Briefe aus Mùnchenbuchsee, t. II, p
3. Ce livre est évidemment celui dont parle Pestalozzi dans Comment Gertrude instruit ses enfants, 7e lettre. Voir plus haut, p. 171.
4. Vaterlehren in sittlichen Wortdeutungen. Eïn Verrnachtniss nom Vater Pestcdozzi an seine Zôglinge. Trogen, imprimerie Meyer et Zuberbuhler, 1829. Se trouve au Musée pédagogique de Paris.
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pratiquée concernant les principes les plus simples de l'instruction des enfants dans toutes les connaissances préliminaires qu'il est nécessaire de leur communiquer avant Vâge de six ans *.
La même année 1803 vit en outre paraître une nouvelle édition de la première partie de Léonard et Gertrude (Zurich et Berne, Henri Gessner), dans laquelle Pestalozzi, renonçant aux modifications qu'il avait fait subir à son livre en 1790, rétablit le texte primitif de 1781; et une seconde édition des Figuren zu meinem ABCbuch, sous le titre de Fabeln (Bâle, S. Flick et fils) 2.
L'institut de Burgdorf, privé de l'appui que lui avait accordé le gouvernement helvétique, et en butte à la malveillance du parti conservateur, entre les mains duquel se trouvait désormais le gouvernement cantonal de Berne, n'avait plus longtemps à vivre. Mais cette dernière année -de son existence fut la plus brillante. Le nombre des élèves avait atteint un chiffre élevé (une centaine, dont trente à quarante élèves gratuits;; d'autre part, de nouveaux et précieux collaborateurs se joignirent à Pestalozzi dans l'été de 1803. C'étaient Niederer et Murait. Niederer 3, jeune pas-
1. Der natùrliche Schulmeister, oder praktïsche Anweisung in den einfachsten Grundsutzen des Kinderunterrichts in allen Vorkenntnissen, die ihnen unter dem sechsten Jahre beizubringen nothwendlg sind.
2. Cette édition des Fables se trouve au Musée pédagogique de Paris.
3> Jean Niederer. né en 1779 à Lutzenberg (Appenzell Rhodes- Extérieures), d'une famille pauvre, étudia la théologie à Bâle, fut nommé à vingt ans pasteur au village de Biïhler, et l'année suivante à Sennwald (Sainl-Gall). Dès qu'il eut appris à connaître Pestalozzi, il sentit le désir de se consacrer avec lui à l'œuvre de l'éducation populaire. 11 lui écrivait, le 13 jan-
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teur appenzellois, était depuis 1800 entré en correspondance avec Pestalozzi, pour lequel il professait une fervente admiration; après trois ans de luttes et d'hésitations, il vint auprès de lui échanger ses fonctions et le revenu relativement élevé qu'elles lui assuraient, contre un obscur emploi d'instituteur et un salaire incertain. Murait *, de Zurich, autre jeune théologien d'une haute culture intellectuelle et d'un remarquable talent pédagogique, que Pestalozzi avait rencontré à Paris, préféra, aux fonctions de précepteur dans la famille de Mnie de Staël, qui lui étaient offertes, celles de maître à l'institut de Burgdorf. Tobler, nouvellement marié, et dont le pensionnat, à
vier -J 801, après être allé lui rendre visite à Burgdorf : « Je désire être votre disciple, et, comme Platon, propager votre sublime idéal et votre simple et pure sagesse; comme Xénophon, justifier votre mémoire; dire à ceux qui vous blâment : « 11 « était grand et bon, et meilleur que vous » ; à ceux qui vous méprisent : « J'étais fier qu'il m'aimât » ; et à votre siècle : « Tu « n'étais pas digne de lui ». L'oppositionéde ses parents l'empêcha d'abord d'exécuter son projet. Mais son père étant mort en 1803, il réussit à obtenir l'approbation de sa mère, et vint alors se mettre à la disposition de Pestalozzi.
1. Jean de Murait, descendant d'une famille protestante émigrée de Locarno à Zurich au xvie siècle, né en 1780, étudia la théologie à Zurich, puis à Halle, où il reçut les leçons du célèbre humaniste F. -A. Woff. En 1802, il se rendit à Paris pour s'y perfectionner dans l'usage de la langue française. Frédéric Schlegel, frappé de ses talents et de la maturité précoce de son esprit, le recommanda à Mme de Staël qui cherchait un précepteur; mais, à ce moment même, Murait fit la connaissance de Pestalozzi, venu à Paris pour les travaux de la Consulta, .et se sentit vivement attiré par les idées et la personne de l'auteur de Comment Gertrude instruit ses enfants. Après s'être rendu à Coppet sur l'invitation de Mme de Staël, et y avoir séjourné un mois, il refusa l'emploi qu'elle lui offrait, et prit le chemin de Burgdorf (mai 1803). Devenu le collaborateur de Pestalozzi, il resta auprès de lui pendant sept années, primant entre ses collègues par l'étendue de son savoir, la distinction patricienne de ses manières, et une dignité naturelle qui imposait le respect.
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Bâle, n'avait pas réussi, se décida, à la même époque, à s'unir de nouveau à Pestalozzi, qui le reçut avec empressement *. Deux autres maîtres entrèrent à l'institut en 1803 : l'Appenzellois Nanny, ami de Tobler, qui n'y passa qu'un an 2; et Samuel Hopf, de Thoune, qui resta auprès de Pestalozzi jusqu'en 1808.
En même temps que l'institut pestalozzien prenait un développement considérable, la réputation de son fondateur allait grandissant à l'étranger. Dès le commencement de 1801, divers journaux allemands, tels que YAugsburger Allgemeine Zeitung et le Deutscher Merkur, avaient signalé à leurs lecteurs la tentative pédagogique de Pestalozzi. Après la publication de Comment Gertrude instruit ses enfants, beaucoup de périodiques de langue allemande firent de ce livre des comptesrendus élogieux ; d'autres, au contraire, se livrèrent à des critiques parfois acerbes et passionnées. Le journal du philanthropiniste Gutsmuths (Bibliothek der pàdagogischen Literatur, n° de mai 1802) rappela, non sans raison, que beaucoup de choses données par Pestalozzi comme neuves, et qu'il croyait avoir inventées, avaient déjà été dites par Basedow et ses disciples, ce Nous ne prétendons pas, ajoutait-il, que Pestalozzi n'ait pas ça et là trouvé des vérités qui avaient échappé à d'autres, et présenté sous un jour nouveau d'autres vérités déjà connues; mais, dans l'ensemble, sa doctrine n'est pas autre chose que ce que nous connaissions déjà, coulé dans un nouveau moule ?\ » Un autre philanthropiniste, le célèbre Wolke, critiqua le Livre des mères, Y ABC