‹ PestalozziChapitre 156 sur 201 · T. IV, pp · texte numérisé non relu

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cours, il était prêt à céder lïnstitut à Niederer, à Mme Niederer et à moi, mais que, dans ce cas, il se retirerait luimême à Neuhof pour y passer ses derniers jours. Devant une semblable déclaration, ajoute Schmid, mon devoir était tout tracé l.

Niederer se vit ainsi mis à l'écart, tandis que Schmid était devenu l'homme de confiance de Pestalozzi, qui ne faisait rien sans le consulter. Schmid méritait-il cette confiance? et, d'autre part, l'espèce de disgrâce qui atteignait Niederer avait-elle sa raison d'être? Les biographes de Pestalozzi sont très divisés sur ce point. Les uns ont traîné Schmid dans la boue en élevant Niederer jusqu'aux nues; d'autres, prenant la défense de Schmid, ont fait de Niederer le dernier des misérables. Pour nous, après avoir étudié attentivement toutes les pièces du procès, nous sommes arrivé à cette conclusion : que ni à Niederer ni à Schmid -on ne peut reprocher d'actes malhonnêtes; qu'il n'est pas nécessaire, pour justifier ou expliquer la conduite de l'un, d'attribuer à l'autre des intentions coupables et des sentiments vils; et que l'orgueil froissé, l'entêtement, la rancune, la dureté de cœur sont tout ce que l'observateur attentif peut trouver au fond des tristes débats que nous allons avoir à raconter C'est déjà beaucoup trop, sans doute, et ni l'un ni l'autre des deux rivaux ne saurait échapper, sous ce rapport, à un blâme sévère.

Pestalozzi, on le sait, se sentait mal à son aise dans les spéculations métaphysiques de Niederer, et nous avons vu combien le caractère entier et violent de celuici l'avait rendu malheureux. On comprend qu'il se soit donné de tout son cœur à Schmid, dans lequel il retrou-

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