecclésiastique 1). .Mieg à Heidelberg, avec lequel il échangea beaucoup de lettres sur les moyens d'instruire le peuple. Lorsque Tordre des UUirainés dégénéra, Pestalozzi en sortit, non sans s'y être enrichi de beaucoup do nouvelles expériences. »
bercé continuèrent à fermenter dans sa tête; dans le législateur de la quatrième partie de Léonard et GertrudCy dans le politique des Aeusserungen ûher die bûrgerliche Stimmung der europaischen MenschheiL dans le philosophe des Nachforschungen (voir plus loin), on retrouvera Tllluminé de 1782, le coopérateur d* « Epictète » et de « Machiavel ».
Les seize années qui s'écoulèrent entre la publication du Schweizerhlatt et la révolution helvétique de 4798 sont la portion la plus mal connue de la vie de Pestalozzi. On possède, il est vrai, les ouvrages qu'il a publiés durant cette période ; mais on était si peu renseigné sur ses faits et gestes que, tout récemment encore, on ne savait pas même au juste quelle avait été sa résidence pendant ces seize ans. Une tradition voulait qu'il eût habité la Platte, à Fluntern, l'un des faubourgs de Zurich, où il aurait été l'associé du fabricant de soieries Notz; c'est là qu'il aurait écrit les quatre parties de Léonard et Gertrude *. Le fabricant Notz n'était pas bourgeois de Zurich, et, pour avoir le droit d'exercer son industrie dans cette ville, il fallait qu'il plaçât sa maison sous le nom d'un citoyen : il s'adressa, paraît- il, à Pestalozzi, qui consentit à devenir son prête-nom ; mais cette combinaison commerciale n'obligeait point celui-ci à résider à Zurich, et d'ailleurs l'association avec Notz n'est établie que pour les années 1796 et 1797 '. Il est aujourd'hui bien démontré par l'examen des lettres de Pestalozzi écrites entre 1782 et 1798 qu'on a pu retrouver, et en particulier des lettres à Zinzendorf, toutes datées de Neuhof, que
4. Voir à ce sujet la préface placée en tête de l'édition de Léonard et Gertrude publiée par le Musée pestalozzien de Zurich, 1. 1, p. vni. 2. Pesfalozzi'Blatter, 1882, p. 88, note.
c'est à Neuhof que l'auteur de Léonard et Gertrude continua à résider, sauf de courtes interruptions ; cela résulte aussi du témoignage d'Emmanuel Frôhlich, qui fut son voisin à partir de 1790 *.
. M™<^ Schulthess , belle-mère de Pestalozzi , était morte en 1780^; J.-J. Schulthess vint alors souvent passer quelques mois à Neuhof dans la n^aison de son gendre; c'est là qu'il mourut en 1789. M"'^ Pestalozzi la mère vivait soit à Zurich, dans la retraite, soit à Richtersweil chez son frère, le D*" Hotze ; elle mourut en 1796. Quant à M""® Pestalozzi-Schulthess, qui ne se plaisait pas à Neuhof, elle passait une partie de son temps chez des amies, en particulier chez M™e de Hallwyl, dans le château de laquelle elle faisait chaque année de longs séjours ^ La santé de M"'"' Pestalozzi,