‹ PestalozziChapitre 174 sur 201 · Ibtâ., p · texte numérisé non relu

Ibtâ., p

l'institut d\verdont : dernière période (1817-1825). 373

que je saurai la faire exécuter 1-. » En même temps, il fit commencer, chez le libraire Sauerlander, à Aarau, l'impression d'une brochure destinée à écraser ses adversaires 2.

Jullien, de son côté, s'était montré vivement contrarié de l'échec d'un projet dont il était l'auteur. Il retira de l'institut ses deux fils, et les autres élèves français quittèrent également Yverdon.

Mais si l'année 1817, qui s'achevait, avait apporté a Pestalozzi beaucoup de chagrin, et l'avait brouillé avec Niederer, Kriïsi, Fellenberg et Jullien, elle lui réservait aussi des compensations. Le traité signé avec l'éditeur Gotta allait lui donner cette indépendance et cette sécurité qu'il avait vainement cherchées d'un autre côté. On se rappelle que Pestalozzi devait recevoir, à titre cle^droits d'auteur, trois louis par feuille d'impression, ce qui représentait une somme d'environ 900 louis (l'édition devant comprendre approximativement 12 volumes à 25 feuilles chacun). D'autre part, il devait bénéficier de la moitié du prix des exemplaires qui seraient souscrits; la souscription devait rester ouverte pendant six mois, d'avril à octobre 1817 (elle fut ensuite prolongée et rendue permanente). Le résultat de cette souscription dépassa toutes les espérances; non seulement les amis et admirateurs de Pestalozzi s'inscrivirent en grand nombre, mais plusieurs souverains tinrent à honneur de figurer sur la liste : l'empereur de Russie souscrivit pour 5000 roubles, le roi de Prusse pour 400 thalers, le roi de Bavière pour 700 florins. A la fin de l'année, la souscription atteignait

Page 1