‹ Pestalozzi, étude biographiqueChapitre 63 sur 202 · Zaruf an die Bewohner der vomials demokratischen Kanlone · texte numérisé non relu

Zaruf an die Bewohner der vomials demokratischen Kanlone

2. La décision du Directoire helvétique ne fut pas exécutée, et l'appel de Pestalozzi était demeuré manuscrit dans les archives du gouvernement. Il a été retrouvé là par M. l'archiviste Strickler, et reproduit dans les Pestalozzi-Blàttei\ 1880, j». 17.

3. Schwanenqesang, p. 215. C'est de Legrand que parle ici Pestalozzi. 11 a rendu témoignage ailleurs du vif intérêt que Legrand portait à ses projets pour la réforme de l'éducation populaire, et de l'appui qu'il reçut de lui. « Je cherchai à faire connaître autour de moi, autant que je pus, mes anciens plans pour l'éducation du peuple, et je m'en ouvris en particulier à Legrand, en lui exposant mes vues dans toute leur étendue. Non seulement il s'y intéressa, mais il jugea comme moi que la transformation de l'éducation populaire était pour la République une nécessité absolue; il se déclara d'accord avec moi sur ce point, que la cause de l'instruction du peuple serait puissamment favorisée au moyen d'une éducation complète donnée à un cerlain nombre d'individus pris parmi les enfants les plus pauvres, pourvu que cette éducation ne les fit pas sortir de leur condition, mais au contraire les y attachât davantage. Je limitais mes vœux à la réalisation de ce point particulier. Legrand m'appuya de toutes ses forces. 11 trouvait mon projet d'une si haute Importance qu'il me dit un jour: « Si je dois quitter mon poste, « en tout cas je ne le ferai pas sans que tu aies été mis en me* « sure de commercer ton entreprise. » (Pestalozzi und seine Anstalt in Stanz, dans la Wochenschrift fiir Mettschenôihlungf 2c éd., p. ÎW.)

Iâ6 PESTALOZZI.

encore à Paris, où il avait été envoyé en mission, il écrit à Meyer, ministre de la justice :

Citoyen ministre, convaincu que la patrie a un pressant besoin de réformer Téducation et les écoles de la classe inférieure du peuple, et assuré qu'au moyen d'un essai de trois ou quatre mois les résultats les plus importants pourront être mis en lumière et démontrés, je m'adresse, en l'absence du citoyen ministre Stapfer, au citoyen ministre Meyer, pour offrir à cet effet, par son intermédiaire, mes services à la patrie, et le prier de faire auprès du Directoire les démarches nécessaires pour la réalisation de mon dessein patriotique. Salut républicain.

Pesta LOzzi *.

Âarau, le 21 mai 1198.

Quelques jours après, Stapfer était arrivé à son poste. Il songeait à la création d'une école normale d'instituteurs, et offrit à Pestalozzi de le charger de la direction de cet établissement. Pestalozzi refusa, disant que c'était dans une école d'enfants qu'il voulait d'abord essayer sa méthode, et il présenta à Stapfer le plan d'un établissement d'éducation conçu d'après les principes exposés dans la troisième partie de Léonard et Gerirude. Stapfer entra dans ses vues; il rédigea pour le Directoire helvétique un rapport détaillé ', à la suite duquel un arrêté autorisa le ministre à mettre à la disposition du citoyen Pestalozzi une somme de 3000 francs pour la création d'un institut d'éducation.

Des difficultés pratiques relatives au choix de l'emplacement retardèrent l'exécution de ce projet. En attendant, Pestalozzi continua à mettre sa plume au service de la révolution helvétique : il publia diverses brochures de circonstance, un dialogue sur l'abolition

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