‹ Pestalozzi, étude biographiqueChapitre 52 sur 202 · est aujourd'hui au Musée pestalozzien de Zurich · texte numérisé non relu

est aujourd'hui au Musée pestalozzien de Zurich

2. Ja oder Nein, Aeusseriingen Ûber die bûrgerliche Stitnmung der tluropàischen Menschheit von einem freien Manne im Hornung 4793. Voir à ce sujet les Pestalozzi-Blàtter, 1883, p. 87; 1888, p. 9.

dans la barbarie par le despotisme, ou bien les cabinets devront accorder loyalement ce qui est légitime dans les aspirations de l'humanité vers la liberté *. » Pestalozzi montre ensuite que les Français ont fait une révolution juste; que les mouvements de cette nature, si justes soient-ils, sont nécessairement accompagnés, à cause des résistances qu'ils rencontrent, de troubles sanglants, de désordres, d'excès de toute sorte; ces excès ne doivent pas faire prendre le change sur la véritable nature des choses; le roi et les nobles, vaincus et proscrits, excitent maintenant la pitié; mais qu'on n'oublie pas que leurs malheurs sont mérités, qu'eux-mêmes sont les seuls auteurs de leur ruine; qu'ils ne sont pas meilleurs que ceux qui maintenant les oppriment, et que, s'ils avaient été les plus forts, ils eussent, pour arriver à leurs fins, tout aussi peu ménagé le sang et respecté l'humanité. S'adressant ensuite à ses nouveaux compatriotes, les Français % Pestalozzi les adjure de donner pour fondement au nouvel ordre de choses le respect des droits et de la liberté de tous. « Citoyens, s'écrie-t-il, la génération actuelle, avec laquelle vous devez édifier votre œuvre, est née et a été nourrie dans le despotisme. Ce despotisme, contre lequel vous luttez, n'est pas autre chose qu'une prétention arbitraire, de la part du petit nombre, à disposer de la vie et des biens du grand nombre. Et aujourd'hui, on voit se manifester de plus en plus dans votre peuple une prétention arbitraire, de la part du grand nombre, à disposer de la vie et des biens du petit

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